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General News of Friday, 12 February 2021

Source: Cameroon Info

Fridolin Nké crie au harcèlement moral à l’Université de Yaoundé I

L’enseignant de philosophie en veut au chef de département de Philosophie, Émile Kenmogne, qu’il accuse de manœuvres d’ostracisme et de musèlement visant à l’évincer de cette institution universitaire. En réponse, il n’entend pas rester de marbre, et envisage d’aller jusqu’en justice s’il en est besoin pour dire son malaise.
Le Dr Fridolin Nké, enseignant de Philosophie à l’Université de Yaoundé I, n’a visiblement pas de bons rapports avec l’administration de cette institution universitaire, mieux avec l’establishment de l’Enseignement Supérieur. Un peu trop libre de ton, le secrétaire exécutif du Syndicat National des Enseignants du Supérieur (SYNES), antenne de la Faculté des Arts, Lettres et des Sciences Humaines de l’Université de Yaoundé I, a maille à pâtir ces derniers temps avec sa hiérarchie, qu’il accuse désormais de manœuvrer pour l’évincer de l’université.

Dans un communiqué sur sa page Facebook ce vendredi 12 février 2021, le Dr Fridolin Nké crie à l’acharnement et accuse le chef de son département, Émile Kenmogne, de «harcèlement moral», et de tentative de musèlement à travers des actes pris pour lui nuire tacitement.

«Le dernier épisode de cet acharnement est son refus de prendre en compte mes notes de CC (contrôle continu, NDLR), décision injuste, injustifiée, illégale et attaquatoire (sic) de Monsieur Émile Kenmogne, qui, par ailleurs, est Inspecteur général au Ministère de l’Enseignement Supérieur. J’ai saisi le décanat et le rectorat sur ces abus et ces actes récurrents de détournement du pouvoir», révèle-t-il.

L’expert en discernement a décidé, au plus fort de cette situation, de se braquer et «de ne plus participer au programme d’encadrement des étudiants de licence iii de philosophie». Il va sans dire qu’à titre conservatoire, ses étudiants devraient payer les pots cassés de cette situation qu’il entend tirer au clair. Le Dr Nké envisage de saisir jusqu’au ministre de l’Enseignement Supérieur, Jacques Fame Ndongo, et même d’engager une procédure judiciaire pour dénoncer la torture psychologique et le harcèlement moral dont il se dit victime en milieu professionnel.



COMMUNIQUÉ DU DR FRIDOLIN NKE

SUR LE HARCÈLEMENT MORAL DONT JE SUIS VICTIME À L’UNIVERSITÉ DE YAOUNDÉ I

J’ai porté à l’attention des autorités universitaires les manœuvres récurrentes de torture psychologique et de harcèlement moral dont je suis victime depuis la nomination de Monsieur Émile Kenmogne comme Chef du département de philosophie de l’université de Yaoundé I. Je ne vais pas m’étendre en détails dessus et en public.



Mais vu l’aggravation de la situation, j’informe le peuple camerounais, dont je suis le salarié, que j’accomplis avec dévouement, loyauté et professionnalisme, la tâche de former les étudiants et de les évaluer pour leur diplômation à la fin de leur cycle d’études.

Cependant, le chef de département travaille à me museler. Il s’acharne à me frustrer au maximum, pour me pousser à la faute et disposer des éléments pour me chasser de l’université, suivant des fantasmes grégaires propres aux cœurs calcinés.

Le dernier épisode de cet acharnement est son refus de prendre en compte mes notes de CC, décision injuste, injustifiée, illégale et attaquatoire de Monsieur Émile Kenmogne, qui, par ailleurs, est Inspecteur général au Ministère de l’enseignement supérieur.

J’ai saisi le décanat et le rectorat sur ces abus et ces actes récurrents de détournement du pouvoir.

Y faisant face, j’ai décidé :
1- DE NE PLUS PARTICIPER AU PROGRAMME D’ENCADREMENT DES ÉTUDIANTS DE LICENCE III DE PHILOSOPHIE.
JE NE DIRIGERAI DONC PLUS LES ÉTUDIANTS POUR LA RÉDACTION DE MINI-MÉMOIRES DE LICENCE.
D’autant plus que cette initiative s’est imposée de manière unilatérale, sans concertation avec les autres collègues du département, et qu’elle manque de fondement juridique.
Je l’aurais sans doute poursuivi, jusqu’au bout, pour aider les étudiants à s’initier à l’écriture philosophique et pour soutenir le nouveau Chet de département à imprimer ses marques, s’il y avait une once d’empathie et de rationalité dans les interventions de la hiérarchie actuelle du Département. Malheureusement, ces marques sont salies par l’ambiance de haine, de tribalisme, d’incompétence et d’irrationalité qui règne actuellement dans notre département. Elle n’encourage pas à consentir de tels sacrifices.

2- LA DÉCISION DU CHEF DE DÉPARTEMENT DE NE PAS TENIR COMPTE DE MES NOTES DE CC SERA FORMELLEMENT CONTESTÉE AUPRÈS DES INSTANCES SUPÉRIEURES ET, AU BESOIN, EN JUSTICE.

3- ADVENANT QUE LES RELEVÉS DE NOTES DE LICENCE SOIENT DÉLIVRÉS PAR L’UNIVERSITÉ, SANS PRENDRE EN COMPTE MA NOTE, LA VALEUR DE CES DIPLÔMES SERA CONTESTÉE AU TRIBUNAL....

4- Monsieur le MINETAT-MINESUP sera informé de la situation, dans les plus brefs délais.

5- Le chef de Département de philosophie recevra, dans quelques jours, une sommation d’huissier par rapport à ses agissements, à savoir la torture psychologique et le harcèlement morale en milieu professionnel, dont je suis victime.

J’invite cependant les étudiants à rester sereins et à maintenir la confiance en l’institution universitaire, malgré le larbinisme et l’imposture manifeste de quelques uns de ses membres.

VOILÀ ÇA QUE JE DIS D’ABORD.

Afin que nul n’en ignore...

Fridolin NKE
Expert en discernement.

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