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General News of Friday, 3 July 2020

Source: www.camerounweb.com

Explosions à Yaoundé: Boko Haram accusée


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Plusieurs penseurs camerounais donnent leur lecture et font leur analyse de l'explosion qui s'est déroulée dans la nuit du jeudi 2 juillet à Yaoundé. L'une des pistes évoquées est la piste terroriste.

Selon Serge Espoir Matomba, cette explosion et d'autres avant celle du jeudi ne sont pas encore prouvées pour être liées à la secte Boko Haram, même si selon l'analyste, la secte islamique a quelque chose à avoir avec l'attaque.

Pour faire un résumé de l'analyse du président du PURS, il faut dire que le climat de stupeur qui prévaut désormais à Yaoundé depuis les incidents supra-mentionnés, est le fruit d’un relâchement des mesures strictes de sécurité nationale observées depuis plusieurs années avec l’avènement de la Secte Boko Haram.



Voici l’analyse de Serge Espoir Matomba publiée sur sa page


'Et de trois. Nous voici à nouveau face l'explosion en moins d'une semaine de d'une autre bombe artisanale au rond-point Damas après celles de la nuit du 20 au 21 juin dernier aux quartiers Melen et Emana dans la ville de Yaoundé. La capitale politique reputée hypermilitalisée et sécurisée serait-elle devenue une citadelle si facilement franchissable et...prenable ?

Au-delà de leur caractère effroyable, terrifiant et horrible, ces incidents nous enseignent en tout cas à divers niveaux.

D'abord que des dirigeants qui ignorent par condescendance les préoccupations de leur Peuple ne sont pas à l'abri des effets collatéraux des conséquences de celles-ci. Bien malin qui pourrait nous dire où et quand se fera la prochaine explosion après Melen, Emana et Damas ou si c'est la dernière.

L'autre enseignement est relatif à l'impunité qui a favorisé le lit de la corruption, des injustices et des inégalités, et donc du laxisme entre autres. Comment expliquer qu'après les fortes mesures sécuritaires prises contre la menace de la secte islamique Boko Haram , on ait opté pour leur relâchement alors que la météo nationale dans ce sens reste au rouge avec le développement de nouveaux foyers de tensions qui prospèrent? On fait descendre les passagers des véhicules de transport en commun pendant les contrôles de police sans procéder à des fouilles intelligentes ou systématiques, et sans parfois les identifier .Quid de ces nombreux véhicules privés qu'on laisse passer par complexe ou par complaisance ? Ne sont-ils pas les plus dangereux ? Quelle légèreté !

Le policier ou le gendarme qui se préoccupe davantage du gain de ses rackets est-il réellement à l'abri d'une escalade incontrôlable de violence ?

Où est passé le mini camion avec scanner que nous apercevions au poste de contrôle de Mbankomo et dont il faut multiplier les acquisitions en plus d'autres mesures ?

Une domaine aussi sensible que la sécurité ne saurait être épisodique .

Le laxisme décrié par le grand public a refroidi les élans de participation citoyenne et inclusive des populations pour leur propre sécurité .Le paradigme disproportionné des moyens mobilisés pour la protection des personnalités au détriment de la majorité des populations doit être aussi repensé. Les insuffisances de nos services de renseignement doivent être corrigées et comblées. Le sens du devoir patriotique doit continuellement être rappelé à nos forces de maintien de l'ordre et les dérives sévèrement sanctionnées, punies.

Nos services de sécurité doivent reprendre la main. Il ne s'agit seulement pas d'en prendre simplement conscience, mais d'y veiller, d'en faire le suivi permanent et de procéder aux réajustements nécessaires à temps et en urgence lorsque la nécessité s'impose. Ce n'est qu'à ce prix que notre sécurité et notre paix deviendront l'affaire de tous, et que nous pourrons nous permettre de dormir sous nos deux oreilles'.

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