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General News of Friday, 31 January 2020

Source: cameroonintelligentreport.com

Epervier: vers le limogeage du Directeur général des Impôts

Les représentants des principaux employeurs camerounais demandent le limogeage du chef des impôts camerounais, signe d'une détérioration des relations entre les secteurs des entreprises et des administrations publiques en raison de la sous-performance de l'économie.

Le président du Groupement Inter Patronal du Cameroun (GICAM), Célestin Tawamba, dans une lettre datée du 16 janvier et adressée au président Paul Biya, s'est plaint de l'attitude de l'actuel chef de la Direction Générale des Impôts (DGI), Modeste Mopa Fatoing.

Un observateur de l'environnement économique du pays a résumé la lettre, affirmant qu'il s'agissait «d'un acte d'accusation et, surtout, d'une demande explicite de licenciement [de Fatoing]».

Dans ce qui était évidemment une fuite délibérée, la lettre a fait la une des journaux économiques. Un titre en date du 22 janvier déclarait: «Rupture complète des relations entre le Directeur Général des Impôts et les entreprises» et contenait des extraits substantiels de la lettre. Naturellement, cette activité a déclenché sur les réseaux sociaux.

La réforme fiscale du Gicam en question

Selon une copie de la lettre, vue par Jeune Afrique, le patron des patrons a ouvertement critiqué le patron de la DGI pour, entre autres, «son incapacité à dialoguer et à faire face à la contradiction, le refus de délivrer des documents administratifs qui a conduit des retards considérables dans les investissements, son incapacité à concevoir une politique budgétaire à court et moyen terme susceptible de dynamiser la croissance tout en assurant un niveau de revenus appréciable à l'État, son méconnaissance de la réalité des entreprises ».

Pour Tawamba, il semble que la paille qui a brisé le dos du chameau était «l'hostilité de Fatoing à une proposition de réforme fiscale du GICAM dans laquelle il [Fatoing] pensait percevoir une tentative du secteur privé de remplacer l'État, malgré les instructions de ses supérieurs».



La pierre angulaire de la proposition de réforme fiscale de 300 pages du GICAM, soumise en 2018, était de réduire le taux de recouvrement minimum sur le chiffre d'affaires de 2,2% à 1,1%. Cela donnerait aux entreprises un allégement fiscal d'une valeur de 51 milliards de francs CFA (8,7 milliards de dollars). Tawamba, qui est également le fondateur du groupe Cadyst Invest, a toujours plaidé pour l'abandon de la taxation basée sur l'activité au profit d'une taxe basée sur le profit.

Le Cameroun et le FMI

La DGI Fatoing a rejeté les plaintes. "La DGI n'est opposée à rien", a-t-il déclaré.

Un responsable de l'administration fiscale a déclaré: «Les arbitrages en matière budgétaire et fiscale sont effectués par la présidence» et a souligné que 71% des propositions du GICAM ont été validées par un comité de pilotage créé en 2018 par le ministre des Finances Louis Paul Motaze, dont la plupart sont progressivement En cours d'exécution.

«Les 29% restants des propositions, qui incluent la question de la collecte minimale, nécessitent des études approfondies de leur impact, tout cela alors que le Cameroun est sous programme avec le FMI. Par ailleurs, le ministre des Finances avait fait part de cela aux employeurs le 3 novembre 2018, à Douala », a indiqué notre source.
Le destinataire de la lettre, le président Paul Biya, est resté silencieux.

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