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General News of Tuesday, 27 October 2020

Source: mediatudecmr.com

Drame de Kumba: Cameroon Tribune accuse le concubinage entre le MRC et les sécessionnistes

Marie Claire Nnana, Directeur de la Publication Cameroon Tribune pense qu'il "existe un concubinage hasardeux entre le MRC et les porteurs de la vision séparatiste" suite au drame de Kumba! Lecture!


Qu’ils soient hommes politiques, membres de la société civile ou étrangers résidants au Cameroun, personne ne cautionne les actes barbares perpétrés contre les élèves le 24 octobre dernier dans cette localité située dans le Sud-ouest.

Le Cameroun est en deuil. Nul n’est resté insensible face au massacre des enfants le 24 octobre dernier à Kumba, région du Sud-ouest. Dans les chaumières, sur les réseaux sociaux et autres lieux de rassemblement des groupes humains, le sujet fait de gorge chaude tout en suscitant l’indignation. Chacun condamne cet acte barbare à sa manière. C’est le cas du leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc).

« Au moins six enfants massacrés et une dizaine de blessés dans l’attaque d’une école à Kumba. Horreur absolue. Ma peine est sans borne. Je condamne cet acte odieux avec la dernière énergie », a déclaré Maurice Kamto à travers un post publié sur sa page Facebook non sans se demander « combien de morts faut-il encore pour qu’une solution politique ramène la paix dans le Noso ? ».

Comme lui, Maximilienne Ngo Mbe, la directrice exécutive du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac), n’est pas restée indifférente. « Nous ne le disons jamais assez. Aucune revendication ne peut justifier les actes barbares tels que les assassinats des femmes, des enfants et des bébés. Les images des enfants de Kumba sont insoutenables et impardonnables. Une enquête impartiale, indépendante et internationale d’établissements des faits dans les zones du Noso, urge », a-t-elle publié.


Dans le même sillage, Danylo Tekam, maître de cérémonie, n’est pas allé du dos de la cuillère pour exprimer sa colère. « Les enfants sont l’avenir. Ce n’étaient que des pauvres innocents à la quête de la connaissance. Qu’ont-ils fait pour mériter ça ? », s’offusque-t-il. Tout en envoyant un message très poignant à l’endroit de ces tueurs de grand chemin. « Là, vous avez poussé le bouchon trop loin, mon cœur saigne. Laissons nos divergences de côté. Revenons à table pour un dialogue franc et sincère. Nous sommes tous les enfants d’une même nation. Je suis le Cameroun, tu es le Cameroun, nous sommes le Cameroun », souhaite-t-il.

Le leader du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (Pcrn) a quant à lui indiqué qu’« il faut être particulièrement inhumain, narcissique et insensé pour penser que tuer froidement des élèves peut rallier la communauté internationale à une cause… L’Etat doit prendre ses responsabilités avec une fermeté à la mesure de l’horreur. Que ceux qui légitimement portent les revendications anglophones prennent leurs distances physiques et morales avec l’animalité », a publié Cabral Libii.


Union européenne
Bien qu’il s’agit d’un problème camerouno-camerounais, même les étrangers résidant au Cameroun et qui ont vu ces images effroyables ont rompu avec le silence. La délégation de l’Union européenne au Cameroun, dans un Tweet, a condamné l’attaque contre ces élèves à Kumba et a adressé ses condoléances aux proches des victimes. Ladite délégation a par ailleurs souligné que « cette attaque constitue une violation du droit international sur les populations civiles » et « les responsables devront répondre de leurs actes ».

De même que l’ambassadeur de la France au Cameroun. « Révulsé par le massacre d’enfants dans une école à Kumba ce matin (24 octobre 2020…Ndlr), je condamne cet acte barbare avec la plus grande fermeté. Ses auteurs devront être traduits en justice et condamnés », a tweeté Christophe Guilhou en précisant que « tous les efforts doivent être désormais réunis pour mettre un terme au conflit dans le Noso ».

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