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General News of Thursday, 29 October 2020

Source: Actu Cameroun

En prison pour avoir publié la photo de Kamto sur la page d’Elecam

Deux jeunes informaticiens sont poursuivis pour intrusion frauduleuse, maintien et introduction d’informations à caractère subversif dans la page officielle d’Elections Cameroon, notamment la publication de la photo du Pr Maurice Kamto. Ils ont reconnu les faits qui leurs sont reprochés.

Mine serrée, têtes baissées, les yeux fixant le sol dans le box des accusés, les (feux informaticiens, qui croupissent depuis 4 mois à la prison centrale de Yaoundé-kondengui, n’avaient pas imaginé que leur acte les mènerait jusque devant La justice. Les faits qui leurs sont reprochés remontent au mois de juin 2020. Derek Tata et Félix Verdzedzeh sont contactés par une employée d’Elecam dont le compte Facebook a été piraté par des. inconnus. Les informaticiens parviennent à reprendre le contrôle du compte.

Ces derniers ayant eu accès au profil de la dame et à ses informations s’aperçoivent que leur cliente fait partie des administrateurs de la page officielle d’Elecam. Plus tard, les deux acolytes laissent libre court à leur inspiration qui les emmène à commettre le forfait qui leur est imputé. 11 leur est reproché l’«introduction frauduleuse, maintien et publication d’informations à caractère subversif dans un système d’information».

Ce chef d’accusation, relevant de la foi du 21 décembre 2010 sur la cybersécurité et la cybercriminalité au Cameroun, qualifié d’accès illicite. C’est-à-dire un «accès intentionnel sans en avoir droit, à l’ensemble ou à une partie d’un réseau de communication électronique, d’un système d’informations, ou d’un équipement terminal». Une infraction qui expose les mis en cause à une peine allant de 5 à 10 ans d’«emprisonnement et/ou d’une amande de 10 à 50 millions de francs».

Us auraient introduit dans le compte d’Elecam une photographie de Maurice Kamto, le point levé, avec en arrière-pian le drapeau du Cameroun. A la droite de l’image de l’opposant apparait un message :«The truth shall always prevaiL Its just a matter of time». La traduction française pourrait équivaloir à la phrase : « La vérité triomphe toujours. Ce n’est qu’une question de temps».

L’image est publiée sur le mur de la page de l’institution, dans la nuit du 23 juin 2020. Une curiosité qui attire les regards. En l’espacé de quelques heures, la publication enregistre plus de 500 likes, 800 commentaires et 600 partages. Lorsqu’Elecam constate cet incident, la suppression de l’image est effectuée.

Aveux

Informé (te la situation, le président du conseil électoral Enow Abrahams Egbe, saisit la police avec une plainte contre inconnu. L’enquête ouverte permettra de remonter jusqu’à Derek Tata et Félix Verdzedzeh, grâce à l’expertise de l’Agence nationale des Technologies de l’information et de la Communication (Antic).

Interpellés, les concernés passent aux aveux fors de l’enquête préliminaire à la Délégation générale à la Sûreté nationale (Dgsn). Devant la barre, les deux jeunes gens ont réitéré leurs aveux et imploré le pardon d’Elections Cameroon. Le représentant du parquet demande au tribunal de déclarer les mis en cause coupables des charges retenues à leur encontre et de les condamner selon la loi.

Les avocate de mis en cause, quant à eux, sollicitent des circonstances atténuantes pour ces jeunes Camerounais, et leur remise en liberté. Ils soutiennent que leurs clients des délinquante primaires qui ont eu une bonne tenue tout au long des débats. Les avocate ajoutent que tes témoignages des incriminés devant les caméras de la télévision nationale, le 29 juillet dernier, doivent être considérés comme la reconnaissance de leur tort devant toute la nation et un engagement pour changer de comportement.

De plus, ils soulignent que les aveux de leurs cliente ne doivent pas être interprétés comme le fait d’une appartenance à un parti politique. Us concluent leurs propos en suggérant que le dénouement, qui profiterait à tous, selon eux, serait l’utilisation des deux informaticiens à sécuriser les plateformes d’Elections Cameroon, contré d’autres potentiels piratages.

Le représentant d’Elecam, dans sa prise de parole, n’a réclamé qu’un franc symbolique comme réparation du préjudice subi par l’instance organisatrice (tes élections dans notre pays. Il faudra attendre le 18 novembre pour le verdict du tribunal.

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