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General News of Wednesday, 8 July 2020

Source: Actu Cameroun

Des administrateurs civils en colère contre Paul Biya


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Selon nos informations, ils espèrent la révision de leur âge de départ à la retraite, comme il en a récemment été le cas pour le corps médical.

Dans son ensemble, la territoriale grommelle en ce moment au Cameroun. «Il y a un manque de mouvements, il y a des retraités toujours en poste ad vitam aeternam. D’autres jeunes partent même à la retraite avant leurs aînés. Et maintenant, le ministère de l’Administration territoriale reste pratiquement le seul où ses hauts cadres vont à là retraite à 55 ans. Les. magistrats vont à 70 ans ; les enseignants, à 60 ans ; les policiers et autres, 60 ans.

Voilà maintenant que le corps médical, pour les hauts cadres, bénéficie d’une retraite à 55 ans pour ceux qui allaient à 50 ans. Donc, le président de la République vient d’ajouter 5 ans à chacun d’entre eux. Donc, si tu étais un haut cadre qui allait à 55 ans, tu vas désormais à 60 ans ; si tu étais un cadre moyen de la catégorie C et D, tu allais à la retraite à 50 ans, désormais, c’est 55 ans ; si tu étais haut cadre du code du travail, 8e à 12e catégorie, tu allais à 55 ans, maintenant du pars à 60 ans. Ceux qui sont de la 1ère à la 7e catégorie, qui allaient à 50 ans, vont maintenant à 55 ans.», décrypte un administrateur civil.

Ils n’ont ni écrit, ni manifesté pour exprimer leur courroux au président de la République. Du moins, de sources officielles. Mais, le décret présidentiel rallongeant l’âge de départ à la retraite du personnel médical fait des gorges chaudes chez les administrateurs civils. «Par cet acte, le sentiment est que seul le corps médical a mené le combat contre le coronavirus. Si tant est que médecins, infirmiers et autres sont des acteurs de premier plan dans le cadre de la lutte contre cette pandémie, le président de la République semble quelque peu oublier la mobilisation et les risques pris par les autorités administratives», se désole une source dans la préfectorale.

D’ailleurs, en fait de risques, d’aucuns estiment en prendre tous les jours, parfois au péril de leurs vies. «Que ce soit par le passé ou actuellement, on a souvent des sous-préfets, préfets et gouverneurs tenus pour responsables du mal-être de leurs administrés. Tout simplement parce qu’ils représentent le chef de l’Etat et l’ensemble du gouvernement, le peuple pense qu’ils ne font rien pour améliorer ses conditions de vie. Du coup, ils font l’objet de diverses attaques face à la colère populaire», indique un administrateur civil. Mais, c’est au pif que certaines autorités administratives, victimes de sévices dans leurs territoires de commandement, ont été récompensées par le sommet de l’Etat à travers des promotions. Et il s’est presque toujours agi des mêmes.

«Regardez la dernière rallonge de 2 ans accordée à certains administrateurs civils, sous-préfets, préfets ou gouverneurs en ‘poste. Ce sont les mêmes, qui sont normalement à la retraite, mais qui sont toujours en fonction. Et même lorsqu’on parle des pseudo-mouvements récents dans la préfectorale, il n’a pas été observé un grand changement. À ce jour, voilà le mouvement des gouverneurs bloqué depuis longtemps, sans trop savoir pourquoi. Comment pourra-t-on faire rêver les jeunes administrateurs sortis de l’école ?», s’interroge un administrateur civil. Le rêve d’une carrière dans la préfectorale s’estompant avec le temps, il ne reste qu’à bon nombre d’administrateurs civils de s’incruster dans diverses autres administrations. Mais le souci reste le même : il faut revoir l’âge de départ à la retraite.

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