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General News of Saturday, 10 October 2020

Source: Actu Cameroun

Fin du régime: un avocat international prédit la chute de Biya pour la période du 04 au 06 novembre

Selon Me Christian Ntimbane Bomo, la période du 04 au 06 novembre 2020 qui représente la période d’accession au pouvoir du Président Paul Biya, pourrait bien être par la force des symboles, celle de son départ de la magistrature suprême.
Me Christian Ntimbane Bomo invite les camerounais à faire preuve de plus de volonté pour renverser le régime du Président Paul Biya. Dans une récente sortie, il indique que les dates du 4 au 6 novembre prochains qui sont des dates anniversaires de son accession au pouvoir pourrait bien être celles de son départ aussi. Il suggère la création d’un Fonds de révolution de 3,3 milliards de Fcfa. Le Fonds pourra permettre de financer la communication à l’international sur les violations des droits de l’homme, les manifestations pacifiques et la dictature Biya en général. L’avocat international affirme que ce qui se passe au Cameroun, n’est pas suffisamment connu.

Retrouvez ci-dessous la tribune de Me Ntimbane dans son intégralité
METTONS UN FONDS DE RÉVOLUTION DE 05 MILLIONS (3,3 MILLIARDS DE FCFA) ET LE RÉGIME BIYA TOMBE ENTRE LE 04 ET LE 06 NOVEMBRE 2020.

Les 04 au 06 novembre 2020,dates anniversaires de l’arrivée de Paul Biya au pouvoir, pourront aussi par la force des symboles, être celles de la fin de son régime.





Après observation attentive de la révolution pacifique, la stratégie efficace pour la fin du régime Biya pourra se faire ainsi :

I – LA RÉVOLUTION DOIT FINANCER LA COMMUNICATION À L’INTERNATIONAL SUR LES VIOLATIONS DE DROITS DE L’homme LORS DES MANIFESTATIONS PACIFIQUES ET EN GENERAL LA DICTATURE AU CAMEROUN.



Le régime Biya a réussi à contrôler la communication internationale sur le Cameroun . À mettre un black out sur ce qui s’y passe.

Car conscient que les tortures, brimades, séquestrations et toutes autres violations des droits de l’homme sur les populations qui s’opposent à lui, ne peuvent se dérouler impunément comme en l’état actuel, si les regards du monde etaient rivés sur le Cameroun.



Quand la presse et les médias mondiaux ont le regard pointé sur un pays dictatorial , la dictature s’affaiblit.

Le mal n’aime pas la lumière.

Suite à des financements importants, Paul Biya s’est entouré de grands cabinets de communication de réputation mondiale dont le but est d’éviter que la presse et les médias internationaux parlent de sa dictature et des horreurs qu’il fait subir à ceux qui s’opposent à lui.

Prenons l’exemple de Maurice Kamto qui est avec sa famille, interdit de sortir de leur domicile ou de se ravitailler depuis plus de 02 semaines.



Si le Cameroun était sous les projecteurs des chaînes comme CNN, ou même TF1 en France, jamais le régime n’aurait eu le courage de poser un tel acte.

Il n’aurait non plus eu l’audace de torturer, séquestrer, emprisonner des populations qui expriment leur liberté politique lors des manifestations.

Ce qui se passe au Cameroun n’est pas suffisamment connu.

Le monde entier ne sait pas que les camerounais vivent dans une des dictatures les plus cruelles et vieilles de ces temps.

Les quelques médias et presses internationaux qui parlent des évènements politiques qui se déroulent sporadiquement au Cameroun sont de faible portée. À savoir France 24,Tv5, RFI, BBC Afrique, Jeune Afrique qui ne sont d’ailleurs suivis que par des africains francophones vivant en Afrique.

Même en France, pratiquement personne, autre que les africains ne les suit.

Pendant ce temps, le cabinet civil de la présidence inserre, achète des pages à travers ses cabinets de communication des espaces pour magnifier le régime Biya.

Financial times, Washington post, New-York Times, le Monde…

Pour dire réellement les choses, les grands centres de décisions, les institutions internationales, les grands dirigeants de ce monde qui s’abreuvent et orientent leurs décisions, à partir des informations qui paraissent dans ces presses et médias internationaux,

Ils ne sont pas du tout au courant qu’au Cameroun, on tue, torture, juge devant les cours martiales, les civils qui ont simplement manifesté publiquement contre le régime, parce que la presse et médias internationaux n’en font pas cas.

Les quelques rapports d’Ong sans médiatisation ne suffisent pas.

La révolution doit donc financer les services de 02 ou 03 grands cabinets de communication internationaux qui auront pour mission de contacter par leurs réseaux la presse et les médias inteternationaux pour que ceux-ci puissent enfin zoomer leurs projecteurs sur le Cameroun pendant la période des manifestations pacifiques.

2- LA RÉVOLUTION CAMEROUNAISE DOIT ACCOMPAGNER ET SÉCURISER LES MANIFESTANTS ARRÊTÉS OU TORTURÉS.

