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xxxxxxxxxxx of Wednesday, 15 July 2020

Source: actucameroun.com

Extrême-Nord : des jeunes décidés à rompre avec l’extrémisme violent


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Peuplée de plus de quatre millions d’habitants, soit 1,8% de la population nationale, la région de l’Extrême-Nord est l’une des plus peuplées du Cameroun. Plus de 35% de cette population est constitué de jeunes, dont l’âge est compris entre 10 et 24 ans. Depuis 2014, la région de l’Extrême-Nord fait face à la crise sécuritaire créée par Boko Haram.

Trois départements sur les six qu’elle compte sont touchés directement par les exactions des terroristes. Les bandes armées font régulièrement des incursions dans le Mayo-Tsanaga, le Mayo-Sava et le Logone et Chari. La guerre contre Boko Haram impacte la vie des populations, mais davantage des jeunes et des femmes. Elle ,a exacerbé la vulnérabilité de ces catégories des populations. Cela a placé les indicateurs de développement qui étaient déjà assez alarmants, dans le tableau rouge.

Depuis trois ans, l’intensité de , la guerre a baissé. L’accalmie est .observée dans plusieurs localités jadis sous le contrôle de Boko Haram. C’est le résultat des actions combinées des forces de défense et des comités de vigilance. C’est dans cette optique que le gouvernement et ses partenaires ont amorcé la phase de stabilisation. De plus en plus, leurs actions sont orientées vers les activités de stabilisation et de retour à la paix.

Dans ce vaste projet, le Cameroun est accompagné et appuyé par ses partenaires. Dans la région de l’Extrême-Nord, plusieurs initiatives allant dans le sens de la stabilisation et de la prévention de l’extrémisme violent sont mises en œuvre. Les jeunes et les femmes sont prioritairement ciblés, du fait de leur vulnérabilité. Non seulement ça, mais aussi parce qu’ils constituent une franche majoritaire de la population.

Dans le département du Mayo-Tsanaga, la jeunesse, cheville ouvrière de la promotion et de la consolidation de la paix, est mise au-devant de la scène!. Dans ce département, 350 jeunes de l’arrondissement de Mokolo, issus des localités en proie à l’insécurité, ont été sélectionnées et formés. L’initiative est de Plan international sous financement de l’Union européenne. C’est à travers le projet «Jeunes et efforts de stabilisation dans le bassin du-lac-Tchad».

La formation qui intervient dans un contexte marqué par le retour progressif de la paix s’est déroulée le 08 juillet 2020 à Mokolo. Elle marque le lancement de ce projet qui ambitionne d’amener les principaux bénéficiaires à s’engager pour être de véritables apôtres de la paix et de la promotion des valeurs patriotiques. «Avec la crise, il y a eu beaucoup de jeunes qui se sont retrouvés sans espoir. A travers la participation des jeunes à ce projet, non seulement on vise l’autonomisation des jeunes, mais aussi nous voulons qu’ils puissent participer et donner leur contribution à la consolidation de la paix», espère Pascal Woufo, responsable suivi et. évaluation de ce projet.

Le projet «Jeunes et efforts de stabilisation dans le bassin du lac-Tchad», financé à hauteur de 280 millions de FCfa, va s’étendre sur une période de trois ans. Il est attendu de 350 jeunes directement touchés par la crise sécuritaire et ayant reçu la formation, qu’ils prêchent la paix auprès de leurs pairs pour limiter l’enrôlement, la radicalisation ’ et contribuent à l’éradication de l’extrémisme violent.


Dans la même optique de la prévention de l’extrémisme violent, le ministère de la Jeunesse et de l’Education civique et le Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa) se sont donnés la main pour impliquer le «projet conjoint de stabilisation et relèvement des communautés affectées par la crise sécuritaire dans I’Extrême- Nord Cameroun». En prélude au lancement des activités du projet, un atelier de formation des formateurs sur l’animation des activités communautaires de prévention de l’extrémisme violent chez les adolescents et les jeunes a été organisé récemment à Maroua. Il a réuni une trentaine des participants venus de quatre départements de la région.

Selon Elisabeth Mayba, coordonnatrice nationale du projet d’éducation populaire, civique et d’intégration nationale, il s’agissait «d’harmoniser nos méthodes d’intervention pour pouvoir disposer au niveau de la région de l’Extrême-Nord, d’un pool des formateurs aguerris qui parlent le même langage. Harmoniser les méthodes et techniques d’animation et de communication en matière de prévention. Nous tenons à ce que désormais, pendant les formations, les formateurs mettent un accent sur la citoyenneté active. Il faut dès la base, inculquer aux jeunes des valeurs citoyennes et républicaines». Au cours de la format on de trois jours, un accent a été mis sur le rôle des formateurs dans la communauté et les différentes techniques d’animation.

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