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Actualités Régionales of Thursday, 25 February 2021

Source: camer

Douala: risque d'affrontements mortels entre promoteurs de bars et résidents de Bonapriso

Le ras-le -bol de certains habitants du quartier Bonapriso au lieu dit Ancien dépôt Guinness, pourrait virer à un affrontement physique.

Bonapriso dans le 2e Arrondissement de Douala la capitale économique du Cameroun, est réputé et même classé parmi les quartiers résidentiels huppés de la ville. Les populations qui y trouvent un logement, sollicitent davantage le côté tranquillité et reposant de cet espace, car à l'abri de toutes pollutions sonore et même industrielle.

Ce qui n'est plus le cas des habitants du lieu dit Ancien dépôt Guinness. Depuis plusieurs années déjà, certains individus profitant du caractère hospitalier des natifs de cette zone, ont cru bon de faire de ce coin une véritable zone industrielle, la transformant également en "rue de la joie" et vélodrome. Cette situation, bien que décriée par le voisinage, n'évolue pas dans le sens idéal, et risque de ce fait, de dégénérer au vu de la radicalisation des antagonistes.

En effet les sieurs Bekobe alias Beko, propriétaire d'une vente à emporter et danse snack bar, Awoumou Belinga Jean Pascal, propriétaire d'une menuiserie industrielle et d'un bar et Bob, propriétaire du vélodrome ont décidé d'en finir avec la paix et la tranquillité de leurs voisins; tant leurs activités nocives et bruyantes, les unes plus que les autres, ont fait perdre le sommeil à tout le voisinage qui naguère vivait dans une totale quiétude.

Les différentes plaintes des victimes de nuisances sonores et risques sanitaires avérés, surtout en ces temps de pandémie, n’ont rien apporté. Dame Sosso Enoumedi, porte-parole de comité de salubrité de Bonasosso et propriétaire d'un immeuble juste en face, a épuisé toutes les voies requises pour remédier à cette situation sans le moindre changement. Pis encore, elle et les autres membres reçoivent tous les jours, des menaces frontales des clients des bars qui après avoir bloqué leurs portails avec leurs véhicules se servent de leurs clôtures comme pipiroom.

Lorsque cette dernière essaie de les remettre à la raison, les menaces s'accentuent. '' La grande majorité des clients des bars est constituée des hommes faisant carrière dans les Armées et corps connexes. "Une fois ivres, ces derniers se livrent même aux menaces contre mes enfants, et les vigiles de ma concession", précise Dame Sosso Enoumedi, désabusée. Elle continue en notant qu'en plus d'être des lieux de bagarres, de débauche et de vente de services sexuels, ces bars sont transformés en véritables tribunes de débats politiques où les uns et les autres selon leurs ethnies, vociférent des grossièretés à l'endroit de certains acteurs politiques de tous bords, dont le chef de l'État qui est alors mangé à toutes les sauces, sans oublier l'opposant Maurice Kamto.

Comment comprendre donc qu'un quartier résidentiel comme Bonapriso, réputé pour son calme, soit devenu un théâtre par la seule volonté de quelques individus qui balaient d'un revers de la main les multiples sommations à eux adressées par les autorités compétentes. Il convient de rappeler que cette situation est très bien connue des autorités de la ville ; Sous- préfecture, Préfecture et même Mairie de la ville, ont déjà été saisies par les soins du comité de salubrité mis sur pied par les concernés pour remédier à cette situation qui demeure sans changement. Des descentes de la Mairie de la ville et de la Préfecture du Wouri ont été initiées dans le but de remédier à cette situation, mais rien n'a bougé. L'on serait tenté de se demander si au Cameroun, mieux dans la ville de Douala, il n'existe plus de quartiers résidentiels, ou de voies de recours pour exprimer son ras-le-bol face à une situation d'abus ? Toujours est-il que si rien n'est fait dans les prochains jours, et vu la tension qui monte entre les différents camps, il n'est pas à exclure qu'on s'achemine vers un affrontement physique, et la présence des hommes en tenue et armés pourrait facilement dégénérer et laisser des morts sur le carreau.

Pour éviter ceci les autorités de la ville qui apparemment minimisent une situation qui peut dégénérer à tout moment, devraient rapidement s'en préoccuper, à défaut d'être prises pour responsables lorsque l'irréparable se produira.

Lors de notre décente sur cette rue 2388 à problème, le dimanche 21 février 2021, il nous est évidemment apparu qu'il est impossible de fermer l'œil avant 02 heures du matin, heure à laquelle les bars et autres sont encore en activité. Le risque d’explosion avec possibilité de morts et usage d'armes à feu, est donc grand à Bonapriso, entre résidents, et promoteurs de bars, snacks bar et menuiseries industrielles et autres. Il n'est pas intelligent d'attendre le pire pour prendre des mesures après des morts. Il est temps pour les autorités, d'agir.

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