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General News of Monday, 9 November 2020

Source: Cameroon Info

Enlèvement du Cardinal Tumi: Anne Féconde Noah tacle sévèrement le Régime Biya

La patronne de la communication au sein du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale, croit savoir que ce rapt, comme de nombreux autres, étale davantage l’échec du gouvernement à apporter des solutions à la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Le jeudi 5 novembre 2020, la nation camerounaise s’est couchée la peur au ventre, ébranlée par le kidnapping du Cardinal Christian Tumi ainsi qu’une dizaine d’autres personnes, par des rebelles séparatistes dans la région du Nord-Ouest. Le monde avait peur pour la vie de l’homme de Dieu, qui a fort heureusement été libéré le lendemain. Cette actualité somme toute préoccupante continue d’alimenter les débats autour de la crise au Nord-Ouest et au Sud-Ouest.

Anne Féconde Noah Biloa, la porte-parole du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN), s’en est offusquée, et préfère pointer un doigt accusateur sur le gouvernement, qu’elle tient pour responsable de ce kidnapping, pour avoir échoué à résoudre le conflit anglophone. «Le kidnapping du Cardinal Tumi met en lumière une machine gouvernementale grippée, déconnectée et dépassée par les évènements», a-t-elle déclaré dans les colonnes du quotidien Le Jour de ce lundi 9 novembre 2020.

Aussi, la cadre du PCRN croit savoir que cet enlèvement du prélat visait à détourner l’attention sur les massacres du Mother Francisca International Bilingual Academy de Kumba, alors que le monde entier s’en remettait à peine.

Voici la réaction intégrale de Anne Féconde Noah :


Néanmoins, il faut garder à l’esprit que, c’est la gestion léthargique de la crise anglophone qui aura facilité le blasphème, l’offense au sacré, la démystification d’un de ces symboles qui tacitement fédèrent. Le gouvernement de la république semble plus préoccupé à démontrer qu’il demeure « imperturbable » qu’à rentrer dans une gestion de crise proactive comme le franchissement de toutes ces limites par les terroristes.

Du point de vue de ceux qui parlent d’ordre et pour son compte, il n’y a pas lieu d’apporter une réaction proportionnelle à ceux qui tuent des enfants et enlèvent des cardinaux. Au lieu des actes forts, ils débattent avec une certaine opinion du caractère « non inclusif du Grand dialogue national » comme si la légitimité du Cardinal Tumi, qui a participé à ces assisses était un minimum questionnable. Tous ces sacrilèges ne justifieraient pas de réaménager la stratégie. La quiétude observée dans la prise de décision est telle que même les recommandations du GDN, y compris celles proposées par le Cardinal Tumi, dont la mise en application urgente aurait permis d’isoler davantage les extrémistes qui prennent de la poussière.

Malheureusement, dans cet ensommeillement probablement choisi dans le but pourrait-on croire d’amener les populations autrefois complaisantes à générer leurs propres défenses, la crise s’enlise, les terroristes gagnent en assurance, la situation pourrait devenir incontrôlable. Au regard de ses états de services dans le management de la crise anglophone et ses suites, le gouvernement de la république devrait tout simplement démissionner.

Source : Le Jour du lundi 9 novembre 2020

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