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General News of Thursday, 11 February 2021

Source: Actu Cameroun

Extrême-Nord: près de 240 hectares détruits par des éléphants

Face à cette catastrophe, les paysans sont aux abois et ne savent pas vers qui se tourner.

Dans la région de l’Extrême-Nord, les éléphants en perdition ont détruit les champs des paysans dans les départements du Mayo-Danay et du Mayo-Kani. Les dégâts plongent les populations de ces localités dans la famine.

«Des sources de la délégation départementale des Forêts et de la Faune du Mayo-Danay estiment à environ 240 hectares, les surfaces de cultures dévastées ces dernières semaines dans le département du Mayo-Danay et le département voisin, le Mayo-Kani qui lui aussi reçoit de temps en temps la visite nocturne des pachydermes», rapporte le quotidien national bilingue Cameroon Tribune en kiosque le 10 février 2021.

«Les localités de Bougaï, Kada Karal, Koro Koro, Moyo et Djabé dans l’arrondissement de Kalfou sont les plus touchées. Les cultures sont systématiquement détruites au passage de ces pachydermes. Les paysans ne maîtrisant pas suffisamment les techniques de refoulement de cette espèce animale, ni les comportements à adopter quand on se retrouve en face de ces pachydermes, le conflit tourne généralement au désavantage des pauvres cultivateurs qui, parfois meurent piétinés par les éléphants». Peut-on lire dans les colonnes du journal à capitaux publics.


Sept morts dans le Mayo-Danay

«En 2020, on a enregistré sept pertes en vies humaines dans le Mayo-Danay. La dernière victime enregistrée en fin novembre dernier confie Alhadji Halla, le délégué départemental des Forêts et de la Faune du Mayo-Danay, était un orphelin d’environ 18 ans, élève de la localité de Mazaya qui fréquentait le lycée technique de Yagoua. Dans le Mayo-Kani aussi, un garçon est décédé le 2 janvier dernier dans la localité de Goudoum Goudoum, piétiné par un éléphant qu’il voulait chasser de son champ», lit-on.

Face à cette catastrophe, les paysans sont aux abois et ne savent plus à quel saint se vouer : «Ils estiment même qu’aux yeux des autorités étatiques, la bête a plus de valeur que l’homme. Ceci d’autant plus que ces animaux sont protégés par des conventions internationales signées par le Cameroun», note le journal.

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