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xxxxxxxxxxx of Wednesday, 17 March 2021

Source: camerounweb.com

Ernesto Yene prédit l’augmentation des violences u Cameroun

Le journaliste et animateur socio-éducatif estime que la surexposition et la grande disponibilité de l’alcool, des drogues et à l’industrie du divertissement ne peuvent qu’empirer la situation.

Il ne suffit pas de prononcer le nom d’un médicament pour guérir d’une maladie, il faut le boire !
On assiste depuis un moment à une récurrence de faits divers caractéristiques et symptomatiques d’une délinquance et dérive juvénile. Les sextapes, les agressions, rixes sont devenues banales. Loin de croire que il existe un endroit, pays au monde avec ZERO dérapage de la jeunesse, chacun peut constater que au Cameroun, non seulement les faits sont plus violents, trashs et plus dégradants que par le passé, mais surtout récurrents et impliquent des jeunes de plus en plus des moins jeunes.
Et ça va augmenter parce que :
1- des facteurs contextuels existent.
a) la population de moins de 14 ans est estimé à 42%, les moins de 25 ans 55%. La majorité pénale est de 18 ans. 2 filles sur 5 de moins de 25 ans sont fille-mères.
b) La surexposition et la grande disponibilité de l’alcool, des drogues et à l’industrie du divertissement.
c) L’arrivée des NTIC et l’accès et la production non-contrôlés des contenus audio-visuels inappropriées pour certains moins jeunes.
2- Des facteurs socio-politiques aggravants.
a) Une précarité et pauvreté de la majeur partie des Camerounais qui touchent les parents et affectent le tissu familial.
b) Faible répression sur des personnes, établissements, structures coupables de « corruption de la jeunesse »
c) Une faible collaboration entre les acteurs de la chaîne de l’éducation, encadrement et accompagnement des jeunes. Notamment une faible collaboration entre les établissements scolaires et le milieu associatif.

Ces éléments mis ensemble constituent un cocktail suffisamment fort pour que les phénomènes de dérives, violences des jeunes augmentent. Bien plus, c’est une jeunesse qui est déculturée dont on parle et par conséquent qui suit, écouté, obéit aveuglement à ses pulsions. L’enfant, l’adolescent, le jeune qui grandit dans un milieu où il ne côtoie pas suffisamment : les arts du spectacles, la lecture, le cinéma, le sport et qui n’est pas très tôt imprégnés des us et coutumes de sa culture va s’animaliser! Va machinalement se plier à ses pulsions.
Les pouvoirs publics ont l’obligation aujourd’hui de se pencher sur les facteurs évoqués plus hauts pour comprendre ce qui pourrait être fait a fin de réduire cette déliquescence de la jeunesse. Si on se contente de s’étonner à chaque fois que une populace juvénile caractérisée à certaines périodes de sa maturation par une bouillonnement d’hormones et laisser sans garde-fous, alors on va lire l’heure !
Les parents sont de plus en plus jeunes et comme ses femmes enceintes à qui ont faisaient la causerie lors de ce qu’on appelle les rencontres PMI-maternités eux aussi en ont besoin. La gestion de la vie de la famille et surtout en situation de monoparentalité n’est pas une évidence. Surtout pour des jeunes parents qui parfois n’ont pas eu le temps eux-mêmes d’être jeune. A partir de là, décloisonnons nos cultures et mentalités pour comprendre que une jeune papa puisse aller aux causeries PMI-maternité pour comprendre un bébé, que les parents lors de la présentation de leurs petits-enfants prennent du temps pour parler aux jeunes parents comme cela se faisait à une certaine époque. In fine c’est d’un réexamen des acteurs de la chaîne socio-éducative dont il est aussi question pour sortir du jeu de "c'est la faute de l'autre" avant la prise de mesures courageuses et rigoureuses.

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