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General News of Monday, 24 August 2020

Source: hurinews.com

Disparition forcée : l’affaire Guerandi Mbara refait surface

Banquier camerounais basé aux Etats-Unis et ex-activiste politique au début des années 1990, Célestin Monga a appelé il y a une semaine sur son compte Twitter à faire la lumière sur les responsables de l’enlèvement de Guerandi Mbara, homme politique kidnappé par les services secrets en janvier 2013 en Bulgarie et qui reste introuvable jusqu’à ce jour.

Pour Célestin Monga, plus question de garder l’affaire Guerandi Mbara sous un silence qui, lui, le ronge. Dans un message posté le 13 août dernier sur son compte Twitter, l’enseignant d’économie à l’Université de Harvard et fonctionnaire à la Banque Mondiale dénonce « le silence des leaders politiques et diplomates » autour du kidnapping de l’homme politique camerounais en janvier 2013 en Bulgarie à la demande des services secrets services secrets camerounais : « exigeons la justice pour Guerandi Mbara les victimes d’exécutions extrajudiciaires », réclame l’ancien activiste politique.

Le 31 décembre 1990, Célestin Monga a rédigé une lettre ouverte très critique envers le régime de Paul Biya. Intitulée « la démocratie truquée », la lettre avait été publiée par le journal de l’opposition Le Messager. Ce qui lui a valu d’être jeté en prison au côté du directeur de publication dudit journal, Pius Njawe, célèbre défenseur de la liberté de presse de regrettée mémoire.

A en croire une enquête menée le magazine panafricain par Jeune Afrique, sous le prétexte d’un voyage pour l’achat des armes, Guerandi Mbara a été piégé en janvier 2013 par un trafiquant d’armes français et un colonel portugais en service à la Direction générale de la recherche extérieure (DGRE), les services secrets camerounais. A bord d’un avion sur les hauteurs de la Bulgarie, l’homme politique qui jurait de faire partir Paul Biya par la force est endormi dans l’aéronef par un sédatif est conduit plutôt vers le Cameroun où il sera confié aux exécuteurs de la DGRE.

Ennemi N°1 du pouvoir de Yaoundé, le capitaine Guerandi Mbara, officier subalterne de l’armée camerounaise, faisait partie des cerveaux du coup d’Etat manqué contre Paul Biya le 6 avril 1984. Condamné à la peine de mort en mai 1984 par le Tribunal militaire de Yaoundé, Guerandi Mbara a quitté le Cameroun pour trouver refuge au Burkina Faso.

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