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General News of Wednesday, 9 September 2020

Source: camer

Elections régionales: Fame Ndongo nargue Maurice Kamto

Le secrétaire à la communication du Rdpc fustige le boycott prôné par les deux opposants.

On le savait, la convocation des collèges électoraux en vue des élections régionales ferait l’objet d’une métacommunication, un amas de réactions et de positions disparates, principalement au sein de la classe politique. Eh bien, à peine chose faite par décret présidentiel du 07 septembre dernier, que le secrétaire à la communication du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), Jacques Fame Ndongo, s’est mis aux avant-postes pour narguer ceux des leaders de l’opposition qui prônent le boycott de ce scrutin. Il s’agit pour le cas d’espèce du président du Social Democratic Front (SDF), Ni John Fru Ndi, et celui du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), Maurice Kamto. En effet, les deux personnalités ont conditionné la tenue de ces élections à la révision consensuelle du code électoral et d’autre à la résolution de la crise sociopolitique dans les régions du Nord-Ouest et du Nord-Ouest (NoSo).

Entre les lignes, la tribune du communicant du parti au pouvoir, intitulée : « Élections du 06 décembre 2020 : Les absents auront tort », trahit quelque peu l’état d’esprit narquois de l’auteur. Pour ces « toutes premières élections régionales, jamais organisées au Cameroun, […] le Rdpc est partant. Il est prêt. Il est d’attaque », lance-t-il fièrement sur un ton provocateur.

Sémiologue, Jacques Fame Ndongo esquisse une historiographie un peu sarcastique du leader du SDF, qu’il compare « à une sorte de Pizarro le conquistador », en référence à ce conquérant espagnol du XVIe qui conquit l’Empire Inca en Amérique précolombienne. Sauf qu’à la différence de son avatar espagnol, « le comte Ni John Fru Ndi the first », a plutôt connu une fortune beaucoup moins héroïque. Car dans les années 1990, « il défia impétueusement le Rdpc, lorsqu’il créa le SDF », se remémore Fame Ndongo.

Mais « un an plus tard, patatras ! Il refusa de se présenter aux élections législatives pluralistes de 1991 », se souvient l’auteur, qui pense par ailleurs que le chairman « aurait pu créer l’électrochoc politique au Cameroun en s’adjugeant moult sièges » à l’Assemblée nationale. L’année suivante, l’opposant « rate d’un iota le piédestal du palais de l’Unité (présidence de la République) », reconnaît le secrétaire à la communication du Rdpc. Malheureusement, cet exploit manqué n’a pas été capitalisé, car « au lieu de quadriller le terrain politique, il (John Fru Ndi) entonna un refrain frelaté et loqueteux : « victoire volée, holdup électoral, Biya must go », ressasse le cadre du comité central du Rdpc.

Quant aux revendications du chef du parti de la balance, Jacques Fame Ndongo indique que le cadre dédié pour les faire prospérer c’est le parlement pour ce qui est de la réforme du code électoral, et que la résolution de la crise dans le NoSo est en marche grâce à l’implémentation des recommandations du grand dialogue national d’octobre 2019. Pour le reste, le militant du Rdpc estime que le chef du SDF est « à la recherche d’un électorat perdu » et « veut donc exister ».

L’occasion lui est alors donnée en fin d’année de reconquérir les Camerounais. Mais le chairman persiste sur la voie du boycott, Jacques Fame Ndongo l’invite à méditer sur l’adage selon lequel « qui part à la chasse perd sa place », a-t-il conclu.

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