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Actualités of Thursday, 15 July 2021

Source: www.camerounweb.com

Droit de l’homme : Mandela center dénonce la détention arbitraire de deux femmes

Mandela center exige leur libération Mandela center exige leur libération

Les nommés Moukoudi Jeanne Alliance et Alibe Olive Majoie ont été arrêtées par les éléments du Groupement de Gendarmerie Territoriale de Nkongsamba.

Elles sont respectivement la mère et la nièce d’un délinquant recherché.

Mandela center exige leur libération.

« Mandela Center International vient d’être informé de l’arrestation illégale en date du 12 JUILLET 2021 aux environs de 13h de deux personnes Mme MOUKOUDI Jeanne Alliance et Mlle ALIBE Olive Majoie, âgée de 20 ans, dans le département du Moungo, par les éléments du Groupement de Gendarmerie Territoriale de Nkongsamba », peut-on lire dans le communiqué que vient de publier Jean Claude Fogno.
Selon le communiqué, « dans la semaine du 05 juillet dernier, des éléments dudit Groupement se sont rendus à Bonabéri-Douala dans l’optique de l’interpeller le suspect MOUANDJO Pictchou, âgé de 24 ans qui serait impliqué dans les actes de vol et de criminalité dans la commune d’Eboné/Nlonako. Mais il a réussi à filer entre leurs doigts en frayant allègrement un passage par la toiture alors que les éléments de la gendarmerie l’attendaient impatiemment devant la porte. Par la suite, les éléments dudit groupement ont effectué des fouilles infructueuses dans la maison familiale à Dibombari aux environs de 13h. Déçus et courroucés dans leur action, les gendarmes ont interpellé la jeune ALIBE Olive Majoie, nièce du délinquant trouvée à domicile et pendant qu’ils la conduisaient, ils ont croisé la mère, Mme MOUKOUDI Jeanne alors qu’elle rentrait du champ et l’ont également interpellée à son tour, sans qu’aucune infraction ne soit retenue contre elles.

Arrestation illégale.

Selon Mandela center, il s’agit clairement d’une arrestation illégale, « sans aucun mandat ni titre de justice suivie d’une détention arbitraire qui est une violation du droit à la liberté et s’inscrit dans le non-respect du droit national et des standards internationaux auxquels la République du Cameroun a librement souscrits ».

Selon le Groupe de travail sur les détentions arbitraires auprès des Nations unies (créé par la résolution 1991/42 du Conseil des droits de l'Homme), « la privation de liberté est arbitraire lorsque la privation de liberté résulte de poursuites ou d’une condamnation relatives à l’exercice de droits ou de libertés proclamés dans les articles 7, 13, 14, 18, 19, 20 et 21 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et aussi, pour les États parties au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, dans les articles 12, 18, 19, 21, 22, 25, 26 et 27 de cet instrument (catégorie II) ».

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