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General News of Monday, 1 June 2020

Source: camer.be

'Des gens mènent des consultations pour savoir si Biya va vivre pendant 7 ans'-Jean De Dieu Momo


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Le Ministre délégué auprès du ministre de la justice, le président du Parti des Patriotes démocrates pour le développement du Cameroun(Paddec) s’est livré à un exercice d'échange avec les internautes samedi dernier (30 mai 2020)

Dès l’entame, Fo'o Dzakeutonpong de son nom africain et à l'état civil MOMO Jean De Dieu, a tenu a apporter des précisions sur sa sortie. Il a affirmé qu'il est le président du PADDEC (Parti des Patriotes Démocrates pour le Développement du Cameroun, et ça n’engage que lui et son parti. "Ça n’engage pas le gouvernement de la République.

Parlant des jeunes, il déplore le fait que 'Beaucoup de jeunes s’égarent dans une espèce d'autoglorification, de populisme et parfois dans une recherche effréné d’héroïsme et combattent leur pays en croyant bien faire'. Il s'interroge sur ces derniers qui passent la majeur partie de leur temps à critiquer le pouvoir en place au Cameroun

Le ministre délégué auprès du ministre de la Justice, épilogue également de l’alternance politique et affirme que cette problématique est à prendre au sérieux : 'Il faudrait évacuer ceux qui pensent qu’il s’agit d’opportunisme…Il s’agit d’une affaire très sérieuse'

'L’alternance, pour moi, c’est un poison. Dans le Sultanat Bamoun, on ne parlait pas d’alternance, parce que le peuple est uni autour d’une même personne. Les chinois l’ont compris. Dans une moindre mesure, tous ceux qui ont été formatés à l’école du capitalisme individualiste n’ont pas compris', ajoute-t-il.

'Je me suis aperçu que lorsqu’on est pas éclairé, lorsqu’on a n’a pas la bonne formation, la bonne information, formation concernant son pays, on peut être utilisé comme une rame contre son pays', reconnaît-il


Le Ministre Momo se montre également favorable à un maintien de Paul Biya au pouvoir. Il a été cette fois ci tendre dans sa sortie envers les forces vives de l'opposition camerounaise qui aspirent à accéder au pouvoir.

«Monsieur Paul Biya a gagné un mandat de 7 ans, et j’entends des gens qui mènent des consultations pour savoir s’il va vivre pendant 7 ans, des gens qui mènent des consultations pour savoir avec qui il faut le remplacer. Et ces gens-là ne sont même pas de chez-nous. Pourquoi ils sont intéressés ? Qu’est-ce qui les intéressent dans qui va remplacer Paul Biya chez-nous. C’est une affaire interne, une affaire camerouno-camerounaise. Malheureusement, vous avez une opposition néocoloniale qui continue de penser qu’on va venir l’installer au pouvoir. En Afrique, c’est terminé ! C’est révolu ! Les peuples africains cherchent leur souveraineté. En République démocratique du Congo, vous avez vu la résistance de (Joseph) Kabila, au Burundi, vous avez vu la résistance de (Pierre) Nkurunziza. L’Afrique résiste aux conquêtes moyenâgeuses, qui ont cours encore au 21e siècle pour le contrôle de nos ressources naturelles», poursuit Jean De Dieu Momo.

Il appelle les Camerounais à une conjugaison d’efforts pour accompagner les autorités camerounaises dans la gestion optimale de la cité.

Le président du Paddec se rappelant de l'époque où il était encore opposant au parti au pouvoir affirme «Je jouais contre mon pays sans le savoir. J’ai vu les deux faces de la même médaille. Je crois pouvoir en témoigner. Je dois pouvoir dire comment j’ai été trompé hier, et comment je me suis libéré. Aujourd’hui, je pense qu’il est extrêmement important pour nous tous, de nous unir autour de notre pays parce que les enjeux sont là. Les enjeux, ce ne sont pas des luttes intestines, avec une opposition néocoloniale, tournée vers le service. Les enjeux, c’est comment protéger les richesses de notre sol et de notre sous-sol, c’est comment faire en sorte que nous ne soyons plus vus, uniquement comme un puits de pétrole ou un gisement de diamant ou d’or».

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