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General News of Tuesday, 17 November 2020

Source: www.camerounweb.com

Drame : une jeune fille assassinée et dépecée à Edea

Une jeune fille assassinée et dépecée à Edea Une jeune fille assassinée et dépecée à Edea

Le corps de la jeune Christelle a été découvert en décomposition sans plusieurs organes. Son drame est raconté par Alemao Anong repris par Boris Bertolt.

Selon nos informations, partie d’Edéa après avoir composé l’examen du Bac- calauréat de l’enseignement secondaire session 2019-2020, la petite Christelle Ngo Mbendjé serait allée chez une de ses tantes en mariage chez M. Djom Eugène, du village Nwamb-Papan, un des villages du canton Ndog Makumak-Nord dont le chef de 2e degré, n’est autre que Imoma Bassong. Des mêmes sources, après un court séjour chez sa tante, elle prendra le chemin de son village Hendè, en compagnie de quelques-uns de ses cousins le 09 septembre 2020 aux aurores. À mi-chemin entre Wamb et Hendè, lesdits cousins auraient décidé de profiter des bienfaits de la forêt pour prélever quelques écorces pour les soins indigènes. Pendant qu’ils étaient dans la brousse, la petite Christelle, eu égard au temps mis par iceux, se serait impatientée et leur aurait dit, à leur retour, qu’elle voudrait vite arriver à l’effet de donner un coup de main à ses parents parce qu’elle n’aurait pas assez de temps, d’autant plus qu’elle devrait reprendre la route pour Edea où elle fréquente le lycée bilingue de la ville éponyme. Nonobs- tant l’insistance des cousins, Christelle Ngo Mbendje aurait pris la route pédibus (à pied) toute seule. Aussi étonnant que cela puisse paraître, nos sources indiquent que la petite Christelle n’est jamais arrivée à bon port.

« Trois jours après la séparation de Christelle d’avec ses cousins qui sont arrivés eux aussi à Hendè, ils informent alors les parents de leur séparation à un bosquet du village Ndog-Suga, depuis le 09 septembre 2020. C’est à ce moment que l’inquiétude commence et la nouvelle de la disparition de Christelle (Ngo Mbendje, Ndlr) se répand dans toutes les contrées voisines comme une traînée de poudre, en espérant qu’elle est vivante et pourquoi pas, entre les mains d’un homme qui l’a kidnappée. Commence alors une battue de jeunes et des géniteurs de cet enfant. En la recherchant le long du parcours, ils sont arrivés jusque chez Eugène Djom qui a confirmé le départ de l’enfant du village Nwamb le 09 septembre et qu’il était inexplicable que la petite Christelle ne soit pas arrivée à Hendè, ce jour-là puisque le seul endroit où l’on trouve des habitations, c’est le quartier Pok où de nombreux travailleurs venus de plusieurs coins et recoins du Cameroun, sont installés.

Pas un seul individu du campement Pok, n’a témoigné avoir vu la petite Christelle passer pour Hendè qu’elle avait pour point de chute », narre une de nos sources ayant requis l’anonymat. Elle ajoute : « deux éléments majeures attisent les soupçons vers les habitants du campements de Pok :Primo : le campement est querellé (affaire pendante en justice et suivie par les chefs de villages Hendè, et Ndog Suga d’une part, contre le village Mongo dont le chef de file n’est autre que Mongo (le propriétaire du campement des travailleurs, Ndlr) et c’est justement dans ce campement qu’avait été porté disparu, un homme béti qui n’a jamais été retrouvé. Les enquêtes furent étouffées par ledit chez le campement. Secundo : le jour supposé (09 Septembre dernier, Ndlr) de la disparition de Christelle, un des employés qui répondrait au nom de Nyangock Brice, s’est rendu à Ndog-Bii chez Bindo Olivier Cousin de Christelle, mettre en gage un téléphone portable (sans puce) et des outils de travail emballés dans un sac plastique. La raison évoquée par ce dernier, est qu’il était malade et voudrait se rendre dans un centre de santé situé dans le canton limitrophe de Ndog-Bii, Ndog Bassiben du ressort de l’arrondissement de Ndiki- nimeki, département du Mbam et Inoubou. Ren- dues dans ledit centre à la recherche de Nyangock, les populations découvrent qu’il n’y était pas, mais plutôt porté disparu. »

