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General News of Tuesday, 16 June 2020

Source: cameroon-info.net

Eric Chinje favorable à la révision de la Constitution


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L’ancien journaliste de la Cameroon Radio Television suggère qu’un projet de réforme constitutionnelle soit déposé à l’Assemblée Nationale et au Sénat à l’occasion de la session de juin 2020 en cours, pour jeter les balises d’une refondation de la nation dans tous les domaines sans exclusive.
Autant le dire d’entrée, Eric Chinje, l’ancien journaliste de la Cameroon Radio Television (CRTV) est favorable à une révision de la loi fondamentale du Cameroun, non pas pour ouvrir la brèche à un scénario de «succession de gré à gré» au sommet de l’Etat, débat qui a pignon sur rue en ce moment dans le microcosme politique, mais pour une vision élargie de la refondation de la nation. Il l’a exprimé dans une chronique publiée ce mardi 16 juin 2020 dans les colonnes du quotidien Le jour.

Le Conseiller chargé de l’international au sein du think thank «Cape Cameroun», dont l’ancien Secrétaire général à la Présidence de la République, Titus Edzoa est le président, préconise que cette question soit sérieusement envisagée au Parlement, Assemblée Nationale et Sénat, qui siègent concomitamment depuis une semaine pour le compte de la session de juin 2020.

«Le premier projet de nouvelle constitution devrait être déposé devant ce Parlement. Elle devrait consacrer la séparation des pouvoirs, notamment entre l'exécutif et le judiciaire; mettre en place des mécanismes de (responsabilisation) pour les juges et les membres de la profession juridique; faire entendre des voix alternatives au Parlement; garantir des élections libres et équitables à tous les niveaux (c'est ainsi que nous donnons la parole au peuple), et ossifier dans la constitution ce statut spécial pour les régions anglophones et les mesures pour enfin construire un pays bilingue», propose Eric Chinje.

L’ancien fonctionnaire du département Afrique de la Banque Mondiale fait le diagnostic de la santé économique et sociopolitique de son pays sur les quatre dernières décennies, et regrette que depuis le début de sa déliquescence au début des années 1980, la pente n’ait pas été redressée de sorte à doter le pays de moyens conséquents pour assurer sa prospérité.

«La nation était prête à décoller économiquement au début des années quatre-vingt. La communauté mondiale du développement a vu un pays sur le point de passer de la pauvreté à l’une des rares économies africaines à revenu intermédiaire», relève-t-il pour le déplorer. Et d’ajouter: «une nation ne peut prospérer si elle n'écoute pas sa voix la plus profonde - la vérité collective - pour la guider. Beaucoup de choses ont mal tourné avec le Cameroun au fil des ans, et nous devrions reconnaitre cette vérité. Nous ne sommes plus en concurrence avec des pays comme la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Kenya et la Zambie. De plus petites économies comme le Cap-Vert, Maurice, le Rwanda et les Seychelles se sont également précipitées devant nous. Pourtant, aucun de ces pays ne se rapproche du Cameroun -l'Afrique en miniature – en termes de potentiel de croissance et de ses ressources humaines et naturelles».

Pour autant, Eric Chinje ne désespère pas. Mais pour corriger les dysfonctionnements qui plombent le redécollage du pays, il insiste sur la réforme constitutionnelle, et fonde beaucoup d’espoir en la session de juin au Parlement.

«Avec une nouvelle constitution, nous commencerons à uniformiser les règles du jeu pour tous les citoyens, à permettre à l'excellence d'être la base d'un nouveau contrat social et à relancer le processus de croissance de l'économie nationale. Cela nous permettra de fixer de nouveaux seuils pour le pays: en alimentation et nutrition; logement et développement territorial; fabrication industrielle; la technologie; l'intégration régionale (basée sur l'expansion des marchés en Afrique); substitution des importations - produits du bois, textiles, cuir, machines de base, produits pharmaceutiques (herbes et plus); tourisme et culture, etc. C'est mon espoir et la promesse de notre temps».

Et dans cette nouvelle Constitution, il propose que les hommes et femmes qui travailleraient à son élaboration, tiennent exclusivement compte des spécificités camerounaises, inspirées des traditions qui ont défini la gouvernance du Cameroun avant la colonisation.

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