Vous-êtes ici: AccueilInfos2019 08 09Article 469400

General News of Friday, 9 August 2019

Source: camerounweb.com

Emeute à la prison de Buéa: les gros mensonges du ministre Réné Sadi

Me Henry Njong, l'un des avocats qui défendent les détenus anglophones incarcérés dans le contexte de la crise actuelle dans les régions anglophones du Cameroun, affirme que pas moins de 75 détenus ont des blessures par balle après l'émeute du 23 juillet à la prison centrale de Buea.

L'avocat Njong a déclaré au journal The Post qu’à l’issue d’une discussion qu’il aurait eu avec des détenus au tribunal militaire, ces derniers lui ont révélé que, « sur les 75 blessés, cinq seulement avaient été emmenés à l'hôpital régional, en raison de la nature de leurs blessures. Les autres sont toujours en prison. Seules les infirmières de la prison s'occupent des blessures ».

« Ils m'ont dit que pour certains, leurs blessures sentent déjà mauvais. J'ai essayé d'avoir accès à eux, en tant que leur conseil, en vain », confie Me Henry Njong.

L'avocat Njong et son équipe affirment qu'ils ont présenté une requête au procureur général de la Cour d'appel du Sud-Ouest concernant le traitement injustifié de leurs clients, ainsi que la violation de leurs droits.
Citant Me Njong, le journal The Post rappelle qu’un courrier a été envoyé au Procureur Général, « exigeant son indulgence pour obliger les autorités pénitentiaires à autoriser l'accès au détenus afin de discuter avec eux et évaluer leur état de santé ».

D’après le journal The Post, onze (11) détenus auraient trouvé la mort lors des émeutes alors que les autorités camerounaises par la voix du ministre de la communication Emmanuel Réné Sadi annoncent qu’aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée à la prison de Buéa en juillet dernier.

« Ceux qui avaient des blessures ont été enchaînés par deux. (…) Lorsqu’un membre de la famille d'un détenu blessé vient lui rendre visite avec de la nourriture, ce sont les gardiens qui reçoivent la nourriture, puis décident quand la donner au détenu concerné, car les parents ne sont pas autorisés à la voir » écrit le journal qui cite une source interne au sein de la prison.