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General News of Tuesday, 2 June 2020

Source: www.camerounweb.com

Fin du régime Biya : il y aura un bain de sang au RDPC


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L’éditorialiste camerounais Barlev Sismondi Bidjocka ne cache pas sa crainte. L’après Biya sera sanglant si rien n’est fait. Le journaliste ne redoute pas une attaque du régime par l’opposition, mais la violence des attaques en interne. Pour Barlev Sismondi Bidjocka, il faut une action urgente de Paul Biya pour éviter le pire.

« Si le président Biya ne se décide pas à reprendre un peu les choses en main, il y aura trop de règlements de compte à son départ ! non pas venant de l'opposition, mais beaucoup de sang risque de couler avec des frustrations interne, le mépris dans les nominations; la nomination de MAMA FOUDA est une nomination de trop! c'est la goûte d'eau de trop, c'est exagéré! non seulement l'individu est un tribaliste invétéré, mais aussi un incompétent doublé d'un prévaricateur....
PLUSIEURS générations de jeunes formés, diplômés et compétents attendent , mais des individus se comportent comme si le pays était leur maison familiale. non, non, et non ! putain Noonnnnnn ! », a publié Barlev Sismondi Bidjocka sur sa page Facebook.

Kamto prêt pour le sacrifice ultime
Maurice Kamto est décidé à en découdre avec le régime de Paul Biya. Dans son message adressé à la nation hier 1er juin 2020, le président du MRC a utilisé un ton ferme et fait de graves révélations. Des pays étrangers selon en train de préparer l’après Biya en collaboration avec le régime en place.
A en croire Maurice Kamto, l’adversaire de Paul Biya à la présidentielle de 2018 et qui réclame toujours sa victoire, le passage en force pour mettre à la tête du Cameroun un président contre le gré de la population passera soit par la modification de la constitution ou l’organisation d’une élection anticipée sans la réforme du système électorale.


« Vous comprenez pourquoi ceux qui ne veulent pas d’alternance par la voie démocratique dans notre pays sont à l’œuvre et prêts à franchir toutes les bornes, avec l’appui de leurs soutiens extérieurs. Tout cela est en train de se dérouler sous vos yeux. Je vous alerte afin que nul n’en ignore, ni aujourd’hui ni plus tard. Nous sommes rendus à un tournant de notre histoire. Il s’agit de ces moments où chaque peuple doit trouver au fond de lui le ressort et le sursaut indispensable pour choisir le cours de son destin. Par notre vigilance collective et notre sens du devoir patriotique, nous devons épargner à notre pays un nouveau désastre de presqu’un demi-siècle qu’on lui prépare à travers l’usurpation du pouvoir », a déclaré Maurice Kamto.


Avant cette sortie officielle du président du MRC, plusieurs proches de Maurice Kamto accusaient déjà l’ambassadeur de France au Cameroun Christophe Guilhou de préparer un succession gré à gré au Cameroun. Le prof Nyamsi a d’ailleurs une pétition pour le rappel de ce diplomate très controversé. Pour certains analystes, le président du MRC fait certainement référence à la France qui soutenu le régime Biya pendant ses 38 ans de règne sans partage marqué par des assassinats massifs au Nord-Ouest et au Sud-Ouest du Cameroun.
Maurice Kamto est conscient, la fin du régime Biya sera difficile. En dehors des militants du parti qui sont déjà en détention, il peut avoir d’autres arrestations et même des morts. Mais le président du MRC appelle les Camerounais à faire le bon choix et à prendre en main leur destin face au régime quarantenaire de Biya.

« Les tortures, les emprisonnements arbitraires et les humiliations, nous les connaissons déjà ! Quinze d’entre nous, dont le premier Vice-Président du MRC, Mamadou Yacouba Mota, sont encore en prison. Et si la mort doit venir pour cette cause, qu’elle vienne ! », prévient Maurice Kamto.

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