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General News of Sunday, 31 May 2020

Source: camer

Despotisme et violences politiques à Yaoundé: la sortie fracassante du CL2P

En dépit de l'impression particulièrement déplorable d'impunité générale renvoyée par les promotions sociales, professionnelles et politiques des instigateurs de la haine ethniques au Cameroun par le dictateur Paul Biya, nous militions à ce que ces derniers soient tôt ou tard confrontés à leurs actes, de préférence devant des juridictions internationales impartiales.

En tant qu’organisation de défense des droits de l’Homme, le CL2P est tenu de faire un éclairage à la suite d’un article récent de l’hebdomadaire Jeune Afrique du 25 mai 2020 faisant état de la « réhabilitation de l’influente famille Owona » par Paul Biya. Nous comprenons que « le Nôm Ngui » (Chef des chefs) utilise ainsi la famille Owona comme un dernier rempart de son régime contre l'éventualité de poursuites devant la Cour internationale de Justice de La Haye et toute possibilité d'alternance démocratique au Cameroun.

En effet, grâce au travail acharné des organisations des droits de l'Homme et des initiatives citoyennes dans la diaspora, notamment du CL2P, le régime de Yaoundé est maintenant sur la sellette concernant ses violations généralisées des droits de l'Homme et crimes de guerre.

À ce sujet, "le Nôm Ngui" compte clairement sur la famille Owona pour organiser une défense locale et internationale de son régime et bloquer tout processus d’alternance démocratique au Cameroun. Cependant le problème avec la famille Owona dont il faut par ailleurs reconnaître les mérites académiques, est qu’ils sont des partisans forcenés d’un despotisme légal d’essence ethno-fasciste au sein du régime en place depuis 38 ans au Cameroun. Ils sont ainsi le cerveau de la «loi dite de l’auchtotonie» qui légalise fondamentalement l'ethnofascisme au Cameroun, de laquelle découlent les excès regrettables de l'exécutif et le piétinement des libertés illustré par le massacre de Ngarbuh, où le gouvernement a dû pour une fois revenir sur son déni initial en reconnaissant sous une intenable pression internationale que des femmes et des enfants innocents avaient bel et bien été assassinés par une milice du régime sans aucune raison.

Il va sans dire que ce type d'actes de violence répétitifs qui suivent désormais un modèle génocidaire planifié et exécuté depuis bientôt quatre (04) années dans les régions anglophones du pays ne sert pas l'intérêt du bien commun, mais encourage la méfiance et la division sociale au détriment de l’indispensable empathie et bonne foi. Aussi, il ne s'agit pas simplement de «haineux» (comme se plaisent-ils à présenter les vrais opposants) contre le régime de Yaoundé qui veulent les poursuivre en justice pour des détentions arbitraires et des crimes de tortures répétés, les organisations non gouvernementales devraient logiquement leur emboîter le pas concernant des massacres de masse documentés comme à Ngarbuh, qui constituent de véritables crimes contre l'humanité et de guerre.

Nous parlons donc bien désormais d'actes criminels que le régime de Yaoundé ne peut plus balayer d'un revers de la main et mettre sous le tapis.

Cela montre à suffisance que les Owona vont davantage être appelés comme témoins, qu'en leur qualité de défenseurs acharnés du régime en place, devant les instances judiciaires internationales. Et nous veillerons qu’il en soit ainsi.

En effet le Cameroun est malheureusement devenu ces dernières années, à l'instar du Rwanda d'avant le Génocide, le pays où des universitaires devenus des idéologues ethno-fascistes au service du régime en place, des hauts dignitaires du régime, des fonctionnaires et même des fervents partisans de Paul Biya (87 ans, 38 années de règne) incitent au vu et au su de tous sur les plateaux de télévision, dans les médias internationaux et surtout dans les réseaux sociaux en toute impunité (moyennant des promotions professionnelles et politiques) aux massacres des populations civiles (notamment anglophones), à la haine tribale et ethnique dans un négationnisme voire révisionnisme officiel des crimes de guerre et contre l’humanité perpétrés souvent par l'armée.

Évitons la résignation et la complaisance, notamment en France, devant ce déni systémique des crimes de guerre et contre l’humanité, tel qu'il ressort de la promotion systématique par le régime de Yaoundé des auteurs d’appels explicites à la haine ethnique et aux massacres des populations civiles, puis la publication de rapports biaisés notamment sur un certain nombre de crimes de masse dont ceux de Ngarbuh.

Poursuivons la traque de ces criminels jusqu’à leur comparution devant des juridictions internationales impartiales.

Il s'agit du combat pacifique de notre vie pour la vie, afin précisément que les générations suivantes de Camerounais n'héritent plus du silence, du mutisme, voire de l'oubli imposé sur des crimes d’État.

Plus jamais ça!!!!

Le Comité de Libération des Prisonniers Politiques – CL2P

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