Le peuple camerounais veut marcher. C’est une évidence. Un truisme.


Il l’a prouvé encore le 22 septembre 2020.

N’eûssent été les rafles de veille, les arrestations prématurées des jeunes marcheurs, les arrestations et séquestrations anticipées du leader et des cadres du MRC, le déploiement massifs moyens sécuritaires de la police et de la gendarmerie sur toute l’étendue du territoire, des centaines de milliers de camerounais auraient manifesté.

Le peuple camerounais est prêt est suffisamment mur politiquement pour comprendre que seule la fin du régime Biya lui donnerait une lueur d’espoir.

Malheureusement, des petites questions lancinantes freinent leur élan :

» Que deviendrais–je, si je suis arrêté et emprisonné ou alors que fera ma petite famille ? « .

À cet effet, la révolution doit mettre en place un fonds d’accompagnement des personnes qui pourront être arrêtés à la suite des manifestations.

Il est impossible au régime d’arrêter 2000 personnes sans que cela puisse apparaître comme une monstruosité mondiale.

À cet effet, la Société Civile Critique propose qu’une somme de 01 million de FCFA, soit remise comme accompagnement à toute personne qui serait victime des arrestations ou des tortures du régime Biya parce qu’elle aura simplement marché.

Nous devons le dire au peuple avant les manifestations.

Les marcheurs doivent sortir confiants et rassurés qu’ils ne vont pas tout perdre à cause de leur participation à la marche.

Bien evidemment aucune somme n’est remise à une personne pour qu’elle aille marcher.

L’argent qui sera remis, c’est uniquement un accompagnement, un soutien aux victimes de la révolution.

Même les familles de ceux qui pourront perdre la vie devront être soutenus matériellement.

Les révolutions qui ont réussi ont toujours été solidaires avec ceux qui paient de lourds tribus.

III- LA REVOLUTION DOIT FINANCER LE TRANSPORT ET L’HÉBERGEMENT DE CEUX DE NOS COMPATRIOTES DE L’ARRIÈRE PAYS QUI VIENDRONT MANIFESTER À YAOUNDÉ.

Il est évident que la révolution pour être plus efficace et directe devra se concentrer uniquement sur la capitale Yaoundé.

Au vu de la volonté affirmée de nos nombreux compatriotes de l’arrière pays de participer à la révolution, nous devons mettre en place un fonds de financement de leur déplacement et hébergement à Yaoundé du 03 au 05 novembre 2020

Nous pouvons tabler sur un mouvement de 10.000 personnes provenant de l’arrière pays. Soit 100.000 FCFA pour ceux qui viendront du grand-Nord, au vu du coût des transports.

IV- LA DIASPORA CAMEROUNAISE DOIT COTISER POUR ALIMENTER CE FONDS DE LA REVOLUTION.

La diaspora camerounaise compte plus de 04 millions de membres recensés.

Dans l’impossibilité de participer physiquement aux manifestations proposées du 04 au 06 novembre 2020, tout membre de la diaspora pourra le faire à travers son don financier à la révolution.

L’unité de participation sera de 50 euros.

Si 100.000 camerounais cotisent, le fonds de la révolution sera alimenté de 5 millions d’euros.

Et le régime Biya tombera.

Par contre, nous devons éviter tout financement extérieur.

C’est une affaire Camerouno-camerounaise.

V- LE FONDS DE LA REVOLUTION SERA GÉRÉ PAR DES FEMMES.

Compte tenu des doutes qui peuvent exister sur la pratique de transparence des uns et des autres, je préconise que l’instinct maternel rassure.

Les femmes sont naturellement les intendants de nos maisons.

Elles ont démontré qu’elles savent bien gérer.

Une équipe de 10 femmes sera chargée de collecter et de gérer le fonds de la révolution.

Je vois déjà par exemple notre écrivaine

Marie Lissouck Écrivain Bis

dans ce comité, mama Alice Nkom, les représentantes de nos amazones….

Bien évidemment, elles pourront recourir à d’autres compétences masculines.

VI- COMMENT SE FERONT LES COTISATIONS ET L’ALIMENTATION DU FONDS.

Nous devons préciser que ce fonds n’a pas pour objectif de financer une guerre ou une insurrection entendu des actes de violences pour prendre le pouvoir, mais des manifestations pacifiques pour exiger la fin du régime dictatorial.

C’est un fonds d’assistance à la révolution pour plus de démocratie au Cameroun.

Payer les services de cabinets de communication est tout à fait légal.

Assister des personnes arrêtées ou victimes des traitements inhumains et dégradants d’une dictature est aussi tout à légal et légitime.

Toutes les assurances juridiques seront apportées par les juristes et Avocats de la révolution.

Si cette proposition de création d’un fonds est acceptée par le plus grand nombre, nous indiquerons les modalités et supports sur lesquels les financements devront parvenir au Fonds. ( PayPal,leetchi, virements bancaires, transferts, espèces …)

Christian Ntimbane Bomo

Société Civile Critique

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