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General News of Wednesday, 4 November 2020

Source: Cameroon Info

Fraude à l'ENAM: le frère de Issa Tchiroma demande à Biya d’annuler les résultats

Le président de l’Association pour la Défense des Droits des Opprimés a adressé une correspondance y relative au Chef de l’Etat.
Alors que le mercure est relativement redescendu sur le scandale lié aux résultats du concours de l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM) 2020, Hassana Tchiroma, président de l’Association pour la Défense des Droits des Opprimés (ADDO), espère relancer les débats sur ce sujet en interpellant le président de la République.

Dans une lettre adressée le lundi 2 novembre 2020 à Paul Biya, le frère cadet de Issa Tchiroma Bakary, ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, plaide pour l’annulation des résultats dudit concours, lequel n’a pas obéit selon lui, au respect des quotas réservés à chacune des régions du pays.

«Nous sollicitons auprès de votre haute autorité à bien vouloir faire sommation à Monsieur le Ministre de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative afin d’annuler les résultats de ce concours qui donne matière à controverse, pour le reprendre à une date ultérieure, en respectant cette fois ci le quota alloué à chaque Région conformément à l’acte y relatif », écrit-il.

Hassana Tchiroma ne soutient cependant pas la théorie développée d’après lui par «certains esprits retors incapables d’une solution concertée», qui proposent la fermeture de cette école qui forme l’élite politico-administrative du Cameroun. Pour lui, ce serait «épargner la vie du serpent venimeux et de taper très fort sur les traces de son passage».



Lettre intégrale de Hassana Tchiroma à Paul Biya :

A S.E Monsieur le Président de La République du Cameroun

Objet : Demande d’annulation des résultats du concours de l’ENAM pour l’année académique 2020/2021.

Excellence, Monsieur le Président de la République !

Par notre lettre en date du 23 Octobre 2020 relative à l’objet repris en marge, adressée à Monsieur le Ministre de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative dont copie jointe à l’annexe, nous avons demandé l’annulation pure et simple des résultats du concours d’entrée à l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM) pour l’année académique 2020/2021.

En effet, les résultats desdits concours ont fait tristement écho autant à travers les médias que dans les réseaux sociaux, suscitant par voie de cause à effet le dépôt par ‘’le Mouvement 10 millions de Nordistes’’ des requêtes aux fins de sursis à exécution des résultats de l’ENAM par devers le tribunal administratif du Centre.

Au nombre d’incidents fâcheux répétitifs à regret, jadis nous témoignâmes non sans peine l’admission d’un candidat qui n’avait pas composé du tout, qui mieux, cadavre de son état, il fut curieusement proclamé major de sa promotion.

L’incident dans les contours de l’homonymie favorisa le passage de celui qui n’avait pas composé au détriment de l’autre candidat rendu malheureux.

Récemment encore, au nom du monopole subit de la compétence résultant de l’accointance heureuse tant avec le Ministre de la fonction publique que le Directeur Général de l’ENAM dans une posture indéfendable, objet d’une imposture détestable hautement répréhensible, une goutte d’eau déborda le vase des exactions maffieuses intolérables, se manifestant par l’admission de 11 candidats (de l’Est soit dans le même statut des Régions moins scolarisées à l’instar du grand Nord) qui seraient tous issus de la famille du Directeur Général de l’ENAM.

Il faut l’affirmer pour le déplorer :

Ces incidents pilotés de haute main, tramés par quelque manigance dans l’ombre des désagréments ignobles sont répertoriés à tort ou à raison à votre actif du fait de votre position sommitale.

Pendant que ces actes répugnants et répréhensibles sont légion, décriés de façon récurrente à haute et intelligible voix, un épais silence s’y oppose fondamentalement à toute démarche pourtant salutaire, entraînant l’opinion publique toujours dans l’impasse, dans la rubrique de l’impunité.

Aussi, fort de tout ce qui précède, nous sollicitons auprès de votre haute autorité à bien vouloir faire sommation à Monsieur le Ministre de la Fonction publique et de la Réforme Administrative afin d’annuler les résultats de ce concours qui donne matière à controverse, pour le reprendre à une date ultérieure, en respectant cette fois ci le quota alloué à chaque Région conformément à l’acte y relatif.

