Vous-êtes ici: AccueilActualités2021 07 19Article 608938

Actualités of Monday, 19 July 2021

Source: www.camerounweb.com

Droit à l’image : le journaliste Anthony Pla interpelle les médias et l’opinion publique

En aucun cas ces images doivent sortir et circuler. En aucun cas ces images doivent sortir et circuler.

Deux accidents se sont produits au Cameroun la semaine dernière.

Les images des accidentés se sont retrouvées sur les réseaux sociaux.

Selon le journaliste, en aucun cas ces images doivent sortir et circuler.

Les images des accidentés sont devenues banales sur les réseaux sociaux. La situation s’est répétée la semaine dernière. C’est pourquoi le journaliste et chroniqueur sportif Antony Pla a décidé de tirer la sonnette d’alarme. « Idriss Carlos Kameni a échappé à la mort dans un accident de la circulation hier. Malheureusement, on déplore un décès à la suite de ce drame. En moins de 24 heures, il y a eu pas moins de 3 accidents de la circulation dont celui de l’artiste Tenor où une jeune femme a perdu la vie », écrit l’ancien reporter de Chealsea TV . « Sur ce sujet, j’aimerais lancer un appel aux médias et aux gens, à la population. Quand ces choses se produisent on voit toujours des photos, des vidéos tourner et ce n’est pas correct comme ce qu’on a vu pour l’artiste Tenor à l'hôpital. En aucun cas ces images doivent sortir et circuler. C’est une atteinte à la vie privée et à l'intimité. Déontologiquement ce n’est pas correct. On tombe dans un voyeurisme extrême », ajoute-t-il.

Appel à se conscientiser.

S’appuyant sur des situations où des personnes ont protégé l’image des sinistrés , Antony Pla évoque le cas du footballeur danois qui s’est effondré lors de l’Euro « Quand Eriksen s’est effondré à l'Euro sous les yeux du monde entier, les joueurs Danois ont été salués pour l’avoir entouré et mis à l'abri des regards indiscrets en prenant aussi des drapeaux pour que les gens ne voient pas les soins qui lui ont été apportés. Ça s’appelle aussi le secret médical et le secret professionnel. » Le partage de ces images a bien-sûr des graves conséquences sur les familles des victimes.
« Quand les gens partagent ces images, ils oublient ce que ça peut faire aux familles et aux proches qui sont délaissés et oubliés dans leur choc !! S’il m’arrivait quelque chose comme ça, je ne voudrais pas que mon fils de 4 ans voit ses images et soit choqué à vie, je voudrais qu’il se souvienne de moi tel que j’étais. Certains se foutent des conséquences », espère le journaliste.

Au journaliste, Antony Pla rappelle « ceci ne relève pas de la liberté de la presse ou de la liberté d’expression. En tant que journalistes, nous avons des droits mais aussi et surtout des devoirs (charte de Munich) avec les numéros 4 & 5 censés protéger les personnes citées que voici : Ne pas user de méthodes déloyales pour obtenir des informations, des photographies et des documents ; S’obliger à respecter la vie privée des personnes ».

Rejoignez notre newsletter!