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General News of Tuesday, 13 April 2021

Source: investiraucameroun.com

Fraudes : 172 agents publics rémunérés comme personnels des missions diplomatiques

L’opération de Comptage physique du personnel de l’État (Coppe), lancée par le ministère des Finances (Minfi) en 2018, continue de produire leurs effets au Cameroun. «En ce qui concerne l’assainissement du fichier solde, les résultats de l’opération de toilettage du fichier solde “consulaire” devront entraîner inéluctablement la suspension de 172 agents publics du fichier, pour des économies de l’ordre de 3,169 milliards de FCFA par an, et pour près de 34 milliards FCFA à recouvrer », révèle une note du Minfi. De façon plus claire, explique le département ministériel chargé de rémunérer les agents publics, l’État a ainsi débusqué des personnels de l’État travaillant au Cameroun, mais percevant leurs salaires au taux extérieur.

C’est-à-dire que leur salaire était multiplié par un indice de correction comme s’ils étaient affectés dans une mission diplomatique à l’étranger. Ces premiers résultats sur les salaires frauduleux consulaires ont été obtenus près de cinq mois après la saisine du ministre des Relations extérieures, Lejeune Mbella Mballa, par Louis Paul Motaze, son homologue des Finances. Objet de la correspondance : «Attribution frauduleuse des salaires au taux consulaire ». Le ministre Motaze avait alors expliqué à l’époque qu’il y a une forte «présomption de détournement des deniers publics au moyen d’attribution frauduleuse des salaires au taux extérieur accordés à certains personnels réels ou fictifs de l’État ».

A la Une de son édition d’avril 2021, qui vient de paraître et est gratuitement téléchargeable sur notre plateforme, le magazine Investir au Cameroun conclut qu’en matière de gestion des personnels de l’Etat, « un régime minceur s’impose ». C’est que, dans son dossier du mois qui adresse la question de la rémunération des agents publics, votre journal, s’appuyant sur les documents officiels, lève le voile sur le casse-tête que deviennent progressivement les dépenses des personnels de l’État du Cameroun.

En effet, entre tripatouillages du fichier solde, erreurs de calcul volontaires ou involontaires engendrant des paiements indus, ou encore les recrutements massifs à la fonction publique, dont le corollaire est l’alourdissement de la masse salariale ; le Trésor public camerounais consacre une part importante de ces ressources pour garantir la paie et les avantages dus à ses employés.

À côté de ce dossier chiffré, l’édition de votre magazine consacre l’interview du mois à la directrice du Bureau de mise à niveau des entreprises (BMN), au lendemain de l’entrée en vigueur de la zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) et de la mise en œuvre de la 5e phase du processus de démantèlement tarifaire dans le cadre des APE avec l’Union européenne.

Dans cet entretien, Chantal Elombat Mbedey esquisse non seulement le bilan de cette structure étatique, indispensable pour la compétitivité des entreprises locales, mais aussi et surtout souligne l’importance pour les créateurs de richesses à se mettre à niveau, dans un environnement économique global de plus en plus concurrentiel, en raison de la chute progressive des barrières douanières entre les États.

Au-delà des deux temps forts sus-mentionnés, l’édition d’Investir au Cameroun d’avril 2021 c’est le rand-up des évènements majeurs qui auront marqué l’économie camerounaise au cours des dernières semaines.

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