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Actualités Régionales of Friday, 14 August 2020

Source: Le TGV de l'info

Foncier: l’homme d’affaires Triyah Leboh accusé d’accaparement de terres à Douala 2e

D’importants mètres carrés de terre, des immeubles qui poussent de part et d’autres, il est reproché à ce jeune patron d’avoir acquis tous ces biens grâce à l’amitié nouée avec le sous-préfet de Douala 2e.

Entre l’homme d’affaires Triyah Leboh et le sous-préfet de Douala 2e, l’amitié est morte. Les deux hommes se connaissent depuis 2017. Au début de leur amitié, un fait. Dr Didier Bidja, sous préfet de l’arrondissement sus-évoqué arrive à Douala. Problème ? Il n’a pas encore où poser la tête. Un membre de sa famille lui propose de l’héberger. Le temps que sa résidence soit aménagée. Habiter chez un proche de la famille alors qu’on est sous-préfet, époux et père, le nouveau sous-préfet n’est pas très d’accord au fond de lui-même. C’est ainsi que le créateur de richesse Triyah Leboh arrive. Il est propriétaire d’immeubles. Tout s’y trouve pour quelqu’un qui veut faire un cours séjour. Le chef de terre jouit de ce bien pendant deux mois. Sans que le maître de céans lui demande quoi que ce soit.

Cette façon d’accueillir un étranger plaît bien à l’administrateur principal. Ce qui renforce donc le contact entre les deux hommes. Un peu comme la tortue et sa carapace. Cette amitié pousse les deux hommes à très souvent se faire des confidences. Le business, dans une ville économique comme Douala, meuble leurs échanges. C’est ainsi que naît une affaire d’achat de terrain à Youwpè, sur les berges du Wouri. Montant du lot à acquérir, 15 millions de francs, pour près de 1000m². Chacun donne la moitié. Le sous-préfet en cash, dans son bureau, et son acolyte en affaire, par virement bancaire « il voulait laisser les traces », apprend-on.

Seulement, observe un connaisseur de ce dossier qui préoccupe le haut commandement territorial à Yaoundé ainsi le commandement territorial du Littoral et du Wouri, la réputation « sulfureuse » de « l’ami » du sous-préfet se démarque autrement, à plus d’un titre. « Il s’arroge des titres qui sont pas tiennes, influence des personnes qui possèdent des lopins de terre en vente, et de potentiels acquéreurs de terrain dans la circonscription n’hésitent pas à rebrousser chemin à sa rencontre. Il finit donc, entre 2017, année de sa rencontre avec le sous-préfet à 2020, à avoir six immeubles à Youpwè, 5000 m² non lotis dans la même localité. comment penser que celui-ci ait réussi la prouesse de devenir un important propriétaire terrien alors que ses possessions ne relèvent guère de quelque héritage et encore moins de donation entérinés soit par un legs ou simplement un transfert de propriété ? Plantant ainsi le décor sur cette scabreuse affaire mise en branle par sieur ? » S’interroge cette source.

Dans l’entourage du chef de terre, des lectures sont nombreuses. « On en vient aisément à comprendre que celui-ci essayait ainsi maladroitement de faire monter les enchères au détriment de son «ami» qu’il savait par ailleurs dans le pipe d’une promotion dans la préfectorale. C’est le cas effectivement de le penser si l’on s’en tient au timing choisi pour annihiler ses ambitions d’accéder au grade supérieur, eu égard autant à ses états de service qu’à son ancienneté. »

Le jeune businessman, la quarantaine entamée, de son côté, « n’a aucun reproche à se faire », souffle un de ses visiteurs du soir. « Le sous-préfet est dans une logique de vouloir confisquer même partiellement de nombreuses actions économiques qu’ils sont réalisées ensemble », se défend-on.

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