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General News of Wednesday, 22 July 2020

Source: ecomatin.net

Epervier : la tête du PCA de l’ART Justine Diffo mise à prix


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Leader de la société civile, enseignante de droit, spécialiste du droit Ohada, mais milite pour des circonstances atténuantes en faveur du président du conseil d’administration de l’agence de régulation des télécommunications. Non respect des dispositions réglementaires, des règles d’éthique et de gouvernance, racket, corruption, etc. les accusations portées contre le président du conseil d’administration (PCA) de l’Agence de régulation des télécommunications (ART) sont extrêmement grave et ne laisse personne indifférent. Mieux, elles ont de quoi susciter indignation et colère. Une colère face à ce qui s’apparente à une véritable trahison contre la femme et la société civile. La colère serait d’autant plus grande quand on sait qui est la mise en cause.

Le professeur Diffo Justine Tchunkam ! En effet, dans une étude publiée en mars 2018, « Répertoire du leadership féminin au Cameroun », le Pr Viviane Ondoua et leader de la société civile dans l’échantillon du « portraitrobot de la femme leader au Cameroun ». A son actif, Justine Diffo est réputée pour avoir rendu aux femmes leur dignité politique. Jusqu’à présent, le Pr. Justine Diffo Tchunkam était connue comme une universitaire qui s’est illustrée par son combat pour l’accession des femmes aux sphères de décision politique au Cameroun au travers de son ONG « more women in politics ». Ses combats ont fait d’elle le chantre de l’éveil des consciences politiques chez les femmes et ses réussites sont nombreuses, entre autres le nombre de femmes au Parlement.


L’intéressée est bien consciente de la responsabilité des femmes qui occupent des postes de responsabilité dans notre pays. « Il faut que les mentalités bougent encore plus dans notre pays pour qu’on accepte de voir plus de femmes assumer les hautes responsabilités politiques. C’est là le gage d’une société plus démocratique … », déclarait-elle au Pr Viviane Bowolé. Et voilà que nous apprenons que… Plaise à Dieu que tout cela ne soit pas vrai.

Nous ne désespérons pas que très vite, Pr. Justine Diffo Tchunkam va tirer cette situation au clair et rassurer tout le monde. Leader de la société civile, enseignante de droit, spécialiste du général des établissements publics est claire. Le texte encadre mieux le mode de gestion des établissements publics en y apportant notamment des précisions sur les mécanismes de contrôle et les attributions des directeurs généraux et PCA. Les experts y ont vu un moyen de booster la performance des structures et de réduire les risques de fautes de gestion. Hélas. On imagine l’embarras du président de la République, face à ce scandale.


Même pas trois mois que la mise en cause a été nommée et voilà Paul Biya presque contraint de retourner à des notes. Lui qui prône la « République exemplaire » ne peut rester de marbre en pareil situation. Au-delà de la disgrâce et du déshonneur personnel, le Pr. Justine Diffo Tchunkam rend surtout un très mauvais témoignage à la société civile. Des milliers d’hommes et de femmes dont le travail reste essentiel pour la vie sociale et démocratique.

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