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General News of Thursday, 10 December 2020

Source: Le Messager

Epervier: le complot contre Mebe Ngo’o éventré par un journal international

Dans son édition du vendredi 4 décembre dernier, le bimensuel édité à Paris, en présentant le dessein de Paul Biya à couper toutes les têtes de ministres engagés dans la course à sa succession, dévoile au grand jour, les manœuvres souterraines ourdies par les proches collaborateurs du Chef de l’Etat, déterminés à couler l’ancien ministre de la défense.

A vingt jours de la prochaine audience du procès de Edgar Alain Mebe Ngo’o et co-accusés au tribunal criminel spécial de Yaoundé, nos confrères de la Lettre du Continent grattent le vernis sur le feuilleton mélodramatique qui est loin d’avoir rendu son dernier épisode. Bien plus, au-delà de fixer le lecteur sur les procédures et les chefs d’accusation qui pèsent sur les principaux mis en cause, le très sérieux hebdomadaire va plus loin en faisant des révélations sur la réunion secrète qui a consacrée la mise à mort de l’ancien ministre délégué à la présidence de la république chargé de la défense.

Le canard consacré à l’actualité politique et économique en Afrique de l’Ouest et dans les pays du golf de Guinée, soutient au passage que la fameuse réunion tenue derrière les lambris dorés du palais de l’unité sur instruction du Chef de l’Etat, regroupait autour d’une même table, Ferdinand Ngoh Ngoh, SG de la présidence de la république , Landry Galax Etoga, secrétaire d’Etat à la défense en charge de la gendarmerie mais également Martin Mbarga Nguéle, DG de la sureté nationale et Laurent Esso, ministre de la justice, garde des sceaux question de donner une coloration juridique à cette affaire qu’on sait purement politique.

L’obsession du trône

La décapitation de Mebe Ngo’o ainsi actée, il sera interpellé le 08 mars 2019 au lendemain du rapatriement de Basile Atangana Kouna, ex ministre de l’eau et de l’Energie en fuite au Nigeria voisin. La suite, on la connait par cœur. Le digne fils de Sangmelima, après avoir passé 48 heures chez le juge d’instruction, est déféré à la prison centrale de Kondengui où il passe 18 mois avant le début des procédures. Il lui est reproché un détournement de plus de 20 milliards de Fcfa, représentant le cout total d’une convention de prêt par laquelle Paul Biya a obtenu de la Chine, le rééquipement de toutes les composantes de l’armée camerounaise. Et pour ne rien arranger Mebe Ngo’o est également accusé de blanchiment aggravé des capitaux pour 20 milliards de Fcfa.

L’article de LC soit dit qui n’en est pas à son premier jet sur l’affaire (tout comme JA) vient confirmer au moins deux choses. Primo, l’ordre de l’embastillement de l’ancien ministre des transports ne vient pas forcément de Paul Biya himself. Mais de ses plus proches collaborateurs qui, animés par l’obsession du trône, n’ont jamais vu d’un bon œil, celui qu’on présentait dans les arcanes du pouvoir comme l’héritier présomptif du président de la république au nom de sa loyauté et les faits d’armes qui plaident largement en sa faveur. Ce d’autant plus que des habitués du palais d’Etoudi confient sous cape, que le N’nom qui a toujours vu en l’ex ministre de la défense, un collaborateur fidèle et sérieux. Il est donc difficile de comprendre comment quelqu’un à qui il a régulièrement confié des dossiers délicats, engageant même la souveraineté de l’Etat, puisse curieusement tomber en disgrâce à cause d’une affaire abracadabrantesque de détournement de deniers publics.

Loyauté à toute épreuve

Secundo, Mebe Ngo’o a l’avantage d’avoir des états de service qui confrontent ceux qui pensent que ses déboires avec la justice sont d’avantage liés à des règlements de compte plutôt qu’une affaire de trahison du prince maquillée en mauvaise gestion de la fortune publique. Au-delà de sa discrétion légendaire sur laquelle il a bâti sa carrière de haut commis de l’Etat, il y’a cette loyauté à toute épreuve qui le caractérise depuis ses premières années dans la préfectorale. A titre d’exemple, pendant toute la période où il était en attente de jugement, il n’a jamais bronché. Un postulat qui est vrai à bien d’égards. A preuve, au cabinet civil de la présidence de la république où il a séjourné, il a géré toutes les affaires classées secret-défense à lui confiées par Paul Biya dans la totale discrétion et avec succès qui ne lui ont pas que fait des amis.

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