Vous-êtes ici: AccueilInfos2020 12 10Article 561347

General News of Thursday, 10 December 2020

Source: Actu Cameroun

Elections régionales: Fame Ndongo nargue Maurice Kamto et le MRC

Secrétaire à la communication au comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), ce dernier fait le bilan des dernières élections régionales au 237. Dans un texte fleuve, le ministre de Paul Biya, dit son ras-le-bol sur les politiciens qui ont boycotté cette échéance électorale.
Actu Cameroun vous propose ci-dessous l’intégralité du texte bilan de Jacques Fame Ndongo

1- Equité, Objectivité, Impartialité

Après le scrutin de dimanche dernier, le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais a pris connaissance, dans la sérénité, des résultats officiels proclamés par les commissions régionales de supervision présidées, chacune par un magistrat de la Cour d’appel désigné par le président de ladite Cour.

Toute commission comprend, notamment, un représentant de chaque parti politique ayant pris part à ce rendez-vous historique dans une circonscription électorale donnée (article 263, alinéa 1 du Code électoral du Cameroun).

L’équité, l’objectivité, l’impartialité et l’indépendance du scrutin sont donc garanties, les procès-verbaux faisant foi.

2- Esprit républicain

Légaliste et légitimiste, le RDPC se félicite du calme, de l’esprit républicain et de la transparence démocratique qui ont prévalu pendant les toutes premières élections régionales jamais organisées au Cameroun. L’apocalypse prophétisée par M. Kamto n’a été qu’une vue de l’esprit.

Sans triomphalisme ni outrecuidance, le RDPC est satisfait du succès engrangé par ses listes et apprécie, à sa juste valeur, le fair play de tous les Partis ayant pris part au scrutin.


3- Ratissage du terrain politique

La large victoire du RDPC est, avant tout, celle de la vitalité de la démocratie camerounaise.

Elle est aussi la résultante de l’immense travail de ratissage du terrain mené par les équipes de campagne du RDPC, à travers les dix régions, les 58 départements et les 360 communes du Cameroun.

Le RDPC a mené ce quadrillage politique dans le cadre d’une très grande proximité, conformément aux très hautes orientations stratégiques du Président National du RDPC, S.E. Paul BIYA (circulaire du 10 novembre 2020) et aux prescriptions opérationnelles du Secrétaire Général du Comité Central du RDPC, le camarade Jean Nkuété, président de la commission nationale de supervision de la campagne électorale du RDPC.


4- Campagne âpres

Il importe de rappeler que M. Le Secrétaire Général du Comité Central du RDPC s’est, lui-même, impliqué dans cette campagne âpre, en se rendant, notamment, à, Bafang, Bafoussam, Bamenda, Buéa, Douala, Edéa, Foumbot, etc. Et le Secrétaire Général adjoint du Comité Central du RDPC, le camarade Grégoire Owona, a battu campagne à Bertoua et à Eséka, entre autres.

Des membres de la commission nationale de campagne ont appuyé les commissions régionales, départementales, communales dans diverses localités de la République pour rappeler le diptyque qualité – proximité prescrit par le Président National du RDPC qui a sous-tendu le plan de communication du Parti.

Là où le RDPC était seul en lice, notre Parti avait deux adversaires : l’abstention et le bulletin nul. Il les a vaincus.

Dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, électeurs et candidats se sont heurtés aux menaces et intimidations émanant des séparatistes sanguinaires et loufoques.

Là où il y avait d’autres Partis, il fallait fidéliser notre électorat, persuader l’électorat flottant, convaincre et séduire l’électorat hostile. Dans l’ensemble, nous avons réussi, avec tous et pour tous.

Rien n’était acquis d’avance, où que ce fût.


5- Article 3 de la Constitution

Outre le RDPC, aucun parti politique n’avait de candidats dans la totalité des 58 départements de la République et aucun n’a battu campagne sur toute l’étendue du territoire (faute de candidats, ou d’une masse critique de militants).

Le RDPC l’a fait, car il est la seule formation politique qui soit profondément implantée dans tous les villages et toutes les villes du Cameroun.

Les résultats officiels publiés hier et aujourd’hui font état de la large victoire du RDPC

Le Secrétaire Général du Comité Central du RDPC remercie le Président National du Parti, Son Excellence Paul BIYA, pour la pertinence, la justesse et l’acuité de sa philosophie politique, de son programme de société et de son action. Il félicite, en outre, nos électeurs, nos candidats et l’ensemble des artisans de la victoire.

Il note, avec satisfaction, que plusieurs Partis politiques ont pris part à cette élection, et ont ainsi crédibilisé, une fois de plus, le modèle démocratique camerounais (« les Partis et formations politiques concourent à l’expression du suffrage », ainsi que le stipule l’article 3 de la Constitution).

