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General News of Thursday, 12 November 2020

Source: camer

Douala : les élèves pris en flagrant délit de partouze parlent (enfin)

Ils font partie d’un «charter» de neuf adolescents interpellés à Makèpè-Missokè ayant consommé du whisky et entretenu des rapports sexuels.

La brigade territoriale de Bépanda a interpellé mardi 10 novembre 2020, neuf élèves (cinq filles et quatre garçons) qui squattaient dans une chambre près du marché Makèpè Missokè, dans l’arrondissement de Douala 5ème. Lors de la descente des gendarmes aux côtés d’une équipe de policiers du commissariat de sécurité publique du 10ème arrondissement, deux bouteilles de whisky vides ont été retrouvées près des adolescents ivres. Deux filles et un garçon de ce « charter » étaient allongés à même le sol, nus et inconscients. Ils ont été conduits de toute urgence à l’hôpital Acha de Douala, au quartier Bépanda.

Le médecin qui a procédé à la consultation relève que l’appareil génital des filles était maculé de sang et qu’il y avait lieu d’établir que les élèves ont eu des rapports sexuels. L’hôpital a également procédé à des tests de Vih/Sida. Les six autres adolescents cueillis par les forces de l’ordre ont été placés en garde à vue à la brigade de Bépanda.

Hier mardi, les quatre garçons s’y trouvaient encore. Des auditions des élèves et des témoignages, le reporter a appris que les cinq filles de cette expédition sont des élèves du collège moderne bilingue Maturité sis au quartier Bépanda. Elles sont âgées entre 14 et 17 ans et sont présentées comme des élèves des classes de 3ème, 2nde A4 et Première. Les enquêtes se poursuivent pour retrouver les téléphones portables des différents acteurs de cette aventure et déterminer comment ils se sont retrouvés dans cette chambre qui jouxte le marché Makèpè-Missokè.



On sait tout de même que ce sont des cris suspects en provenance de cette pièce qui ont attiré l’attention des commerçants vers 15h30 mardi. Un des riverains qui a accouru a trouvé la porte fermée et l’a brisée. Il a aussitôt appelé la gendarmerie. En attendant de mettre la main sur le locataire de cette chambre, le bailleur a été interpellé, auditionné, puis relâché.

Dans leurs premiers propos, les enfants indiquent qu’ils avaient été renvoyés de l’école pour défaut de paiement de la pension scolaire avant de se retrouver dans cette chambre, à un peu plus de 3 kilomètres de l’école. Le principal du collège moderne bilingue Maturité, convoqué à la gendarmerie, dément. Les élèves ne se sont pas présentés à l’école le matin.

En l’absence de nom sur les tenues trouvées dans cette chambre au quartier Missokè, le responsable de l’établissement scolaire a dû s’appuyer sur l’expertise de Jean Magloire Kammegne, le surveillant général, afin d’identifier ses élèves, les cinq filles de la bande. Deux des filles n’avaient pas encore procédé à leur inscription, apprend-on.

Au collège, le règlement intérieur prévoit la traduction des mises en cause au conseil de discipline. En attendant, un rassemblement spécial a été organisé mercredi matin pour sensibiliser tous les élèves sur cette nouvelle pratique.

« Les gens qui vous interpelle en route pour causer avec vous, méfiezvous d’eux. A la fin des cours, rentrez chez-vous. Si je hume juste l’odeur du whisky sur un élève, j’appelle la gendarmerie », a indiqué le principal très remonté, lors de sa communication spéciale. Il a sommé à tous les élèves d’avoir leur nom et classe brodés sur les écussons afin d’être clairement identifiables.

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