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General News of Wednesday, 1 July 2020

Source: camerounactuel.com

Enquête sur le massacre de Ngabarbuh : l’enfumage de Biya mis à nu


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Le 21 avril 2020, le rapport d’enquête des massacres perpétrés sur plusieurs civils, parmi lesquels des enfants et les femmes dans la localité de Ngarbuh, département du Donga Mantung, région du Nord-Ouest avait été rendu public.
Un communiqué du secrétaire général de la présidence de La République revenait sur les circonstances de ce drame qui a choqué la communauté nationale et internationale. Deux mois après la publication dudit rapport impliquant les militaires desdits massacres survenus dans la nuit du 13 au 14 février 2020, l’on attend toujours l’application de certaines mesures prescrites par le président de la République en faveur des victimes.

Parmi les mesures édictées, le secrétaire général de la présidence de la République, le chef de l’Etat avait autorisé l’exhumation des corps des victimes afin de leur donner aux frais de l’Etat. Il était aussi question de leur donner une sépulture digne et de finaliser les constats nécessaires à la manifestation de la vérité. Le président de la République avait aussi prescrit le recensement des ayants droits des victimes par l’autorité administrative et du versement par l’Etat des indemnisations et compensations appropriées.

Georges Nkuo
Après l’annonce de ces mesures, les autorités politiques et administratives n’ont toujours pas fait le point sur la mise en application des prescriptions du chef de l’Etat. Monseigneur Georges Nkuo, l’évêque de Kumbo, considéré comme l’un des acteurs majeurs pour la manifestation de la vérité dans ces massacres affirme : « Je ne sais plus rien dans cette affaire depuis que les résultats de l’enquête ont été publiés »

Un responsable des services du gouverneur de la région du Nord -Ouest que nous avons contacté hier n’a pas hésité à apporter les clarifications suivantes : « Au lendemain de la publication du rapport d’enquête; une Commission régionale pilotée par le gouverneur du Nord-Ouest avait été mise en place. Les réunions ont été organisées avec les responsables des services de sécurité, des autorités municipales et les autorités administratives.

Nyangono Ze Charles Eric
Au terme des multiples réunions, plusieurs commissions ont été mises en place avec des budgets prévisionnels. Les différents documents ont été envoyés à la Haute hiérarchie pour validation. Je peux vous dire que tout est fin prêt pour procéder à l’exhumation des corps mais c’est le budget que nous attendons aujourd’hui. Les corps doivent être exhumés et remis à des familles qui iront procéder à une autre inhumation cela nécessite beaucoup des moyens.

La Commission de recensement attend également qu’elle soit dotée d’un budget qui va lui permettre de se déployer. Les préfets, les maires et les autorités traditionnelles sont prêts à faire ce travail ».

En rappel, les massacres survenus en février à Ngarbuh ont coûté la vie à 18 personnes selon les résultats de l’enquête publiés en avril dernier. Dix enfants, trois femmes et cinq présumés terroristes ont été abattus. Le communiqué du secrétaire général de la présidence de la République avait également annoncé : « l’ouverture d’une procédure disciplinaire contre le chef de bataillon Nyangono Ze Charles Eric, commandant du 52ème bataillon d’infanterie motorisé et tous les militaires ayant participé à l’opération qui a conduit au décès des civils.

Dix membres du Comité de vigilance étaient également recherchés pour avoir pris part à ces massacres. Car les militaires engagés dans la sécurisation de la région du Nord-Ouest en proie à une crise sécuritaire avaient décidé d’effectuer une descente dans la localité de Ngarbuh. Ils avaient été informés de la présence des sécessionnistes qui détenaient un important arsenal de guerre. Rendus sur place pour procéder à la destruction de la base des sécessionnistes, les militaires ont mis du feu dans plusieurs maisons. C’est au cours de l’incendie que plusieurs civils ont trouvé la mort.

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