Ce succès remarquable du RDPC n’est pas dû, comme l’affirme un certain parti (qui a prôné le boycott) à l’appui présumé de la préfectorale, de la gendarmerie et de la police (allégation sans preuve plausible et relevant de la fantasmagorie).

Ce succès est consécutif à une stratégie rationnelle et efficiente mise en œuvre par le « ruling party » depuis l’avènement de la démocratie libérale (grâce aux lois votées par une Assemblée nationale exclusivement RDPC et promulguées par le Chef de l’Etat, S.E. Paul BIYA, le 19 décembre 1990).


6- Père Noël

Au lieu de se livrer à un ubuesque jeu de politique-fiction et d’hétéro-diabolisation (« l’enfer, c’est les autres, dixit Jean-Paul Sartre), les Partis qui abhorrent les urnes doivent, dans le cadre des lois et règlements en vigueur, se préparer, dès à présent, aux échéances électorales futures (fussent-elles lointaines) car elles sont « certaines » (Président Paul BIYA).

Ceux qui se réfugient dans la politique de l’autruche, en boycottant les élections et en quêtant ou en guettant (en vain) le soutien du peuple camerounais sans affronter les urnes, sont condamnés à attendre (comme Godot), un « deus ex machina » qui descendrait du ciel (ou de la rue) pour leur octroyer le pouvoir (le Père Noël viendra dans 16 jours. Le miracle se produira peut-être).

Dans une démocratie, seules les urnes peuvent permettre à un citoyen d’accéder légalement au pouvoir. On ne « résiste » pas à la loi. On ne « lutte » point contre le droit positif qui est apodictique. On « combat » légalement un adversaire politique en respectant scrupuleusement les lois et règlements de la République, sans état d’âme ni jérémiade.


7- ARCAM : 22 décembre 1947

Le RDPC rappelle que dans notre pays, depuis l’élection de la toute première Assemblée Représentative du Cameroun (ARCAM), le 22 décembre 1947, tous ceux qui ont boycotté une élection ont raté le rendez-vous avec l’Histoire.

Aucun Parti adepte du boycott n’a été crédité d’une plus-value politique substantielle, durable et significative en terme de valeur ajoutée sur l’échiquier politique national.


8- Non à la fiction

La politique ne s’accommode pas du verbiage, des chimères, de la fiction ou de la tactique de la « chaise vide ».

Elle s’inscrit dans la logique des faits, des chiffres, des programmes, des stratégies, des « achievements » et la présence électorale effective et efficace. Ce « package » alléchant et consistant est « vendu » à l’électeur (acheteur) qui l’accepte ou non (« political market »).

Dans ce champ concurrentiel, les absents ont tort (« qui va à la chasse, perd sa place », nous apprend un adage). Et les paroles incantatoires sont vaines (« Words, Words, Words », scandait Shakespeare)

Le RDPC l’a compris. C’est pourquoi, dès la fin des régionales, il prépare déjà, démocratiquement et méthodiquement, village par village, quartier urbain par quartier urbain, les prochaines échéances électorales, sans mettre sous le boisseau, le cas échéant, le contentieux post-électoral.

Là où la « récolte » a été moins bonne, il rectifie le tir pour faire mieux la prochaine fois. Le RDPC ne cherche pas de bouc-émissaire. Il ne valorise aucun faux-fuyant et ne pratique guère la politique de la fuite en avant.

Il fait son « mea culpa », en tant que de besoin sans s’auto-glorifier ni s’auto-flageller.


9- La force du travail

Le RDPC ne dort pas sur ses lauriers et ne se complait pas dans le narcissisme ou le nombrilisme, en dépit de ses victoires récurrentes et éclatantes.

Il sait qu’en politique, rien n’est jamais définitivement acquis : tout se conserve ou se conquiert par la force du travail, de l’argumentaire, de l’action et grâce à l’onction du peuple souverain et maitre de son destin.

In fine, le RDPC accepte le débat d’idées (« Ne nous battons pas : débattons », martèle le Président Paul BIYA). Le RDPC a un bilan éloquent, des chiffres, des dates, des faits, une vision. La concurrence est là : nous l’acceptons et nous adaptons nos arguments à la loi politique de l’offre et de la demande. Notre offre doit toujours être la meilleure. C’est pourquoi nous exécrons la routine, la haine, la schizophrénie et le mensonge.

Pr Jacques FAME NDONGO

Secrétaire à la Communication du

Comité Central du RDPC

Membre du Bureau Politique

Vous êtes témoin d'un fait, vous avez une information, un scoop ou un sujet d'actualité à diffuser? Envoyez-nous vos infos, photos ou vidéos sur WhatsApp +237 650 531 887 ou par email ! Les meilleurs seront sélectionnés et vérifiés par la rédaction puis publiés sur le site.

Rejoignez notre newsletter