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General News of Monday, 23 November 2020

Source: Actu Cameroun

Ecole au Cameroun : pour un cap adapté

L’école dit-on est une invention d’un roi de France du nom de Charlemagne. Un écrivain natif de ce même pays louera tout un culte à l’école. Victor Hugo, puisqu’il s’agit de lui dira plus tard «qu’un enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne». Pour tout dire. Nous sommes pour la plupart, des produits de l’école. Seulement, cette affaire, venue de France, gagnerait à s’adapter à notre contexte. Il s’agit surtout du certificat d’aptitude professionnelle (Cap).


Au départ chez nous, il y avait à une certaine époque, ce que l’on appelait enseignant technique et enseignement général. On estimait que les techniciens avaient un quotient intellectuel limité, c’est pour cette raison que les Sar (Sections artisanales rurales) leur convenaient. Plus tard, ils se retrouvaient dans les lycées techniques. Menuiserie, maçonnerie, mécanique étaient les meilleurs couloirs pour eux.

Pour les autres, c’étaient les Ces (collèges d’enseignement général). Ceux qui étaient dans ce couloir imaginaient qu’ils étaient des privilégiés, appelés plus tard à occuper des postes de bureaucratie. Pas besoin de trop se salir les mains. Le bic sera l’instrument de fonction, un peu comme la scie ou le rabot sont pour les menuiseries. On la truelle pour les maçons.

Avec le temps, on a commencé à ne plus regarder les techniciens avec condescendance. Parce que ceux-ci contrairement aux diplômés de l’enseignement général pouvaient se battre, se débrouiller et gagner plus facilement la vie.



On pourrait, ici monter rapidement son petit atelier et en faire un fonds de commerce. Tout le contraire des diplômés de l’enseignement général dont la survie dépend de la réussite à un concours organisé par la Fonction publique, ce qui dè plus en plus n’est plus évident de nos jours. Même les fonctions libérales.

Dans l’enseignement technique, le premier diplôme qui sanctionne le parcours de l’apprenant c’est le Cap (Certificat d’aptitude professionnelle). En mécanique, électricité, maçonnerie, menuiserie, etc… A ce niveau déjà, on peut déjà comme on dit chez nous gagner sa-vie. Seulement, le dehors devient de plus en plus difficile, au point qu’il est question d’adapter l’enseignement technique aux réalités locales où il y a des domaines porteurs.


Pragmatisme

Dans l’histoire d’adaptation des enseignements techniques à nos réalités, il est question de révolution. Un peu comme feu prélat Engelberg Mveng le fit, au niveau de l’Eglise catholique. Il a lancé un courant qui a consisté à camerouniser, à tribaliser les messes. Moins le latin, introduction des musiques locales, jouées avec des instruments du pays (balafon, tam-tam) et même les soutanes admettant déjà les tissus pagnes. Voilà ce qui s’est opéré à l’Eglise catholique.

Il faut professionnaliser l’enseignement. Mieux, il faut adopter l’enseignement technique aux réalités locales. Ça peut rapporter, puisque les besoins dans certains domaines sont évidents. Au lieu de se former dans des secteurs qui ne nous servent pas à grand-chose ou qui ne nous servent à rien, il vaut mieux se spécialiser dans des choses dont les besoins sont réels chez nous.

L’actualité récente .nous raconte que deux consommateurs d’Odontol qui se livraient à un concours dans le Mbam et Kim sont à la morgue. Le problème, au produit, ou la faute à l’overdose ? En attendant l’issue des enquêtes qui sont d’ailleurs en cours, il faut récupérer ce secteur dont nous n’arrivons plus à nous séparer. Ce liquide est hautement apprécié et aujourd’hui, nous estimons qu’il est le meilleur médicament contre la Covid-19 à condition qu’on y ajoute quelques ingrédients (le mfol, l’es-singan).

Il faut que l’Odontol soit affaire de spécialistes. Surtout dans sa fabrication, puisque les preneurs eux, sont des spécialistes de longue date. Ça peut s’apprendre à l’école, la distillerie. Ceux qui fabriquent les scotchs que nous consommons depuis des lustres ont des brevets. Mêmes nos frères qui sont spécialisés dans les petits sachets ont l’autorisation de les produire. Que l’Odontol sorte du bois et du maquis. Le jour-là, il va certainement narguer Kitoko, fighter, tombeau et compagnie.

En un mot les Cap en mets traditionnels, confection ou pêche traditionnelle ne gêneront personne. Il s’agit de camerouniser le cap. Le démocratiser…

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