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General News of Wednesday, 28 April 2021

Source: camer

Epervier: une cellule en préparation pour Fame Ndongo à Kondengui

Après avoir dupé le chef de l'État Paul Biya en lui faisant commander 500 mille gadgets d'enfants abusivement appelés ordinateurs, et destinés aux étudiants, pour l'astronomique somme de 75 milliards francs CFA, le ministre d'État, ministre de l’Enseignement, Jacques Fame Ndongo, est accusé d'avoir distrait une bonne partie des six milliards francs CFA qu'il a reçus, pour la lutte contre la Covid-19.

Selon des sources généralement crédibles, le ministre de l'Enseignement supérieur (Minesup) a reçu une dotation de six milliards francs CFA, pour mener la lutte contre la propagation de l'épidémie du Coronavirus. La rondelette somme, nous apprend-on, était essentiellement destinée aux huit universités d'État du Cameroun où, est concentré essentiel de la population de l'Enseignement supérieur, avec des dizaines de milliers d'étudiants, d'enseignants et autres personnels d'appui.

Selon nos informations, alors que les universités d'État étaient livrées à elles-mêmes au moment où l'épidémie du Coronavirus sévissait l'an dernier, et lorsqu'on sait qu'il s'agit des milieux qui drainent la plus forte concentration humaine au Cameroun, Jacques Fame Ndongo le Minesup, nous apprend-on, aurait débloqué 2,5 milliards, et remis à la Cameroon Telecommunications (Camtel), pour «la visibilité des universités d'État du Cameroun sur la toile". Une dépense à laquelle les six milliards francs CFA n'étaient point destinés. Bien plus, selon des sources concordantes, aucun recteur des huit universités d'État, ne se serait aperçu de ce signal attestant de la visibilité des universités, sur la toile, et surtout, moyennant l'astronomique somme de 2,5 milliards francs CFA. "

Les enquêtes judiciaires devront aussi interroger la directrice générale de Camtel, et lui demander de prouver qu'effectivement, les 2,5 milliards francs CFA reçus du Minesup, ont été consacrés à la visibilité des universités sur la toile. Je pense qu'un tel montant est excessif et énorme, pour des prestations de visibilité des universités en ligne. Quels qu'en soient les cas, au cas où cet argent aurait été effectivement versé à Camtel, il s'agit d'une faute de gestion. Faute de gestion parce que cet argent n'était pas destiné à la visibilité des universités d'État sur la toile, mais à la lutte contre la Covid-19. Une faute de gestion peut se muer en détournement de fonds publics, mais ce serait aux juges de l'établir", nous fait savoir un professeur agrégé, spécialiste du droit pénal.

Selon des informations puisées à bonne source, les besoins des huit universités d'État du Cameroun, relativement à la lutte contre la Covid-19, s'élevaient à 5,5 milliards francs CFA, soit 687 mille francs CFA par université. Par principe. Seulement, nous précise-t-on, les universités devaient recevoir la dotation au prorata de leurs effectifs. Yaoundé 1, Yaoundé 2 et Douala étant les trois universités d'État comportant le plus grand nombre d'étudiants. Des sources rapportent alors que la question avait été débattue entre les différents recteurs et le ministre d'État, ministre de l'Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo. Le chancelier des Ordres académiques aurait alors demandé à plusieurs recteurs, de coter des dépenses que ceux-ci auraient trouvé " bizarres", et dont ils seraient incapables de produire le moindre justificatif.

Des confidences rapportent que ça avait coincé entre Jacques Fame Ndongo et les recteurs, lesquels avaient alors trouvé très peu orthodoxes, ses instructions quant aux dépenses liées aux fonds dédiés à la lutte contre la Covid-19. " La tension était vive entre le ministre d'État et le recteur. Le ministre avait manifesté une vive colère, et les recteurs avaient gardé silence, mais n'avaient pas lâché prise, et étaient revenus à la charge, en faisant savoir au ministre que les fonds nécessaires à la lutte contre la Covid-19 dans les huit universités d'État, s'élèvent à 5,5 milliards francs CFA. Or, le Minesup avait reçu 6 milliards de francs CFA, soit 500 millions de plus que ce qui était nécessaire aux huit universités d'État. Il restait donc à Jacques Fame Ndongo, une bonne marge de manœuvre de 500 millions francs CFA, pour lutter contre la Covid-19 au niveau des services centraux, au ministère de l'Enseignement supérieur à Yaoundé.

