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Actualités of Thursday, 22 July 2021

Source: Le Jour

Examens officiels 2021 : les premiers résultats en hausse

Les résultats sont meilleurs que ceux de l’année précédente. Les résultats sont meilleurs que ceux de l’année précédente.

Selon des statistiques rendues publiques par la Direction des examens, des concours et de la certification (Decc) du ministère des Enseignements secondaires (Minesec), les élèves de toutes les classes dont les résultats ont été rendus public en fin de semaine dernière ont mieux travaillé que leurs aînés de la session 2020. Sur 215.526 candidats présents au Brevet d’études de fin du premier cycle (Bepc) ordinaire, 151.777 sont admis soit un taux de réussite de 72,44%. Ce taux était de 61,19% la session d’avant soit une progression relative de plus 11%.

S’agissant du Bepc bilingue, 2.808 candidats obtiennent ce diplôme de fin du premier cycle francophone sur 3.137 présents, soit un taux de réussite de 89,51%. Ici encore, le succès enregistré engrange 6 points sur la session 2020, où les candidats avaient fait 83,6%. Au niveau de l’enseignement technique, le certificat d’aptitude technique (Cap) industriel confirme cette tendance haussière : sur 30.433 candidats présents, 25.661 ont obtenu le sésame soit 84,32%. 12% de gagné car le précédent résultat était à 72,60%.

Au niveau de la distribution géographique également, toutes les régions administratives réalisent des progrès, exceptions faites du Sud et de l’Extrême-nord au Bepc bilingue ; de l’Est et du Sud-Ouest au Cap industriel. Jusque-là, le gap comparatif n’est pas important. Comme par le passé, les régions du Littoral et du Centre, parfois le Nord-Ouest, se discutent la tête de ces classements tandis que les régions septentrionales, à l’exception de l’Adamaoua une fois de plus, occupent la queue du peloton. Leurs problèmes de scolarisation sont connus puisqu’on y parle au niveau primaire, des « zones d’éducation prioritaire ».

Paradoxes
En attendant les explications techniques des experts en éducation, les parents ne crachent pas sur ces résultats que certains taxent de populistes. « C’est l’Etat qui décide de la certification de ses citoyens et des usages de son système. Il ne faut surtout pas frustrer les enfants en leur racontant qu’ils ont réussi suite à une quelconque complaisance de la part des examinateurs. Leur diplôme vaut les autres », rassure un proviseur. Mais pour une année qui aura été caractérisée par de nombreux couacs, le tableau est trop reluisant. En effet, après une interruption des cours le 17 mars 2020 pour cause de pandémie du coronavirus, les élèves n’ont repris les cours que le 5 octobre suivant, après sept mois de vacance intellectuelle. Pour aller en classe supérieure, il suffisait juste de cumuler 08 de moyenne sur 20, sur les deux premiers trimestres.

Pour ne pas simplifier les choses, l’institution de la mi-temps pour juguler le plein de classes généré par la réduction des effectifs à 50 élèves par classe a considérablement réduit le temps des cours et des devoirs. « On peut s’en féliciter si ces résultats reflétaient réellement l’efficacité et l’efficience du système. Nous qui sommes dans le système savons que la réalité est plus complexe que ce qu’on nous fait voir. Des facteurs conjugués peuvent concourir à l’amélioration des performances : la qualité des enseignements et des apprentissages, la manière d’évaluer (les épreuves), diverses techniques dans les délibérations … », renseigne de prime abord Augustin Ntchamande, le secrétaire exécutif de l’Onaped, une plateforme des parents d’élèves soucieuse de la qualité de l’éducation au Cameroun.

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