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xxxxxxxxxxx of Thursday, 6 May 2021

Source: camerounweb.com

Emeutes à Foumbot: Tomaino Ndam Nyoya tape du poing sur la table

Les émeutes survenues le 03 mai dernier à Foumbot n’ont pas été du goût de Tomaino Ndam Nyoya. Elle l’a fait savoir dans une sortie très musclée.

Tomaino Ndam Njoya n’a pas perdu du temps pour s’exprimer sur les évènements qui ont marqué la journée du 03 dernier dans la ville de Foumbot. Seulement 4 heures de temps après, la maire de Foumban a dénoncé « l’usage abusif des armes à feu » par les éléments des forces de maintien de l’ordre (Fmo). Selon la présidente de l'UDC, en tuant un manifestant et en faisant des blessés graves, les Fmo ont violé la loi N*90-54 du 19 décembre 1990. Cette loi du président de la république encadre en effet l’usage des armes au Cameroun et interdit l’usage des armes, les tirs à blanc et les tirs en l’air durant des opérations de maintien de l’ordre public.

Outre l’usage abusive des armes, Ndam Njoya dénonce la violation de l’autorité du maire de la localité, dans la gestion de ces émeutes. « Monsieur le gouverneur dans son adresse aux populations, a fait savoir qu’il a fait venir le ‘roi des Bamoun’. Et alors quid du maire de Foumbot ? Mr le maire qui s’est démené avec toute son équipe calmant et courant, envoyant des missions a dû intervenir avec risque pour que le cortège du gouverneur ne soit pas visé par des pierres. Le maire n’a pas été invité par le gouverneur à lui dire sa servion des faits et ne l’a pas invité à prendre la parole », dénonce Ndam Njoya. Elle réclame cependant une enquête afin d’établir les responsabilités des Fmo.

Le film des évènements

Un bâtiment administratif réduit en cendre. Des magistrats, avocats et autres justiciables qui quittent l’enceinte du Tribunal de première instance par les fenêtres, des populations surexcitées qui occupent la façade principale du bâtiment abritant les services du tribunal. Des lancés de gaz lacrymogène dans l’enceinte d’une école primaire jouxtant l’enceinte du tribunal. Tout autour des coups de feu tirés par des éléments des forces de maintien de l’ordre. Dans la ville, marché précipitamment fermé et populations qui désertent les rues : scènes vécues ce 3 mai 2021 dans la ville de Foumban. A l’origine, le décès d’un détenu de la prison de Foumbot. Le nommé Jean Louis est décédé aux environs de 7 heures à l’hôpital de Foumbot. Des sources médicales indiquent sous cape que le défunt vendeur de médicament aurait succombé à une insuffisance rénale. Des sources concordantes indiquent que les premiers signes de maladie ont été ressentis dès l’incarcération du prévenu à la prison secondaire de Foumbot, il y a trois mois.

Saisi, le procureur de la République de céans a relativisé le diagnostic et le certificat médical fournis par les médecins. Au fil des jours, le cas du prévenu se dégrade jusqu’à ce qu’il soit conduit à l’hôpital de district de Foumbot dans la soirée du 2 mai 2021. Visiblement sur le tard. Le prévenu rend l’âme dans la matinée du 3 mai 2021. Le corps remis à la famille du défunt est récupéré par des populations qui le déposent au lieu-dit«Carrefour Maquisard». Un lieu situé à une centaine de mètres du Tribunal de Foumbot.

Dénonciations

Dès lors la tension monte dans la foule qui envahit les lieux. Quelques minutes après certaines populations se dirigent vers l’enceinte où des jets de projectiles sont faits dans un premier temps. La situation dégénère très vite. Les combustibles aspergés sur les flammes déjà en gestation font le reste. Au bout du compte, le bâtiment abritant les services du Tribunal de première instance consumé. Sur le carreau, un mort et cinq blessés. Des blessés graves, selon les premiers diagnostics du corps médical. Dans la foulée de nombreux élèves de l’école primaire voisine ont également été admis à l’hôpital de district et dans des centres de santé de la ville de Foumbot. Des jeunes élèves ayant aspiré des gaz lacrymogène jetés plus tôt.

Les évènements survenus dans la ville de Foumbot interviennent dans une ambiance marquée par des dénonciations de pots-de-vin. Dans les milieux judiciaires et pénitentiaires, des voix s’élèvent pour indiquer l’existence des négociations entre certaines autorités judiciaires et les présumés vendeurs de médicaments incarcérés depuis trois mois à la prison secondaire de Foumbot. Des négociations «inabouties» selon des sources proches du dossier. Rendus sur les lieux, le gouverneur de la région de l’Ouest et le sultan roi des Bamoun ont prôné l’accalmie dans cette affaire qui fait des émules.

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