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General News of Friday, 4 September 2020

Source: lequatriemepouvoir.com

Elysée : la Camerounaise Jocky Bebey honorée par Emmanuel Macron

Catherine Jocky Bebey fait partie des cinq nouveaux citoyens français qui ont reçu ce vendredi leur livret de naturalisation française des mains d’Emmanuel Macron, lors d’une cérémonie au Panthéon destinée à célébrer les 150 ans de la proclamation de la République française.


Vendredi 4 septembre, au Panthéon de Paris, le chef de l’Etat Français a présidé une cérémonie de naturalisation, visant à célébrer les 150 ans de la proclamation de la République française. Cathérine Jocky Bebey, Camerounaise d’origine et née à Douala faisait partie des 5 privilégiés ayant reçu leur livret de nationalité du Président Français.

La femme de 46 ans s’est confiée auprès de nos confrères de Le Parisien.

C’était un mercredi, le 12 février 2020, à 10 heures. Catherine Jocky Bebey est à son travail, au Monoprix de La Motte-Picquet-Grenelle (Paris XVe), où elle officie comme responsable de caisse, lorsque la nouvelle arrive dans sa boîte mail. Elle sera désormais française. « C’était l’explosion de joie », se souvient-elle. Enfin, elle va avoir « la possibilité de voter, de participer à la vie démocratique ».


Sept mois plus tard, jeudi matin, un conseiller de l’Elysée, au bout du fil : « Vous savez qui va vous remettre votre livret de naturalisation? » Emmanuel Macron, au Panthéon, comme à quatre autres citoyens naturalisés soigneusement choisis. Catherine se redresse d’un bond. « Pourquoi moi? Il y a un million de noms. Pourquoi s’est-il arrêté sur Jocky Bebey? » Parce que le président de la République souhaite insister sur le lien entre mérite et naturalisation. A travers elle, c’est aussi « la deuxième ligne » de « la guerre » contre le Covid-19, comme il l’appelle, qui est mise à l’honneur.

Catherine est née au Cameroun, voilà 46 ans. Un cocon familial à Douala, où l’on croise grands-parents, oncles et tantes. Un quartier tranquille, Bonapriso, où le thermomètre peut monter jusqu’à 45 degrés et la pluie tomber sept jours sans discontinuer. « On était assez modestes, mais je ne me plaignais pas. »

Catherine a 25 ans. « Ma mère et mon beau-père décident de m’envoyer ici, pour que j’aie un bel avenir. » La jeune femme atterrit chez une tante, à Mantes-la-Jolie (Yvelines). Sans papiers, elle travaille au noir dans la restauration, la garde d’enfants. En filigrane de ces deux années, « la peur » du contrôle. « En situation irrégulière, on vit toujours dans la crainte de retourner en Afrique, alors que les parents ont tout fait pour vous envoyer en France. »

Une rencontre, dont naît la petite Olivia. Catherine est régularisée, une assistante sociale l’aide à trouver un hôtel. Nouvelle rencontre, « un chéri en Afrique ». Naissance d’Océane. Il y a douze ans, la coquette mère de famille entre chez Monoprix. Le confinement, elle l’a vécu… confinée. Elle fait partie des personnes à risques. Son patron n’a pas voulu le prendre.

On lui demande, pourquoi la France ? « C’est un pays de droits. Ici, je peux faire mes choix, je suis libre. » Du regard, elle balaie le carrefour de la Motte-Picquet-Grenelle. « Regardez comme c’est beau ! Etre française, c’est juste un bonheur. »

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