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Actualités of Thursday, 19 August 2021

Source: www.camerounweb.com

Etudiant torturé à mort à Bamenda: comment sa mère apprend la nouvelle chez un prêtre

Muma Ndeh Bumah, le jeune étudiant torturé à mort Muma Ndeh Bumah, le jeune étudiant torturé à mort

• Madame Beatrice Bumah a perdu son fils.

• Muma Ndeh Bumah, son fils, avait été torturé à mort par les militaires.

• C'est Mgr Andrew Nkea du diocèse métropolitain de Bamenda qui était chargé d'annoncer la nouvelle à la dame.


Dame Bumah est dans un choc depuis quelques jours, notamment, depuis qu'elle a appris la disparition de son fils, jeune étudiant à l'Université de Bamenda. Ce dernier aurait été capturé et torturé jusqu'à ce que mort de s'en suive.

Selon nos confrères du site mimimefoinfos.com, la famille du jeune étudiant ne sait ni où son fils détenu depuis 8 moi, ni où se trouve actuellement son corps, afin que des cérémonies funéraires soient organisées.

Tout ce qu'elle sait, c'est que son fils est mort et c'est l'archevêque de Bamenda qui lui a annoncé cette nouvelle.

" Lorsque votre fils a été arrêté, les militaires l'ont accusé de collaborer avec des séparatistes. Il a été torturé et alors qu'il saignait abondamment, il a été jeté dans la cellule et détenu. Le lendemain, il a été découvert mort. Recevez mes condoléances madame", lui aurait déclaré ce dernier.

"Je me suis rendue au bureau de l'archevêque de Bamenda le 7 août pour demander où se trouvait mon fils. C'est alors qu'il m'a annoncé la déchirante nouvelle. Plus tôt le 4 août, j'étais au bureau du directeur du service militaire à Yaoundé. La manière dont il m'a parlé, j'ai senti que quelque chose n'allait pas avec mon fils. Il m'a alors demandé de revenir à Bamenda et de rencontrer l'archevêque Andrew Nkea pour me donner des détails… Mon mari, toute la famille et moi demandons à l'État camerounais de fournir le cadavre de notre fils. En plus de cela, le gouvernement devrait nous expliquer ainsi que les circonstances mondiales qui ont conduit à la mort de mon fils", déclare Mme Beatrice Bumah à notre confrère.

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