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General News of Tuesday, 26 May 2020

Source: agencedepressepanafricaine.com

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Avec le gel du conseil suprême de la magistrature, ce corps d’élite souffre de nombreux dysfonctionnements suscitant frustrations et démobilisation, non sans y promouvoir l’adoption de la corruption. Une situation renforcée par l’existence de moult postes vacants assortis de lenteurs judiciaires des plus préjudiciables pour les justiciables quand on n’observe pas une surpopulation carcérale qui n’aurait pas lieu d’être.

En fait depuis bientôt quatre ans, c’est le statu quo ante qui prévaut au sein de la magistrature camerounaise qui tint son dernier conseil en juin 2017 et depuis lors plus rien. Entretemps, L’ENAM a livré 4 promotions qui attendent leur intégration. Dans la foulée, il existe plusieurs postes vacants: IG, directeur des affaires non répressives, présidents chambre administrative et de compte. Douala et Yaoundé manquent cruellement de magistrats d’où les lenteurs qui ont pour conséquence les détentions prolongées qui sont à l’origine de la surpopulation carcérale. Et quand bien même le sujet se veut préoccupant pour le chef de l’État, on a tôt fait de le distraire par d’autres urgences requérant son avis, alors que les mouvements itératifs dans les lieux de détention devraient avoir sonné à suffisance l’alerte pour non seulement accélérer la rationalisation de la gestion des magistrats et donc du pouvoir judiciaire qui en le cas d’espèce connaît un impressionnant déficit en personnel et doit par conséquent subir les lenteurs judiciaires que lui reprochent les justiciables camerounais souvent contraints de débourser des sommes indues au fallacieux motif de pousser leur dossier alors que cette administration se plaît par ailleurs à placarder partout la gratuité de ses prestations.

Plus grave est certainement la désorganisation des services qui s’en suit avec notamment des exemples parlants comme les tribunaux de Douala-Bonanjo et Ndokotti qui sont astreints à un nombre limité de magistrats alors qu’il y fallait pas moins de 10 substituts pour chacune des juridictions, et dans le même temps d’autres juridictions de moindre importance en sont bien fournies à l’instar de celle d’Edéa qui compte 08 substituts. Une gestion des ressources humaines à l’emporte-pièces pourrait-on dire un peu comme si on voudrait alléger le travail à certains magistrats au détriment d’autres qui de surcroît seraient plus aguerris professionnellement parlant, eu égard aux grades requis pour se mouvoir en certaines juridictions, voire certaines localités.

Plus grave encore, d’autres juridictions en sont dépourvues à l’instar de Maroua où le défunt Président de la Cour d’Appel n’a toujours pas eu de successeur, il en est de même de Garoua et Ngaoundéré où l’on croirait que ces localités étaient exclues du champ de compétence du conseil de la magistrature à moins d’y entretenir un déficit en personnel à dessein car il y est impossible d’avoir plus d’une collégialité car ces juridictions ne disposent que d’avocat et de procureur général ainsi que trois vice-présidents pour Maroua notamment les parquets généraux et cours d’appel, or ce n’est pas faute de magistrats compétents qui se battent plutôt pour être maintenus en les juridictions où ils savent s’adonner impunément à la corruption. Au total, les nombreux renvois d’audiences s’expliquent amplement avec une telle désorganisation.

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