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General News of Monday, 8 February 2021

Source: Boris Bertolt

Epervier: la Société Nationale d’investissement du Cameroun en faillite

La Société Nationale d’investissement du Cameroun est une entreprise créée depuis 47 ans afin de promouvoir les investissements du Cameroun.Mais l’entreprise n’est plus que l’ombre d’elle même. Sur les 32 entreprises de son portefeuille, six de ces sociétés sont en arrêt d’activités et une en liquidation.
Elle est dirigée depuis 2003 soit depuis 18 ans par une femme appellée Yao Aïssatou. Elle est par ailleurs présidente de l’Organisation des Femmes du RDPC ( OFRDPC).
Le 4 janvier 2017, à Yaoundé, l’ex-ministre des Mines, de l’Industrie et Développement technologique (Minmidt), Ernest Gwaboubou organise une conférence de presse pour annoncer la réorganisation prochaine de la Société nationale d’investissement (Sni), le bras séculier de l’Etat du Cameroun en matière de prise de participations et de création des entreprises. Cette réorganisation induit, notamment, la création de deux nouveaux instruments qui feraient désormais de la Sni une véritable holding d’investissement : le Fonds national d’investissements stratégiques (Fonis) et le Fonds d’appui au développement industriel (Fadi). Le premier, consacré aux investissements dans les grands projets d’infrastructures lancés par le gouvernement, devait être doté d’un capital initial de 450 milliards de FCFA. Le deuxième devait se déployer dans le capital-risque, notamment la prise de participations dans des entreprises encore fragiles ou en difficultés.
Yao Aïssatou n’en a plus jamais parlé.
La Commission technique de réhabilitation des entreprises du secteur public et parapublic (CTR), observe dans son rapport sur les entreprises publiques en 2019:« une dégradation globale des performances du portefeuille de la SNI, dont le taux de rentabilité nette des sociétés s’établit à -51,05% en 2019, contre -37, 56% en 2018. Le nombre de sociétés bénéficiaires est passé de quatorze (14) en 2017, à dix (10) en 2018 et enfin à huit (08) en 2019 ».
Selon ce rapport, “en l’espace de 3 ans, le nombre d’entreprises de la SNI affichant des bénéfices en fin d’exercice budgétaire a pratiquement diminué de moitié, alors que toutes les autres sont déficitaires et survivent parfois grâce aux subventions de l’Etat”.