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General News of Wednesday, 7 October 2020

Source: www.camerounweb.com

DERNIERE MINUTE: Bibou Nissack souhaite finir derriere les barreaux [LETTRE]

Dans une note attribuée à Olivier Bibou Nissack et qui fait le tour de toute la toile, le porte-parole de Maurice Kamto se dit prêt à rester prisonnier aussi longtemps que possible.



Arrêté depuis le 21 septembre dernier, Olivier Bibou Nissack est toujours « en exploitation » dans les locaux du SED. A travers une note qui lui est attribuée, l'homme se dit « fier » d'être prisonnier et demande à la population camerounaise de poursuivre le combat anti-Biya, sans lui. « Un enfant seulement, soupçonne? de fraude à l’examen s’est retrouve?, emprisonne? a kondengui. Un adulte, voire une personne âgée a fraude? avec preuve à l’élection et préside impunément tout en laissant la guerre ravager le NOSO! Ne demandez pas ma libération, mais demandez et œuvrez de tout votre cœur et chacun a son niveau pour la libération du Cameroun. PAUL BIYA doit partir ! Qu’il démissionne ! La paix soit avec vous ! Prisonnier Politique et fier de l’être » écrit Bibou Nissack.


Arrêté devant sa femme

Olivier Bibou Nissack a été interpellé, a annoncé le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) dans un communiqué rendu public dans le cadre de la manifestation du 22 septembre dernier. Selon le parti d’opposition, le porte-parole de Maurice Kamto a été arrêté pendant qu’il a voulu sortir de son domicile. Lequel était alors bouclé par les forces de défense et de sécurité.

Plusieurs autres cadres du parti appréhendés

Selon Okala Ebode, le trésorier du MRC, Olivier Bibou Nissack a été conduit à la Délégation générale de la sureté nationale (DGSN). C’est le quartier général de la police nationale. A l’instar du porte-parole de Maurice Kamto, plusieurs cadres du parti ont été appréhendés à leurs domiciles en marge de ces manifestations : Alain Fogué et plusieurs autres militants.

« Le fait est qu’aujourd’hui, les marches apparaissent encore comme les seuls moyens pacifiques. Ce sont les seuls. Vous voyez, ici on veut tourner en dérision. On nous a traités de petit parti et dit qu’on ne représentait rien, mais en même temps, on déploie toute l’armée nationale dans toutes les villes du Cameroun. Si cela ne traduit pas le fait qu’on a conscience que le peuple camerounais est insatisfait de la marche du pays, je ne sais pas ce que cela veut dire. » Explique le président national du MRC dans un entretien accordé à nos confrères de la Deutsche Welle.

Des manifestants violentés
Le gouvernement camerounais a systématiquement étouffé la marche de l’opposition réunie autour du MRC. Plus d’une centaine de Camerounais ont été violemment interpellés dans les différentes villes où les manifestations se sont tenues. Le parti d’opposition condamne fermement les dérives constatées et la tentative d’empêcher l’expression d’un droit constitutionnel.

« Les gages que le régime a donné d’encadrer et de nous laisser manifester n’ont pas été respectés. Partout dans la ville de Yaoundé, on a militarisé tous les axes, les carrefours où les camarades ont essayé de se mobiliser pour converger vers la poste centrale. Les gens ont été arrêtés par anticipation et tout cela a atténué les effets et l’envie de mobilisation des camarades. » Explique Okala Ebode.

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