Onde de choc

De sources diverses et concordantes, l’onde de choc a traversé la contrée, la triste nouvelle et des recommanda- tions auraient été données et relayées à travers les villages de la zone pour informer l’ensemble de la population de la disparition sujette à inquiétude de Christelle Ngo Mbendje. Des mêmes sources, M. Djom Eugène, l’un des premiers concernés par la disparition de la petite fille, se serait rendu auprès des autorités de l’arrondissement de Ngambè, notamment chez le commandant de la brigade de gendarmerie en la personne de M. Ateba, afin, dit-on, de les tenir informés. Le “CB” aurait alors répondu « Je n’ai pas connaissance du nom de village Hendè et ma brigade ne dispose pas de moyens (carburants et matériels roulants) pour y arriver (sic) », nous rapporte une de nos sources chaudes. Dans la même lancée, elle poursuit : « 10 jours plus tard, le 19 septembre précisément, les jeunes partis du village Hendè pour le village Ndog-Suga sont attirés par la mau- vaise odeur d’un animal en décomposition où le principal suspect Nyangock Brice tendait des pièges pour capturer les animaux (techniques de chasse utilisées par les habitants de la forêt, Ndlr). En lieu et place du gibier imaginé, ce sont les restes du corps en décomposition de Christelle que les jeunes ont découvert : bras et pieds coupés et em- portés, cœur et yeux arrachés et le sexe démonté et emporté ! Le reste du corps a été écartelé au bout de quatre coins des arbustes et attachés. On imagine au regard du pagne étalé sur le sol, qu’elle a été vio- lée. Une scène ressemblant à s’y méprendre aux multiples crimes crapuleux commis par des « am- bazoniens » opérant principalement au Nord-Ouest et au Sud-Ouest du Cameroun (resic)».


De but en blanc, l’alerte est donnée et, nos sources précisent que, la première réaction au- rait été de signaler une fois de plus, la situation aux autorités logées à Ngambè. M. Djom Eu- gène se serait rendu, une fois de plus, chez les mêmes autorités, pour déclarer cette fois que, Christelle Ngo Mbendjé annoncée disparue, a été retrouvée morte dans la forêt de Ndog- Suga et qu’il souhaitait que les autorités lui donnent la conduite à tenir pour cette famille inconsolable. « Il est immédiatement placé en garde-à-vue pour des motifs jusqu’ici inconnus des populations. Grâce à l’intervention du chef du vil-
lage Nwamé-Menes, voisin de Nwamb-Papan, M. Djom Eugène, sera libéré », souligne, à grands traits, une de nos sources.
Halo de mystère


Un autre halo de mystère entoure cette contrée. À savoir : À quel moment trois des ca- banes du campement Mongo ont pris feu ? Nos sources attirent notre attention sur le fait que ; « les jeunes du village et les populations sont surpris de l’arrivée des gendarmes au village Hendè et qu’ils déclarent urbi et orbi ne pas connaître sur la carte administrative de l’arrondissement de Ngambè. Qui plus est, ces gendarmes avaient sou- dainement trouvé les moyens de transport (carbu- rants et motos) à la suite d’une plainte déposée contre les populations de Hendè pour “des- truction des biens” par la mise à feu des cabanes du campement Mongo. Des inquiétudes appa- raissent de plus en plus dans le comportement des autorités de l’arrondissement de Ngambè. La disparition de l’homme béti va-t-elle conti- nuer de ne jamais susciter la réaction des au- torités, alors que le chef de village Ndog-Bii avait saisi le sous-préfet à cet effet ? Le crime rituel commis non loin du campement “Mongo” continue-t-il de bénéficier de la cou- verture des mêmes autorités puisque le res- ponsable du campement refuse de décliner devant les gendarme- enquêteurs, l’identité exacte du principal suspect ? Peut-être il faut croire à certaines langues qui déclarent pince- sans-rire que : « la famille Mongo qui arrache des terres aux nombreux villageois, se bombe le torse, en affirmant être détentrice des moyens humains, et financiers (voir encadré) capable d’écraser toute velléité d’opposition ?Est-ce, pour cette raison qui en lieu et place de l’ouverture d’une enquête sé- rieuse sur le crime odieux de Christelle, l’on met plus d’importance à l’incendie des cabanes dont on informe encore les vrais auteurs ? » Des questions sans réponse jusqu’ici.


Toujours est-il qu’en chœur, les populations de cette contrée mues et apeurées par des len- demains déchantants, au moment où l’insécurité s’installe presque de manière permanente sur le tronçon des pistes villageoises Ndog- Bassaben, Bodipo-Ngambè en passant par les villages Ndog-Bii, Ndog-Suga-Bodipo et ce, en l’absence des “élites puissantes” qui pour- raient aussi aider ces populations à mettre fin à cette insécurité grandissante et généralisée, sollicitent le soutien ferme, répressif et coercitif des autorités de la République.

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