Toutes les Universités d’État n’ont pas reçu l'argent sur les six milliards accordés au Minesup pour lutter contre la Covid-19

Des sources introduites rapportent que les fonds alloués à la lutte contre la pandémie du Coronavirus, n'ont pas été octroyés à toutes universités d'État, dont celle de Yaoundé 1 avec ses 72 mille étudiants, celle de Buea. Nos sources rapportent que l'université de Yaoundé 2 - Soa a fait part de son intention au ministre d'État de recevoir des fonds pour lutter contre la Covid-19, mais que jusqu'à présent, les fonds n'auraient pas encore été acheminés. Nos sources confirment péremptoirement que les Universités de Ngaoundéré, et Bamenda avaient reçu des fonds, et que les Universités de Yaoundé 1 et de Buea, n'avaient rien reçu. Votre journal se heurte d'ailleurs au mutisme des huit recteurs des universités d'État du Cameroun. Ces derniers ne veulent point évoquer le sujet, et renvoient nos intermédiaires au ministre d'État, ministre de l'Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo. "Aucun recteur ne veut s'exprimer sur cette affaire - là, on dirait une sorte de malaise parmi eux. Un qui a eu la politesse de nous répondre, nous a dit : allez rencontrer le ministre d'État lui-même. Je n'ai rien à vous dire", nous rapporte un de nos informateurs.

Fame Ndongo, l'homme aux mille scandales, mais toujours au gouvernement

Pendant son magistère comme ministre de la Communication (2000 - 2004), Jacques Fame Ndongo qui est aussi président du Conseil d'administration de la Crtv, est éclaboussé par le scandale de l'arrimage du média audiovisuel gouvernemental camerounais, au satellite. L'on parle d'une rondelette somme de 2,5 milliards francs dont la gestion par le ministre de la Communication, sera entourée de nuages. Mais le professeur de Sémiologie va survivre au scandale, et sera même promu ministre de l'Enseignement supérieur en fin d'année 2004, après la brillante réélection de Paul Biya à la tête du Cameroun. Et depuis plus de 16 ans, et malgré de nombreux couacs et bruits assourdissants, Jacques Fame Ndongo trône toujours à la tête d'un ministère de l'Enseignement supérieur qui se meurt, parce que piloté par un professeur d'université totalement ignorant du système universitaire camerounais et des systèmes universitaires du monde, et à court d'inspiration, pour une Université camerounaise tonique et optimale.

Le coup foireux des 75 milliards francs CFA des 500 mille " ordinateurs " Paul Biya Higher Education Vision (PBHEV)

A la manœuvre pour duper le chef de l'État Paul Biya et le livrer à la risée, Jacques Fame Ndongo, ministre de l'Enseignement supérieur, et promu ministre d’État, lors du réaménagement gouvernemental du 04 janvier 2019. Le ministre de l’Enseignement supérieur a poussé le chef de l'État Paul Biya, à contracter une dette de 75 milliards francs CFA auprès d'Eximbank of China, pour offrir 500 mille ordinateurs aux étudiants camerounais. Une idée très louable du chef de l'État Paul Biya. Une initiative salutaire sur le fond, mais dévoyée sur la forme, par le celui chargé de la mettre en œuvre : le ministre de l'Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo. En effet, les ordinateurs PBHEV, donnés comme coûtant 150 mille francs CFA l'unité, valent réellement 36 500 francs CFA, selon des experts et autres personnes qui connaissent la Chine.

Pour ces experts, le Cameroon aurait pu mettre sur pied une usine de montage pour les 500 mille ordinateurs, monter des ordinateurs de qualité, et à moindre coût, comme l'a fait le Rwanda de Paul Kagame. Abusivement appelés ordinateurs, ce qui est distribué aux étudiants camerounais, n'a pas la valeur et la fiabilité d'un téléphone de 60 mille francs. Il s'agit en fait de gadgets pour enfants. Les ordinateurs PBHEV jonchent les sentiers des cités universitaires du Cameroun. On peut les apercevoir en pièces détachées sur le sol. Il s'agit de gadgets d'enfants. Certains ne fonctionnent même pas à l'état neuf. D'autres ne mettent pas plus de trois mois. "Mes nièces ont reçu les ordinateurs Paul Biya en 2017, mais elles sont toujours en train de solliciter mon laptop que j'ai acheté à 180 mille francs il y a sept ans, pour faire leurs travaux d'étudiants. Aucun de leurs ordinateurs ne fonctionne", fait savoir un étudiant en Doctorat de l'université de Douala.

De toute façon, avec le Fonds Monétaire International (FMI) qui demande des comptes au Cameroun sur sa gestion des fonds reçus pour la lutte contre la pandémie du Coronavirus, plusieurs ministres, chefs de juridiction, directeurs généraux de sociétés d'État et autres responsables, devront rendre compte, et éventuellement gorge. C'est le cas du ministre d'État, ministre de l'Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo, sur sa gestion des six milliards francs CFA reçus. Tout compte fait, nos sources rapportent que Jacques Fame Ndongo est aux portes de la prison centrale de Kondengui à Yaoundé, et que son dossier est déjà bouclé, et n'attend plus que sa sortie du gouvernement.

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