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General News of Wednesday, 22 July 2020

Source: Actu Cameroun

Fiasco dans le procès Ayuk Tabe devant la Cour d’appel


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Onze mois après sa condamnation à vie, le président autoproclamé de l’Etat virtuel d’Ambazonie et ses lieutenants ont comparu pour la première fois devant la Cour d’appel du Centre qui doit réexaminer leur dossier. Mais l’affaire a été renvoyée à cause d’un malentendu survenu entre la Cour et les avocats de la défense.

Le rocambolesque feuilleton judiciaire qui s’était ouvert en janvier 2018 avec l’arrestation des leaders sécessionnistes au Nigeria se poursuit à pas de tortue devant la Cour d’appel du Cour du Centre. Julius Ayuk Tabe, le président autoproclamé de l’Etat virtuel d’Ambazonie et ses neuf compagnons doivent encore attendre le 20 août 2020, la date prévue pour la prochaine audience dans l’affaire qui les oppose au ministère public, pour connaître de la suite de leur procès.

Il y a onze mois que les leaders ambazoniens avaient, interjeté appel de la décision du Tribunal militaire de Yaoundé qui les condamnait à la prison à vie et au paiement de 250 milliards de francs de dommages intérêts à l’Etat du Cameroun, le 20 août 2019. Et depuis lors, l’affaire a connu quatre reports concédés en l’absence des accusés prétendument, à cause des différentes mesures gouvernementales de lutte contre la pandémie du covid-19.

Le 16 juillet dernier, Julius Ayuk Tabe et ses compagnons ont comparu pour la première fois devant la Cour d’appel du Centre. Mais l’audience qui n’a duré qu’une poignée de minutes a été perturbée par une brouille entre tes juges et les’ avocats de la défense. Ces derniers exigent la présence d’un interprète pour la traduction en anglais des débats en français. Une exigence qui a dû irriter les juges qui ont immédiatement renvoyé l’affaire au mois prochain sans aucune explication. Un renvoi que certains avocats des ambazoniens qualifient de fantaisiste et de fuite en avant de la Cour qui semble être embarrassé par ce «dossier gênant».

En rappel le Tribunal militaire de Yaoundé avait infligé à Julius Ayuk Tabe, président autoproclamé de la République virtuelle d’Ambazonie, et à ses neuf compagnons d’infortune la prison à vie et le paiement de 250 milliards de francs de dommages et intérêts à l’Etat du Cameroun. C’était au cours d’une audience inédite tenue dans la nuit du 19 au 20 août 2019. Une audience de plus de 15 heures ayant abouti à la condamnation des dix hommes par ailleurs privés de l’assistance de leurs avocats, en cours de procès.

Accusés notamment de complicité d’actes de terrorisme, apologie d’actes de terrorisme, recrutement et formation, financement d’actes de terrorisme, sécession, révolution, bande armée, insurrection, hostilité contre la patrie, propagation de fausses nouvelles, la bande à Ayuck Tabe était exposée à la peine de mort.

Le fait pour les juges militaires d’avoir condamné les accusés alors que leurs conseils s’étaient déconstitués en plein procès a fait dire à ces derniers que leurs clients ont fait l’objet d’une «parodie de justice», d’une «mascarade» n’honorant pas la justice camerounaise. Me Amungwa Tanyi Nico, membre de ce collectif avait alors clamé à qui voulait l’entendre que leurs clients n’ont pas eu droit à un procès équitable, à armes égales. Au contraire.

Pour lui, tout comme pour ses confrères, les juges avaient prêté main forte à l’accusation pour prononcer la condamnation de M. Ayuk Tabe et autres malgré des flagrantes violations de la loi ayant émaillé l’audience du tribunal militaire. Raison pour laquelle les accusés avaient saisi la Cour d’appel dans le but de réexaminer l’affaire et corriger les violations décriées.

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