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General News of Thursday, 10 December 2020

Source: Actu Cameroun

Droits de l’homme : énorme recul au Cameroun

Selon le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac) et de nombreux observateurs, la situation en la matière devient intenable à ce jour. Ils se sont exprimés au cours des activités qui ont débuté le 9 décembre 2020 à Douala, à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’homme.
Les arrestations et ‘ détentions arbitraires (la plupart sont les jeunes, activistes, journalistes, supposés ou réels séparatistes), certains n’ont jamais rencontré un juge d’instruction depuis qu’ils sont incarcérés dans des conditions inhumaines et dégradantes dans les prisons et autres centres de détention (non-assistance juridique et judiciaire, non-assistance médicale,

interdiction et/ou insuffisance des visites familiales à cause de l’éloignement); les actes de tortures et de traitements inhumains et dégradants infligés par les parties en conflit; les exactions des forces de sécurité sur les populations civiles; les exactions des séparatistes sur les populations civiles et les Mbororos; les assassinats des agents de sécurité, des hommes d’Église, des autorités administratives et des civils par les séparatistes et ceux qui s’en réclament;

Les assassinats des humanitaires; la prolifération des groupes armés; le viol des jeunes filles (utilisé comme arme de guerre); les enlèvements avec paiement de rançon; les disparitions forcées des défenseurs (cas de Mowha Franklin); les menaces et représailles à l’encontre des défenseurs et journalistes; les déplacés internes parmi lesquels de nombreuses femmes et jeunes filles ainsi que les femmes défenseurs; les réfugiés selon le Bureau des Nations Unies pour les réfugiés, au 31 juillet 2020, on compte 418 623 réfugiés et 679 393 déplacés internes pour les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest.



Tel est le tableau noir qui fait dire au Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac) et aux participants au déjeuner-débat et journées portes ouvertes organisées par le Redhac, qu’il y a un énorme recul sur la question des droits humains au Cameroun.

Alerte
Ce constat est fait au moment où le Cameroun célèbre la Journée internationale des droits humains ce 10 décembre 2020. Pour les participants aux activités qui se déroulent au siège du Redhac à Douala, à côté du tableau ci-haut, le Cameroun fait face à d’autres conflits et crises. Notamment la secte terroriste Boko haram dans l’Extrême-nord du pays, la situation dans l’Est du Cameroun, la crise postélectorale de 2018, la situation générale, le Covid-19. Sur ce dernier point, l’on déplore l’opacité de la gestion de la pandémie par le gouvernement. Ce qui a démontré ses limites.

«Aujourd’hui, on parle de soupçons de détournements de fonds y compris des denrées alimentaires destinées aux populations vulnérables, les entreprises sont au bout de l’asphyxie et le chômage est devenu une endémie. Durant cette période, on a également observé . de nombreuses violations des droits humains allant du droit à la santé, au droit à la vie. Cas du journaliste anglophone Samuel Wazizi mort en détention et Thomas Tangem détenu de la crise anglophone depuis 20.17, mort dans son lit menotté, etc», regrette le Redhac.

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