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Actualités of Wednesday, 25 August 2021

Source: www.camerounweb.com

Exploitation du bois: le Cameroun a perdu plus de 100 000 hectares de forêts en 2020

Exploitation de bois dans une forêt au Cameroun Exploitation de bois dans une forêt au Cameroun

• L'exploitation du bois détruit les forêts au Cameroun

• C'est ce que révèle un rapport de Global Forest Watch

• La plateforme de surveillance tire sur la sonnette d'alarme


Dans une récente publication, Global Forest Watch lance une alerte sur la destruction à une vitesse vertigineuse des forêts primaires humides au Cameroun, occasionnée par les exploitations de bois, dont nombreuses échappent à la surveillance de l'autorité.

En d'autres termes, une grande partie des exploitation de bois au Cameroun et dans plusieurs pays d'Afrique se font de manière clandestine et ne profitent pas au pays, mais à des réseaux de trafiquants.

Pour revenir à l'alerte lancée par Global Forest Watch, notons que le pays a perdu en 2020, plus de 100 000 hectares de forêts primaires humides, près du double des pertes enregistrées en 2019.

"...L’exportation de grumes a plus que sextuplé, passant de 200 000 mètres cubes en 2005 à presque un million de mètres cubes en 2017...Pendant ce temps les importations de meubles n'ont pas baissé, environs 10 milliards par an. Une usine de cure dent devait parait-il voir le jour voilà bientôt un an", apprend-on.

L'ampleur réelle du phénomène d'exploitation illégale et anarchique des forets au Cameroun a fait il y a quelques années, l'objet d'un rapport publié par l'ONG Les amis de la Terre. Selon l'institution, le phénomène est difficile à évaluer. "Les chiffres varient entre 15 % et 40 % des volumes exportés", note-t-elle.

Cette situation était tellement préoccupante que l'Union européenne avait négocié avec le Cameroun un accord pour obtenir des garanties sur la traçabilité des marchandises (bois) achetées. Cet accord, baptisé Flegt (Forest Law Enforcement, Governance and Trade), s'inscrivait dans le cadre d'un partenariat pour la préservation des forêts du bassin du Congo. Le Cameroun était le premier pays à s'être porté volontaire.

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