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General News of Sunday, 23 August 2020

Source: Actu Cameroun

Extrême-Nord: 12 milliards pour reconstruire les zones impactées par la guerre contre Boko-Haram à l’

C’est un projet piloté par le Programme des nations unies pour le développement (PNUD) et financé par l’Union européenne, l’Allemagne, la Suède et la Grande Bretagne.

Dans la région de l’Extrême-Nord, trois départements sont concernés par le projet dénommé, 'Facilité régionale de stabilisation du bassin du Lac Tchad-fenêtre du Cameroun'. Il s’agit précisément des départements du Mayo Sava (Amchidé et Limani), le Mayo Tsanaga (Mayo Moskota), et le Logone Chari (Blangoua et Hi lé Alifa).

Centre d’intérêt

'Facilité régionale de stabilisation du bassin du Lac Tchad-fenêtre du Cameroun', vise la reconstruction des infrastructures sociales de base et sécuritaires et la relance de la croissance économique. Bon nombre de ces infrastructures ont été détruites dans le cadre de la guerre contre les combattants de la secte terroriste Boko Haram.

De façon pratique, les localités de Limani et Amchidé connaissent déjà une avancée palpable du projet. Chaque village a bénéficié de la construction du commissariat de police, de la brigade de la gendarmerie nationale, d’une école maternelle, du poste agricole, du poste des douanes et du centre de promotion de la femme et de la famille.

Obstacles

Les différents chantiers seront livrés dans les prochaines semaines. La livraison dans les délais contractuels a été perturbée par la pandémie du Covid-19 et du fait de la saison pluvieuse en cours dans la région de l’Éxtrême-Nord.

L’état global des travaux a été passé au peigne fin le 17 août dernier à Maroua, au cours de la deuxième session du comité régional de pilotage du projet. Midjiyawa Bakari a engagé les différentes sectorielles à s’impliquer davantage afin que les chantiers soient livrés pour le bien-être des populations locales qui ont longtemps payé le lourd tribut de la guerre contre les terroristes de Boko-Haram. Le projet “Facilité régionale de stabilisation du bassin du Lac Tchad-fenêtre du Cameroun” permet déjà aux jeunes de tirer leur épingle du jeu.

« La main d’oeuvre locale est utilisée dans les différents chantiers. Chaque ouvrier gagne une somme de 3 mille FCFA par jour. Nous pensons qu’au bout de 6 mois d’activité, ils seront capables de se relancer dans des activités génératrices de revenus», a laissé entendre le superviseur du projet pour le compte du PNUD. Florent Morier estime que c’est une véritable bouffée d’oxygène pour les populations et l’économie locales.

En effet, c’est un total de 1000 jeunes qui sont engagés dans les chantiers en cours de construire. Aussi, les entreprises locales exécutent prioritairement les marchés. L’on apprend que le système implémenté par le PNUD est le cash work afin que les prestataires soient rapidement payés et tourner le dos aux mauvaises pratiques.

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