Vous-êtes ici: AccueilInfos2020 09 27Article 544531

General News of Sunday, 27 September 2020

Source: www.camerounweb.com

Fin du régime : Maurice Kamto s'adresse aux partis politiques de l'opposition

Le président du MRC a sorti un communiqué samedi pour appeler les autres partis politiques de l’opposition à rejoindre le mouvement déclencher pour obtenir le départ du président de la République Paul Biya.
« Chaque acteur qui considère que la paix dans les régions du Nord-Ouest, du Sud-Ouest, à l’Extrême Nord et au Cameroun en général, d’une part, et la réforme consensuelle du système électoral, d’autre part, sont des conditions préalables au redressement du pays, doit prendre ses responsabilités devant l’histoire et devant le peuple souverain qui sera, en définitive, le principal acteur de sa propre libération », écrit-il.

CamerounWeb vous propose l’intégralité du communiqué


La vie de notre nation est entrée dans une phase décisive, marquée par le franchissement d’un nouveau pallier dans la barbarie et la répression du peuple et des libertés fondamentales du citoyen par le régime en place qui, en plus des arrestations massives avant, pendant, et après les marches pacifiques du 22 septembre 2020, retient en otage le Président National du MRC, le Professeur Maurice KAMTO, et met sous pression les dirigeants d’autres organisations alliées, notamment le Président du PAP, M. NJANG Denis TABE, le Président du FDR, M. Aimé Cyprien OLINGA et plusieurs cadres du MRC.


En effet, face à l’arrogance habituelle du régime, sa persistance dans le mépris du peuple souverain dans un contexte marqué par le désastre humanitaire dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest et par les attaques meurtrières de BOKO HARAM dans l’Extrême Nord, le MRC et ses alliés, se tenant, comme à l’accoutumé, aux côtés du peuple camerounais dont la détresse socio-économique est devenue insupportable, ont mis ce régime face à ses responsabilités devant l’histoire.


Pour se faire, il a été initié une large concertation entre diverses formations politiques, organisations et personnalités de la société civile à l’effet de mobiliser tous les segments de la population, afin de donner au peuple camerounais une orientation structurée pour l’aider à se faire entendre par le pouvoir en place.


Le 17 septembre 2020, à l’issue d’une réunion des partis politiques et des organisations de la société civile en vue de la mutualisation des forces pour le changement, la paix et la démocratie, le MRC, le PAP, le MODECNA, le FRD, AGIR/ACT, la COACIC, le FDN ont lancé un appel à des Marches PACIFIQUES, le 22 septembre 2020, pour exiger :


- Le retour de la paix dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-ouest par un cessez-le-feu immédiat ; suivi d’un dialogue national inclusif portant, entre autres, sur la réforme des institutions dont la forme de l’Etat ;
- La réforme consensuelle du système électoral avant toute nouvelle élection.
Ces partis politiques et organisations prévenaient, par la même occasion, qu’en cas de non-satisfaction totale des deux objectifs précités, des Manifestations PACIFIQUES périodiques appelant au départ de M. Paul BIYA et de son régime du pouvoir seraient organisées jusqu’à leur départ effectif, suivi de la mise en place d’une transition politique.
Conformément à l’esprit et à la démarche de mutualisation des forces, les partis politiques et organisations de la société civile réunis les 17 septembre demeurent ouverts et attentifs à toutes les autres forces politiques, syndicats, organisations et personnalités de la société civile et religieuse, en particulier le MDI, le CPP, le MP3, Stand Up for Cameroon, l’Offre Orange, Dynamique Citoyenne dont les leaders ont promis, à l’issue des premiers contacts et des réunions du 17 et du 19 septembre, de donner une suite à notre sollicitation d’une mutualisation des forces, après la manifestation du 22 septembre 2020, en vue de déterminer les lignes d’actions communes futures.


Chaque acteur qui considère que la paix dans les régions du Nord-Ouest, du Sud-Ouest, à l’Extrême Nord et au Cameroun en général, d’une part, et la réforme consensuelle du système électoral, d’autre part, sont des conditions préalables au redressement du pays, doit prendre ses responsabilités devant l’histoire et devant le peuple souverain qui sera, en définitive, le principal acteur de sa propre libération.


D’où que puisse venir la solution idoine, y compris de la part de CITOYENS ORDINAIRES, nous serons du mouvement pour réaliser ensemble le changement dans l’intérêt supérieur de notre cher et beau pays et des générations futures.
Cela est et demeure possible, car un peuple déterminé à lutter pour sa liberté est invincible.

Fait à Yaoundé, le 25 Septembre 2020

Vous êtes témoin d'un fait, vous avez une information, un scoop ou un sujet d'actualité à diffuser? Envoyez-nous vos infos, photos ou vidéos sur WhatsApp +237 650 531 887 ou par email ! Les meilleurs seront sélectionnés et vérifiés par la rédaction puis publiés sur le site.

Rejoignez notre newsletter