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General News of Thursday, 29 April 2021

Source: www.camerounweb.com

France, Russie, contrats : tout sur l'assassinat programmé d'Idriss Deby Itno

Les jours passent et certains Africains ont du mal à accepter la version officielle de la mort d'Idriss Deby Ino. Banda Kani, le célèbre chroniqueur de la chaîne pan-africaniste Afrique Média accuse la France d'avoir assassiné son allié. Cette démarche de Paris s'explique par les récents choix géostratégiques du président tchadien qui mettaient en péril en les intérêts de la France. En effet le Maréchal aurait signé d'importants contrats sur le plan économique et militaire avec la Russie.

« Le Maréchal était très avancé dans les négociations avec les Russes. Des accords ont été conclus. 7,5 milliards d'euros pour construire une centrale électrique, un aéroports et une rafinerie de pétrole. Il a aussi signé des accords pour la formation des instructeurs militaires au Tchad (...) C'est l'une des raisons entre autres qui précipité l'assassinat du maréchal par Paris », révèle Banda Kani.



Les versions divergent

Idriss Deby est mort les armes à la main. Voici l'image que la présidence tchadienne a souhaité garder du maréchal. Ces récits sont repris par plusieurs grands médias africains et internationaux. Il n'en est rien à en croire les révélations Fatime Raymonde Habré, épouse de l'ancien président Hissen Habré, bien informée de la mort d'Idriss Deby avant l'annonce officielle. Idriss Deby n'était pas front.


« Dans l’après-midi, Idriss Déby Itno décide une nouvelle fois de tenter de faire pencher la balance. Comme il l’a déjà fait par le passé, au grand dam de certains de ses généraux, il monte dans un véhicule et ordonne à son conducteur de l’emmener sur le front. Sa garde rapprochée lui emboîte le pas, autant pour le protéger que pour combattre les rebelles. La colonne du président rencontre celle des rescapés du FACT. Idriss Déby Itno est blessé dans la manœuvre, d’une balle dans la poitrine, qui aurait touché le rein », avait écrit le Magazine Jeune Afrique qui racontait les dernières heures du Maréchal.


Cette version est aux antipodes de celle livrée par Fatime Raymonde Habré. Selon elle, Idriss Deby Itno ne participe plus aux combat depuis plusieurs années. Sa présence sur le théâtre des opérations est une tradition tchadienne qui a pour unique but de galvaniser les troupes au front. Le jour de son décès le Marchel aurait demandé la création d'un quartier général non loin du lieu des affrontements. Il y était basé alors que les militaires et les généraux de la garde présidentielle étaient au front. Face à la violence des combats, 7 d'entre peux perdront la vie. Le reste fait un repli en direction du QG. Les rebelles les poursuivent. Informé, Idriss Deby et sa garde décident eux aussi de se replier vers hélicoptère pour rejoindre Ndjamena. Ils montent dans les 4X4 mais ils seraient poursuivis par les rebelles qui mitraillaient les convois. C'est dans sa tentative de s'échapper que le président tchadien fut touché. Il perdit la vie sur place, raconte Fatime Raymonde Habré.



« Les rebelles avancent. Ils sont à 300 km de la capitale. Il prend tout la garde présentielle et décide de faire une QJ pour se positionner avant qu'ils (les rebelles) n'arrivent. Il reste à l'arrière dans le QG (...) et les gens vont sur les premières lignes de front. Il ne se bat pas rééllement. Depuis longtemps il ne le fait plus. Sur le front, ils sont presque face à face. Le combat fut rude et meurtrier. Il y a eu l'éffondrement de toute la garde présidentielle. Vous avez 7 généraux qui tombent plus de 25 gardes de sa sécurité qui tombent. Les gens déboulent vers le QG. Les gens qui était avec lui (Idriss Deby) voit que le danger était imminent. Il était impossible de tenir. Toute la garde présidentielle n'est plus là. Eux ils replient avec leurs véhicules et les rebelles les poursuivent. Ils (les rebelles) les mitraillent sans arrêt. Le repli, c'est aller rapidement vers l'hélicoptère pour le prendre et partir. C'est dans ce mitraillement qu'il est touché. Ils arrivent quand même à l'hélicoptère mais lui il est déjà décédé. Ils le mettent dans l'hélico, l'hélico démarre et ils rentrent à Ndjamena. On l'amène directement à la présidence. Il est déjà décédé »,indique-t-elle.


Cette version est plus proche de celle des rebelles qui au lendemain de la mort d'Idriss Deby avaient indiqué qu'ils avaient pour objectif de mettre la main sur Idriss Deby vivant.

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