Vous-êtes ici: AccueilInfos2020 12 01Article 559430

Crime & Punishment of Tuesday, 1 December 2020

Source: 24cameroun.com

Enlèvements des Bororos : la Cndhl frappe du poing sur la table

Les membres de la Commission des droits de l’homme et des libertés (Cndhl) se disent préoccupés parla résurgence des exactions contre les Bororos du Cameroun. C’est ce qui ressort d’un communiqué de presse signé du président par intérim le 23 novembre 2020.

Tout en condamnant fermement les atrocités, les exactions et toutes les autres formes d’attaques physiques, verbales ou écrites contre les Bororos du Cameroun, la Commission des droits de l’homme et des libertés (Cndhl) invite les autorités à poursuivre les enquêtes, afin que les suspects des atrocités soient interpellés et traduits devant les juridictions compétentes.

Dans un communiqué de presse signé du président par intérim, James Mouangue Kobila le 23 novembre 2020, il ressort que cette sortie de la Cndhl est due au fait que d’après les données récentes de la représentation régionale de l’Association de développement social et culturel des Bororos (Mboscuda) dans la région de l’Est, entre 2014 et 2020, 2437 Bororos ont été pris en otage. 69 ont été tués par leurs ravisseurs tandis que 288 ont été libérés contre le paiement de 267 300 000 FCFA de rançon.

Dans le même sillage peut-on lire, les résultats des enquêtes publiées en 2020 par l’ONG camerounaise Observatoire du développement sociétal (Obs), la communauté Bororo du Nord-ouest est menacée de génocides par les séparatistes armés, soutenus par certains leaders religieux qui lancent les appels publics à leur extermination dans leurs lieux de culte..

Interpellation des sécessionnistes

Ce n’est pas tout. Toujours à la lecture du communiqué de la Cndhl, selon une initiative de la société civile en faveur des droits de l’homme baptisée «Justice and Dignity Campaign», des exactions ont été commises contre les Bororos dans la localité de Sabongari dans le département du Donga-Maritung ainsi qu’à Achah, Jakiri, Ndawara, Santa et Bafut dans le département de la Mezam, ou plus de 260 Bororos ont été tués, 3210 blessés, 12 000 déplacés, 525 maisons incendiées et pillées, 163 millions Fcfa de rançon, 2700 bovins confisqués où tués pour une valeur de 810 millions de Fcfa, privant ainsi ce peuple autochtone d’éleveurs de moyens de subsistance.

Les cas sont légions. Ce qui conduit la Cndhl à dire que les sécessionnistes violent le préambule de la Constitution ainsi que l’article 2 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples et les articles 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et de la Déclaration universelle des droits de l’homme qui protègent la liberté d’opinion ainsi que les Dispositions pertinentes des instruments régionaux , et universels des Droits de,l’homme qui protègent le droit à la vie, le Droit à l’intégrité physique, le Droit de propriété, le Droit de s’établir dans le lieu de son choix, conformément aux Lois et Règlements en vigueur. En exprimant’ sa compassion à l’égard des victimes, la Cndhl appelle les sécessionnistes à déposer les armes et rejoindre les centres de réinsertion mis en place par l’Etat afin que la paix revienne.

Vous êtes témoin d'un fait, vous avez une information, un scoop ou un sujet d'actualité à diffuser? Envoyez-nous vos infos, photos ou vidéos sur WhatsApp +237 650 531 887 ou par email ! Les meilleurs seront sélectionnés et vérifiés par la rédaction puis publiés sur le site.

Rejoignez notre newsletter