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General News of Tuesday, 23 March 2021

Source: www.camerounweb.com

Entre les pro Franck Biya et pro Ngoh Ngoh, qui veut tuer Nyamding Messanga?

Après sa convocation à plusieurs reprise au SED, son licenciement et son affectation punitive, le prof Nyamding Messanga se dit victime d'un projet d'assassinat. Mais ce qu'il ne nous dit pas, c'est qui veut le tuer? Mieux, lequel des deux plus puissants réseaux qui entourent le président veut le tuer?

Les Camerounais assistent depuis quelques mois à cette violente guerre que se livrent les membres du sérail qui veulent peser dans le choix du prochain successeur de Paul Biya. Des analystes parlent d’une guerre entre le clan Ferdinand Ngoh Ngoh qui peut compter sur le soutien de la première dame Chantal Biya et le clan de Franck Biya et ses soutiens qui se cachent dans l’ombre et donnent des coups pars l’intermédiaire des acteurs qu’on pourrait appeler des ‘agneaux’.

Nyamding Messanga et Sismondi Bidjocka seraient donc ces ‘agneaux’ qui seront sacrifiés dans cette violente guerre de succession.


Ngoh Ngoh vs Franck Biya

On danse déjà sur le ”scalp ” du président de la République, alors qu’il est encore vivant. Plus que jamais , la transition trotte dans toutes les têtes, nourrie ces derniers temps par des rumeurs sur l’incapacité du président Paul Biya a dirigé le Cameroun et son décès, fort heureusement démenties formellement via ses nombreuses sorties officielles. Mais pour les ambitieux , et il y en a beaucoup, ce n’est que partie remise . Beaucoup y pensent , beaucoup s’y préparent , beaucoup s’y voient. Après avoir exercé le pouvoir pendant 40 ans et ayant soufflé sur 87 bougies , Paul Biya n’a sans doute plus la santé de ses cinquante ans. A cet âge-là, comme le disait le Pr. Charlie Gabriel Mbock ,on tend plus vers le tombeau que vers le berceau.

Mais ,derrière ces passes d’armes , se cache la volonté pour chacun de porter l’estocade à l’adversaire dans le jeu successoral. Deux principaux camps s’affrontent, le clan Nanga ,dont est issu la première dame ,et celui des bulus. Ceux-ci cachent très mal leur volonté de prendre le relève en cas de vacance au sommet de l’Etat. Mais dans le camp d’en face, on ne l’entend pas de cette oreille. Fortement apprécié par Chantal Biya ,Ngoh Ngoh truste ,selon certains analystes, toutes les chances. Il semble en pole position pour le gré à gré que certains Camerounais décrient .

Malgré ces innombrables casseroles liées à l’organisation foireuse de la Can 2019, il a été maintenu à son poste et même ”ennobli” par Paul Biya qui a fait de lui un ministre d’État. Il bat tous les records de longévité au secrétariat général. Cela démontre que dans l’ombre , la première dame tient ferme et rechigne à ce qu’on l’éloigne de la Présidence de la République, comme on l’a fait à ses prédécesseurs. Car ,c’est à Étoudi que tout se prépare . Chantal Biya qui n’aspire qu’à la tranquillité quand son époux aura quitté la scène, sait avoir trouvé en le Sgpr celui-là qui offre toutes les garanties de paix et de sécurité. Le choix est donc acté.

Mais, le choix de Franck Biya serait-il crédible ? Ces choses que les Camerounais apprécient chez lui sont aussi des tares. Il n’a aucune expérience, ni dans la politique, ni dans l’administration. Quand on père prenait le pouvoir en 1982, même s’il était un nain politique ( Ahidjo fera d’ailleurs de lui l’un des vice-présidents de l’Unc en catastrophe avant de lui passer le pouvoir), il avait tout au moins déjà roulé sa bosse dans la haute administration qui, Cameroun , se confond au milieu politique. Parachuter Franck Biya maintenant dans les hautes instances du parti , océan de requins , pour une formation accélérée est possible. Il y sera encadré par des baby-sitters bienveillants.

C’est un scénario probable, mais difficilement vu qu’il est un peu pour le faire. Dans tous les cas , il n’existe aucune école où l’on forme les présidents de la République. Le hic c’est que le Cameroun a fortement changé et une succession de gré à gré se heurterait à une forte opposition. On le voit d’ailleurs déjà.

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