Excellence, Monsieur le Président de la République!

Au moment où ça commence à jaser dans le Septentrion une eau dormante dont on ignore la profondeur du débit,

Au moment où professeurs d’université, société civile, associations, citoyen Lambda qui avaient jadis un bœuf sur la langue décident de rompre le silence par rapport au comportement dédaigneux tant du Ministre de la Fonction Publique que son collaborateur le Directeur Général de l’ENAM , coupables d’actes attentatoires autant à l’équité, la probité, que la dignité, la sagesse recommande d’avoir toujours présent à l’esprit que la guerre du NOSO comme deuxième foyer de conflit armé est la conséquence directe des revendications communautaires puis corporatistes mal gérées qui se tinrent de très près aux errements des politiques véreux, malintentionnés, impudents qui, dans l’orgueil et l’autoritarisme exacerbés se montrent flatteurs d’un côté, cyniques de l’autre, au point de vous prendre à défaut, en s’attirant votre estime.

En vous témoignant qu’il n’y avait pas de problème anglophone vous n’avez pas songé à verrouiller les soupapes de sûreté en temps opportun jusqu’à l’explosion du four exposant les pauvres populations innocentes aux préjudices incommensurables..

Certes, nous ne sommes pas responsables du retard que le grand Nord accusa jadis dans le domaine de l’éducation.

En revanche, Oui ! il ya le problème du grand Nord qui n’a que empiré au lendemain de la publication du tout premier Mémorandum dans l’histoire du Cameroun Indépendant, celui à vous adressé par l’élite politique du grand Nord le 06 Septembre 2002.

Peu importe la solution envisagée à l’époque des braises ardentes et qui consista à faire asseoir les requérants sur le banc abject de la compromission et de la docilité les réduisant dans un mutisme aberrant, la conscience dans les chaussettes…

Toutefois, il ne faut pas se leurrer : ‘’De toute évidence pour qu’un intellectuel de renom mange son caviar de bon appétit sur la même table qu’un ignare affamé au nom de la méritocratie et que cela ne tire pas à conséquence, la preuve par commune renommée possible est qu’ils ne partagent pas le territoire national…’’

D’emblée, en s’écartant du terrain mouvant de la polémique acerbe, on doit tenir pour plausible : ‘’Au même niveau d’instruction, aucun (e) fils, fille du Septentrion n’éprouve un complexe d’infériorité à l’endroit de ses concitoyen (ne)s d’autres Régions’’.

D’ailleurs, à la faveur des archives de l’Enam, l’histoire nous révèle depuis la création de cette auguste Institution, c’est un fils de la Région de l’Adamaoua non moins Ambassadeur du Cameroun en Egypte, Monsieur Mohamadou Labaran puisqu’il faut le nommer, qui détient le trophée de la moyenne de 18,85/20 jamais égalée jusqu’à nos jours.

Dès lors, il appartient au politique qui gère ou ambitionne à gérer la Nation Camerounaise, à bien vouloir trouver une solution idoine pour susciter l’harmonie, la cohésion sociale, l’amour de l’autre pour une cohabitation paisible pour le triomphe de l’éthique, l’équité, la probité bref, l’intégration nationale pour le bonheur de chacun et de tous.

Moralité : A présent, eu égard aux scandales répétitifs sous le pont du temps, certains esprits retors incapables d’une solution concertée proposent à tort la fermeture de l’Enam, une Institution morale qui participa tantôt à la création de l’Etat du Cameroun et qui ne vaut que par ce que valent ses gestionnaires rendus actuellement de véritables gangrènes pour la société.

Une curieuse solution qui consiste d’épargner la vie du serpent venimeux et de taper très fort sur les traces de son passage … dixit adage Peulh.

En vous souhaitant bonne réception de la présente, nous soumettons ce problème criard on ne peut plus préoccupant à votre arbitrage impartial, dans l’attente, veuillez agréer, Excellence Monsieur le Président de la République, l’assurance de notre haute considération.

Garoua, le 02 Novembre 2020

(é) le Président de l’Association pour la Défense des Droits des Opprimés

HASSANA TCHIROMA

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