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General News of Tuesday, 16 February 2021

Source: Actu Cameroun

Enquête sur les actions phares de Paul Biya en faveur des jeunes

Dans une récente sortie épistolaire, le Pr Jacques Fame Ndongo. ministre d’Etat, ministre de l’«Enseignement-supérieur (Minesup) inventorie les programmes au bénéfice de la jeunesse estudiantine mis en œuvre par le président de la République. Initiatives et mesures qui s’inscrivent dans le cadre de la promotion de l’insertion sociale et professionnelle des diplômés.


Une enquête de l’Organisation internationale du travail (OIT) a révélé les chiffres suivants concernant l’employabilité des diplômés de l’Enseigne-ment supérieur. 10% s’auto emploient, 47% trouvent du travail dans des secteurs classiques, primaires, secondaire et tertiaire. 15% sont dans l’informel. Pour améliorer ces chiffres, la professionnalisation, un des piliers du triptyque assurance qualité, professionnalisation de la formation et employabilité qui fonde l’enseignement supérieur camerounais depuis son arrimage au système LMD apparait comme le préalable à une insertion socioprofessionnelle réussie.


«Fort justement, le gouvernement l’a orienté vers les filières technologiques susceptibles d’accompagner durablement le développement socioéconomique du pays», explique le ministre d’Etat, ministre de l’Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo, dans sa publication du 11 février 2021 intitulée «Adéquation formation-emploi : les actions phares du Président Paul Biya en faveur de la jeunesse estudiantine camerounaise». L’accès des jeunes à ces filières se fait via de nombreux concours organisés annuellement pour les écoles supérieures, les instituts universitaires de technologie, les écoles nationales supérieures polytechniques, les établissements de formation médicale…

Dans le but d’améliorer l’insertion socioprofessionnelle des diplômés, le Minesup s’est doté d’un observatoire national des métiers des diplômés de l’Enseignement supérieur (OMDES). Cette structure travaille de manière étroite avec les milieux universitaires et le monde professionnel et contribue ainsi à l’adéquation formation-emploi. Les principales actions menées à date sont: l’organisation de plusieurs sessions de formation sur les techniques de recherche d’emploi et le marché de l’emploi en partenariat avec le Fonds national de l’emploi. La collecte et la publication hebdomadaire à l’intention des jeunes diplômés et des chercheurs d’emploi des offres disponibles au Cameroun. Ainsi, 4700 offres d’emploi ont été publiées sur le site web de l’OMDES au cours de l’année 2020.


Application Supstudy

Par ailleurs, un catalogue des métiers présentant des différents secteurs d’activités, les professions existantes ainsi que le cursus académiques y débouchant a été mis en ligne. La mise sur pied d’une application dénommée Supstudy présentant l’ensemble des offres de formation disponibles au Cameroun et leurs débouchés. Enfin, l’OMDES met à la disposition des entreprises partenaires, une banque de données des étudiants et diplômés de l’Enseignement supérieur par secteur d’activité afin de faciliter leur mise en stage et leur recrutement éventuel.

A la suite de l’OMDES, il faut mentionner la naissance de la Cité des métiers à Yaoundé. Cette structure, fruit d’un partenariat signé en février 2021 entre le Minesup, via l’OMDES et l’ONG internationale Ani-Inter-national (Agi, Note et Innove) est un espace de conseils et de ressources documentaires. Il réunit dans un même milieu des professionnels issus de différents horizons, afin de mutualiser leurs ressources au profit des diplômés. Ceux-ci y trouvent des réponses à leurs questions en matière d’orientation, de formation, de reconversion professionnelle et de création d’entreprise. Une certification des compétences est prévue.

Le programme d’appui à l’employabilité des jeunes diplômés de l’En-seignement supérieur pour la création des entreprises (Pro-Paej) est quant à lui un projet présidentiel dont le but est de promouvoir l’insertion socioprofessionnelle des jeunes diplômés de l’Enseigne-ment supérieur par l’auto-emploi. Dans sa phase pilote, le Pro-Paej a reçu 2400 projets à l’issue de l’appel à candidature. 100 projets à fort potentiel de création d’emplois et de richesses ont été sélectionnés, à raison de 10 projets par région. Les domaines d’activités retenus sont en phâse avec le SND30. Le coût de fa phase pilote est de 300.000.000 FCFA.

Projets innovants

Le Getec fait aussi partie des activités de détection et d’accompagnement des étudiants porteurs de projets à forte valeur d’innovation et d’employabilité. A côté, des incubateurs d’entreprises des universités d’Etat sont des structures innovantes nées du programme national d’incubation des entreprises. Ils ont pour mission de détecter, accueillir, encadrer et accompagner les idées de projets de création d’entreprises pérennes et prospères. Le financement de ces incubateurs, de l’ordre de 1.230.000.000 FCFA durant les 4 dernières années, a été fourni essentiellement par le Minpmeesa (150 millions FCFA) par incubateur et le Minesup.

Le recrutement de 2000 jeunes titulaires du Doctorat PHD au cours de la période 2019-2021, le projet E-National Higher Education Network ayant pour composantes le don de 500.000 ordinateurs portables aux étudiants des universités du Cameroun et la mise en place dans les universités d’Etat de réseaux informatiques et centres de développement du numérique universitaire (tous déjà construits et équipés) sont, avec la loi des finances 2016, laquelle aménage des exonérations pour les entreprises qui recrutent des jeunes, d’autres mesures prises en faveur de la jeunesse estudiantine. Cette initiative a permis le recrutement par le secteur parapublic de 1500 diplômés de l’Enseignement supérieur entre 2016 et 2020.

Enfin, les huit écoles normales supérieures d’enseignement général et d’enseignement technique mettent à la disposition de la Fonction publique camerounaise au moins 1300 diplômés par an. Les diplômés de l’Enseignement supérieur qui sont admis aux concours directs d’entrée dans la Fonction publique camerounaise se chiffrent à une moyenne arithmétique annuelle de 2.000 sur 4.000 à l’issue des divers concours directs organisés par ce département ministériel.

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