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General News of Friday, 4 December 2020

Source: lescoopsdafrique.com

Fin du régime Biya: de nouvelles révélations sur le mouvement de libération crée en Centrafrique

Un groupe armé dénommé "Mouvement de Libération du Cameroun"(MLC)vient de voir le jour dans la zone frontalière entre le Cameroun et la République Centrafricaine(RCA). Le MLC aurait,selon les sources diplomatiques,pour objectif de "commettre des exactions sur les populations camerounaises et de combattre le régime de Yaoundé".


Des sources sécuritaires postées de part et d’autre de cette zone limitrophe entre les deux pays, lancent l’alerte. D’après elles, les différentes factions des groupes rebelles seraient en train de se reconstituer. A Bangui comme à Yaoundé, les autorités de deux pays voisins prennent au sérieux la nouvelle.

Yaoundé s’inquiète et veut anticiper sur la menace tandis que Bangui redoute de nouvelles violences qui pourront avoir des répercussions au Cameroun, avec par exemple le flux massif des réfugiés

Dans la capitale politique centrafricaine, le chargé d’affaires adjoint par intérim de la République du Cameroun, selon son compte rendu datée du 02 octobre 2020 au Ministre camerounais des Relations Extérieures, a été reçu par le Premier Ministre centrafricain Firmin Ngrebada,à l’initiative de ce dernier qui l’a informé de la création, dans la zone frontalière, d’un groupe armé dénommé “Mouvement de Libération du Cameroun“(MLC).

A en croire la même source: “le MLC est dirigé par un certain “Général” Fafour, ancien élément du Mouvement Siriri et transfuge du groupe armé les 3R(Retour, Réclamation et Réhabilitation).

Le MLC aurait, selon le Premier Ministre de la République Centrafricaine, pour objectif de commettre des exactions sur les populations camerounaises et de combattre le régime de Yaoundé.

Cette nouvelle menace vient de pousser les autorités centrafricaines et camerounaises à multiplier des concertations ces derniers jours.

Il est donc urgent que les gouvernements camerounais et centrafricain pensent à la mutualisation de leurs forces afin de contrecarrer l’intention des groupes rebelles qui seraient en train de se reconstituer à leurs frontières pour mettre en péril la paix dans la sous-région.

Courant mars 2019, les éléments du Front démocratique du peuple centrafricain (Fdpc) ont érigé des barrages sur le corridor Cameroun-Rca au village Zoukombo. Ceux-ci protestaient contre la formation du nouveau gouvernement d’Union nationale après les accords de Khartoum dont les postes proposés ne convenaient pas à leurs aspirations. Comme conséquences, plus de 400 camions en destination de Bangui avaient été immobilisés à la frontière à Garoua-Boulaï, région de l’Est Cameroun. En riposte, les forces de la Minusca ont frappé et la bande était en débandade.

« Mais depuis quelques temps, le Fdpc a rejoint le groupe des « trois R » dirigés par Sidiki Abbas dans leur base à Bambari et d’autres groupes armés», rapporte notre source qui soutient également que « depuis un certain temps, on enregistre dans la région de l’Est, l’entrée de jeunes centrafricains détenteurs des cartes laisser-passer ». « Ces jeunes seraient les membres de ces groupes armés qui viennent pour le ravitaillement et pour tenter de déstabiliser de Yaoundé », pense-t-elle. Affaire à suivre.

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