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Crime & Punishment of Tuesday, 21 July 2020

Source: Actu Cameroun

Drame: un étudiant à la tête d'un réseau de trafic de foetus, la police désormais impliquée


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En cinq ans, le réseau a éliminé plus de 300 foetus et soustrait à la vie 20 patientes.

La gendarmerie vient de démanteler un réseau de trafic de foetus qui sévissait dans la ville de Yaoundé. Ce réseau apprend-on de notre source, avait à sa tête un étudiant en gynécologie inscrit à l’Institut Supérieur de Technologies Médicale (Istm) de Nkolondom. Il a été appréhendé jeudi dernier, par des éléments de la Brigade de gendarmerie de Melen.

Son arrestation a été possible grâce à un travail d’enquête mené par un militant des Droits de l’Homme, un certain Polycarpe Atangana. Sur les antennes de la radio Equinoxe ce mardi 21 juillet 2020, il a fait des déclarations qui donnent froid dans le dos. «Il n’est pas le seul médecin qui fait ce genre de pratiques. Il y a ses aînés académiques qui sont dans des hôpitaux publics… ce sont des actes antirépublicains que nous devons condamner avec la dernière énergie. Au bout de cinq ans, ce jeune étudiant a tué pratiquement 300 enfants délibérément, pour des motifs de cupidité. Je crois que les 20 patientes qui ont perdu la vie lors de ces malheureuses expériences, justice leur sera rendue», a affirmé le défenseur de Droits de l’homme.

Le réseau de trafic de foetus n’est pas la seule chose illégale que l’étudiant susmentionné fait, il est rapporté qu’il pratique aussi des avortements illégaux et des mutilations génitales. On apprend qu’il fallait payer entre 20 000 et 40 000 Fcfa pour se faire avorter. Selon notre source l’étudiant en gynécologie avait une complice en service au médecin à l’hôpital de District de Mvog-Ada, et deux jeunes filles, élèves en classe de Terminale dans un collège de Yaoundé.

Appelé à s’exprimer sur cette affaire, le Pr Tetanye Ekoe, membre de l’Ordre National des Médecins du Cameroun, en dénonçant ces pratiques anti-déontologiques, a déclaré que cela porte atteinte «à l’honorabilité de cette noble profession médicale».

La Brigade de Melen poursuit avec son enquête.

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